<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098</id><updated>2011-11-01T10:26:10.949+01:00</updated><category term='monastere'/><category term='mar mousa'/><category term='maalula'/><category term='syrie'/><title type='text'>Petites histoires du Moyen Orient</title><subtitle type='html'>Carnets de voyage et opinions fourre-tout.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>128</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-8354352499898616033</id><published>2011-01-28T23:29:00.022+01:00</published><updated>2011-01-30T23:47:16.788+01:00</updated><title type='text'>Soulèvement populaire au Caire.</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span lang="FR-BE"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span lang="FR-BE"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span lang="FR-BE"&gt;Acte 1&amp;nbsp;: Mosquée al-Istiqama, Gizeh. &amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span lang="FR-BE"&gt;Les premières manifestations significatives ont eu lieu ce mardi 25 janvier, jour national de la police. Cela faisait une semaine que l’on nous avait fait entendre, à travers des rumeurs, que des manifestations auraient lieu en ce jour de festivité pour lequel Hosni Moubarak avait décrété un jour de congé national, dans le but de garder les gens chez eux. Et de fait, le 25 janvier, les effectifs présents et l’ampleur des manifestations a été sommes toutes limité. Seuls les policiers ont du travailler ce jour là, celui de leur fête.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span lang="FR-BE"&gt;Puis, mercredi, les groupes les plus motivés de la veille ont appelé les gens à descendre dans la rue, et, à la surprise générale, les manifestations, pour le Caire seulement, ont attiré des foules, selon les estimations, de 30.000 à 80.000 personnes. Selon les standards occidentaux, et pour un pays de 80 millions d’habitants, cela peut paraître un nombre réduit, mais il s’agit de la première fois dans l’histoire moderne égyptienne qu’un groupe aussi conséquent, non autorisé, traverse le centre-ville en réclament ouvertement le départ d’Hosni Moubarak et répond violemment aux coups portés par la police. En général, les manifs durent 15 minutes, il y a 50 personnes au mieux, la moitiée est dispersée et l'autre moitié arrêtée. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span lang="FR-BE"&gt;Je suis descendu du bureau dans lequel je travaillais sur la rue Talaat Harb dans le centre-ville, et personne n’y croyait. Je me souviens que la semaine précédente encore, on prenait avec amusement les rumeurs d’une «&amp;nbsp;révolution la semaine prochaine&amp;nbsp;». Je vois encore ma collègue partir lundi en m’adressant un «&amp;nbsp;bonne révolution, prudent hein&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» en rigolant de bon cœur. Les passants applaudissaient avec enthousiasme. Non, le véritable déclic s’est produit ce mercredi 26 janvier, car il démontrait que les Egyptiens n’auraient plus peur de leur police. Des bruits parcourent la ville comme quoi vendredi, il y aurait un soulèvement général après la prière et que les frères musulmans se joindraient aux mouvements de protestation.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span lang="FR-BE"&gt;Ce vendredi 28 janvier, donc, l’internet est coupé depuis la nuit dernière dans tout le pays, et la plupart des opérateurs de téléphone portable aussi. C’est assez curieux d’imaginer qu’il y a quelque part dans le pays un bouton on/off, on allume, on éteint, au gré de l’humeur du président. Des rumeurs ce matin font état que la police tirerait à balles réelles si nécessaire. Les manifestations étant toujours bien entendu interdites.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span lang="FR-BE"&gt;C’est dans cet état d’esprit que je pars avec mon hôte, Jean (nom d’emprunt&amp;nbsp;: il s’agit d’un Egyptien né au Caire), vers le centre-ville par métro. L’idée est de rejoindre la mosquée où &lt;a href="http://www.almasryalyoum.com/en/news/mubarak-must-step-down-says-elbaradei"&gt;Mohammad El Baradei&lt;/a&gt; est supposé faire la prière du vendredi. &amp;nbsp;Les stations du centre, Sadate, puis Nasser, sont fermées. La station Moubarak est ouverte mais, se dit-on symboliquement, plus pour longtemps. Dans le métro, un militaire gradé est apostrophé&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;tu es avec le peuple, n’est-ce pas&amp;nbsp;? L’armée est avec nous&amp;nbsp;!&amp;nbsp;». L’officier répond d’un revers de la main, signe qu’il ne peut se prononcer sur cette question, du moins publiquement. Le son de l’appel à la prière retentit dans les stations de métro, couplé à celui des téléphones portables qui crachotent les mêmes airs. Les passagers sont, d’apparence, calmes. On sait que la plupart se déplacent vers les différents points de manifestation. On arrive à Gizeh, quartier de la mosquée précitée, il est 11H00.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span lang="FR-BE"&gt;Un nombre impressionnant de policiers fait face à la foule sous un pont, on devine que toute la place est encerclée. Jean me dit qu’il y a 1.300.000 policiers au Caire ou dans le pays, je ne sais plus. Il faut être au moins 1.000.000 de manifestants et ils seront débordés. Les gens ont la rage. La rage d’être humiliés, de ne pas avoir de boulot ni de ressources pour vivre décemment. La rage de devoir se mettre à genou devant une classe politique profondément corrompue, pyramide dont Hosni Moubarak est le sommet.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span lang="FR-BE"&gt;Des centaines de fidèles, hommes, femmes, placent leur tapis de prière, pour ceux qui en ont un, et prennent la position d’incantation devant le mur de policiers. Tout est accompli selon le rite, dans un silence relatif lourd et il est clair à ce moment que ce sera le dernier moment de sérénité de la journée.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span lang="FR-BE"&gt;A peine la prière terminée, la foule se met à scander des slogans violents. «&amp;nbsp;Assez&amp;nbsp;!&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;Dehors&amp;nbsp;!&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;A bas Hosni Moubarak&lt;/span&gt;&amp;nbsp;!&amp;nbsp;». Des posters de Moubarak sont arrachés, déchirés et piétinés. Assez rapidement, probablement trop rapidement, mais étant donné que c’était le but, autant ne pas perdre de temps, les autopompes entrent en action, soutenues par des coups de matraque. Des rumeurs font état de la présence de El Baradei au milieu de la foule. Des hommes de confiance l’entoureraient et auraient pris&amp;nbsp;des coups. Après un quart d’heure tout au plus, tirs massifs de petites bombonnes de gaz lacrymogène. La foule est obligée de retraiter et de se disperser dans les environs. De fait, c’est intenable.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span lang="FR-BE"&gt;A partir de là, il est difficile de s’organiser sans internet et sans réseau GSM. Des groupes d’une centaine d’insurgés se forment et arpentent les rues adjacentes. Ces groupes rejoignent d’autres groupes et ceci produit un effet boule de neige. Des gens saluent depuis les balcons, le groupe chante et crie de plus belle. &amp;nbsp;Il est question de faire converger tout le monde vers Midan Tahrir. Cela va de soi, mais c’est aussi aller là où l’appareil répressif attend les manifestants. On se rend compte par après qu’il y aura des centaines de foyers d’insurrection partout au Caire.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span lang="FR-BE"&gt;En chemin, pas loin de l’université, un manifestant est renversé par un combi de police. Il est étendu par terre et ne peut plus bouger la jambe. On craint qu’elle ne soit cassée. Une ambulance de la police vient ramasser le gars. Jean prend sa carte d’identité. Il y a eu plusieurs centaines de disparitions dans les trois derniers jours. Direction les bureaux d’un journal indépendant pour s’assurer que son enlèvement et les circonstances de celui-ci soient bien enregistrés.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span lang="FR-BE"&gt;Acte 2&amp;nbsp;: siège du journal Al Masri Al Youm.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span lang="FR-BE"&gt;15&amp;nbsp;:00. La situation dérape complètement. Alors que nous étions arrivés dans un calme relatif dans le quartier, des journalistes commencent à arriver dans les locaux du journal en toussant et en pleurant. Des tirs de grenades lacrymogènes ont lieu dans le quartier et les coups de matraque pleuvent &amp;nbsp;apparemment. On dénombre deux malaises, les gars s’écroulent, les chaises volent, on pousse les tables. La cafétéria se transforme en pharmacie de fortune. En fait de pharmacie, il n’y a rien. Pour dire, au début, on ne trouve rien de mieux que de faire respirer du coca-cola. En fait, le vinaigre marche pas mal, aspergé sur un mouchoir que l’on plaque sur la bouche et le nez. Même au quatrième étage, la fumée remonte par l’ascenseur et sur les vêtements des gens qui remontent en hâte de la rue. La situation devient nerveuse, ça rentre et ça sort, on ne sait pas toujours qui est qui. Il faut absolument réguler les entrées. La cafétéria est vidée, des gens gisent à la réception et dans les couloirs devant les ascenseurs.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span lang="FR-BE"&gt;Quelques minutes passées en bas suffisent à comprendre un peu mieux. Des batailles rangées, pierres contre grenades lacrymos tirées à hauteur d’homme, barrières Nadar contre matraques, ont lieu dans la rue devant le siège du journal. Après quelques minutes, je prends l’ascenseur vers le dixième étage en espérant qu’il y a un accès au toit. On se rend mieux compte que des affrontements similaires ont lieu dans plusieurs rues avoisinantes. De grosses colonnes de fumée noire sont visibles au-dessus du Caire et on entend aussi des tirs, mais il n’est pas possible d’identifier d’où ils viennent.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span lang="FR-BE"&gt;Impossible de quitter cet immeuble et de toute façon ce n’est pas une bonne idée de se balader plus loin. Il apparaît que des scènes similaires ont lieu partout au Caire et dans le pays&amp;nbsp;: Alexandrie, Suez principalement. Il se dit qu’à certains endroits, les manifestants ont débordé la police, la faisant reculer. Des commissariats, des bureaux du parti au pouvoir, des ministères sont pris d’assaut. La police retraite devant la fureur populaire et il paraît que le siège du parti de Moubarak est la proie des flammes&amp;nbsp;! A ce moment-là, on a cru que l’essentiel était fait, qu’on allait apprendre que Moubarak avait quitté le pays, suivant l’exemple de Ben Ali quelques semaines auparavant.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span lang="FR-BE"&gt;Vers 17:30, on annonce un couvre-feu militaire qui entrera en vigueur à 18:00.&amp;nbsp; Je n’ai aucune idée de comment sortir de là. Puis, à 18:00, les rues se vident de ses dizaines de milliers de policiers. Durant une heure, le calme après la tempête. Je me promène en rue, n’en pouvant plus de rester dans cette réception de journal. Il y a des débris partout, c’est apocalyptique. On me dit que le métro ne roule plus mais je me dirige quand même vers une ou deux stations plus loin. Des gens courent, je comprends plus ou moins qu’on annonce un métro. Effectivement, un métro bondé arrivera et j’en profite pour rentrer. J’ai un avion le lendemain. Je serais bien resté, j’ai vraiment hésité jusqu’au bout, mais ce n’est pas ma révolution. Il y a des reporters en suffisance sur place, des télévisions et des journalistes.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span lang="FR-BE"&gt;Je me dis après coup que l’armée a bien sauvé la mise de Moubarak, il s’en est fallu de quelques heures supplémentaires et tous les ministères auraient été envahis par la population et l’appareil d’état quasiment complètement mis à terre. Mais c'est loin d'être fini.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span lang="FR-BE"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span lang="FR-BE"&gt;&lt;a href="http://picasaweb.google.com/107593850023344827219/201128JanuaryCairo?authkey=Gv1sRgCJzP8tOj2f3RgwE&amp;amp;feat=directlink"&gt;Photos de la journée. &lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-8354352499898616033?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/8354352499898616033/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=8354352499898616033&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/8354352499898616033'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/8354352499898616033'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2011/01/soulevement-populaire-au-caire.html' title='Soulèvement populaire au Caire.'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-5708206768626300085</id><published>2008-03-13T09:26:00.003+01:00</published><updated>2008-03-13T09:28:14.247+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;De retour en Europe pour un moment. Ce site va donc rentrer dans une phase de stand-by.  Si vous souhaitez me contacter, vous pouvez envoyer un message à : &lt;a href="mailto:middleeast2006@gmail.com"&gt;middleeast2006@gmail.com&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;A bientôt, &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-5708206768626300085?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/5708206768626300085/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=5708206768626300085&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/5708206768626300085'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/5708206768626300085'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2008/03/de-retour-en-europe-pour-un-moment.html' title=''/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-7537104279869535844</id><published>2008-02-29T16:18:00.003+01:00</published><updated>2008-02-29T16:24:29.373+01:00</updated><title type='text'>Pour en terminer...</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;... sur le sujet de la guerre civile libanaise, incha'allah, une série de films, qui montrent l'absurdité, l'horreur, le surréalisme de toute guerre civile. Ils ont trait au Liban.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0157183/" target="_blank"&gt;Beyrouth Al Gharbiyya, Ziad Doueiri&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;(Beyrouth Ouest)&lt;br /&gt;C'est un film qui pourrait presque paraître gentil. On suit l'histoire légère de ces deux jeunes garçons, musulmans de Beyrouth Ouest, accompagnés de leur petite copine, May, d'une famille chrétienne réfugiée dans leur quartier avant le début de la guerre, mais lorsque l'on prend du recul, on prend conscience de toute l'horreur de l'environnement dans lequel leur histoire s'inscrit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un peu dans le même style :&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0448267/" target="_blank"&gt;Zozo (2005), Josef Fares&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0082429/" target="_blank"&gt;Die Fälschung (Le faussaire)&lt;/a&gt;, 1981 de Volker Schlöndorff avec Bruno Ganz (il me semble l'acteur des Ailes du désir de Wenders). Une perle ramenée par mon colloc. Tout simplement ha-lu-ci-nant, un film allemand tourné dans les ruines de beyrouth en pleine guerre civile (vers 1980) mais proche du documentaire, une fiction en temps réel. Je suis prêt à le revoir car je ne suis pas certain d'avoir vu ce que j'ai vu. Il paraît que pour terminer le film, l'équipe a obtenu un cessez-le-feu d'une journée pour pouvoir tourner certaines scènes. En plus c'est lent, simple, tragique, ça a parfois des airs de Tatort chez les bouchers. C'est un film qui est passé inaperçu (je ne me souviens pas de l'avoir jamais vu) et qui pourtant vaut un apocalypse now dans son intensité. Il y a des acteurs qui jouent leur propre rôle, mais sous des noms d'emprunt. Exemple, le parrain chef d'une section de milice chrétienne dans la montagne au bord de sa méga-villa avec piscine sur laquelle flotte des immenses cygnes en plastique pour promener les enfants avec cette réplique d'anthologie au journaliste allemand venu l'interroger sur les exactions commises sur les Palestiniens: "mais vous êtes allemand, vous pouvez comprendre, quand même !?". Ou Robert Fisk, le plus célèbre des reporters irlandais (devenu un déchet se trainant dans les bars de beyrouth, si ça n'a d'ailleurs pas toujours été le cas), dans l'hotel où tous les correspondants de guerre étaient planqués. Le film est en 4 langues : français, arabe, anglais (comme au Liban), et allemand, le tout sous-titré en anglais, ce qui donne une impression ultra-réaliste de l'ensemble. C'est proche du documentaire, et encore, mais jamais on ne fait croire que c'est un documentaire comme le dernier très mauvais &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt1094275/" target="_blank"&gt;"sous les bombes"&lt;/a&gt; qui passe en ce moment dans les salles libanaises et qui passera sans doute en europe à coup de prix tchic et spécial prix tchac du jury tchouk. Je hais le mélange des genres, le style docu-fiction. Tourné pendant et peu après la guerre de juillet 2006 d'Israël au Liban. Voilà un type qui aurait pu faire un excellent reportage documentaire, ou une bonne fiction (quoique avec les acteurs qu'il avait sous la main...), mais il ne parvient à ne faire aucun des deux. Les 5 premières minutes du film, surtout si vous êtes dans un cinéma surround, arrachent assez bien. On a l'impression d'être sous les bombes israéliennes effectivement, l'occasion des les haïr encore un peu plus. Mais après... &lt;a href="http://www.underthebombs.com/" target="_blank"&gt;Dans les trailers, le deuxième.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pour terminer sur sans doute le meilleur :&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0299841/" target="_blank"&gt;El-Aasar (1992), Samir Habchi&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;(Le Tourbillon)&lt;br /&gt;On y retrouve tous les grands fleaux de la guerre civile, du banal reseau de vols de voiture, et de voiture piegees, l'engrenage, malgré soi, de la violence. Il a ete censuré bien entendu au liban, mais est projeté à present. En cercle restreint, s'entend. Le réalisateur, S.Habchi est communiste libanais. Radicalement anti-clérical, c'est pourquoi il a été banni longtemps au Liban et encore dans la plupart des pays du proche-orient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si vous avez vu d'autres films, n'hésitez pas à les proposer dans les commentaires.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-7537104279869535844?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/7537104279869535844/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=7537104279869535844&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/7537104279869535844'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/7537104279869535844'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2008/02/pour-en-terminer.html' title='Pour en terminer...'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-8560370386020086684</id><published>2008-02-19T18:53:00.004+01:00</published><updated>2008-02-23T13:55:19.383+01:00</updated><title type='text'>Stygmates de la guerre civile 75-90</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Beyrouth - il y a une dizaine de jours, j'ai fait un tour à Beyrouth, spécifiquement en longeant un axe qui a constitué une sorte de ligne de démarcation entre Beyrouth Est et Ouest. Une série de batiments, d'églises et de mosquées qui portent des stygmates, 20 ans après.  Il y a longtemps que je souhaitais realiser ces prises de vue, mais jamais eu le temps. Je trouvais que dans le contexte actuel, alors que le pays rassemble tous les ingredients propres a repartir "comme en 40", cela vallait la peine de rappeler certains faits par ces quelques images.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://picasaweb.google.com/dleclercq/LEBANONSTYGMA/photo#5168749523445271474"&gt;&lt;img src="http://lh6.google.com/dleclercq/R7sWTm3sy7I/AAAAAAAAA_4/RxqxhPEoTFo/s400/48720008.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Immeuble "Sharp" Rue de Damas&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://picasaweb.google.com/dleclercq/LEBANONSTYGMA/photo#5168749544920107970"&gt;&lt;img src="http://lh3.google.com/dleclercq/R7sWU23sy8I/AAAAAAAABAA/uQ9M1GnJdtk/s400/48720010.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Eglise detruite entre Bechara El Khoury et Riadh El Solh&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://picasaweb.google.com/dleclercq/LEBANONSTYGMA/photo#5168749583574813650"&gt;&lt;img src="http://lh4.google.com/dleclercq/R7sWXG3sy9I/AAAAAAAABAM/DfbX6UwEcIg/s400/48720012.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Idem&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://picasaweb.google.com/dleclercq/LEBANONSTYGMA/photo#5168749600754682850"&gt;&lt;img src="http://lh4.google.com/dleclercq/R7sWYG3sy-I/AAAAAAAABAU/bMeXoKDmY2E/s400/48720017.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Immeuble entre la rue Monot et la Place des Martyrs&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://picasaweb.google.com/dleclercq/LEBANONSTYGMA/photo#5168749622229519346"&gt;&lt;img src="http://lh5.google.com/dleclercq/R7sWZW3sy_I/AAAAAAAABAc/2lHVDXbSBYI/s400/48720018.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Eglise Place des Martyrs&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://picasaweb.google.com/dleclercq/LEBANONSTYGMA/photo#5168749643704355842"&gt;&lt;img src="http://lh6.google.com/dleclercq/R7sWam3szAI/AAAAAAAABAk/CvQDF-3WDpQ/s400/48720021.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Ancien cinema Place des Martyrs&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;En fait il n'y a pas un batiment a Beyrouth qui ne porte des traces d'obus ou des impacts de balles. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-8560370386020086684?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/8560370386020086684/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=8560370386020086684&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/8560370386020086684'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/8560370386020086684'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2008/02/stygmates-de-la-guerre-civile-75-90.html' title='Stygmates de la guerre civile 75-90'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-838204183419595008</id><published>2008-02-16T13:49:00.002+01:00</published><updated>2008-02-16T15:00:27.714+01:00</updated><title type='text'>Beyrouth - Mont Sinaï</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Récit d'un trip réalisé du 28 décembre au 7 janvier 2008, du Liban au Sinai. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Objectif plage au soleil&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le garage principal des taxis de Damas a déménagé de Baramké vers l'extérieur de la ville, vers Mazzé. Au premier plan, la gare des microbus, plus loin, les bus et au-dessus, les taxis collectifs. Les deux fois où nous nous rendons à cette gare routière, jamais nous n'accèderons à la troisième étape, tant les taxis sont harassants et finissent par vous convaincre, avant même d'arriver à la station de taxis collectifs, de monter avec eux. On négocie en marchant et sac sur le dos, pas de perte de temps. Un taximan accompagné d'une jordanienne, parlant très bien anglais, nous emmène vers Amman. La dame a la langue fort pendue. On fera tous les magasins le long de la route en Syrie, s'arrêtant même pour laisser cette dame bavarde acheter une immense citrouille. Amman - Aqaba : un bus, non, une véritable chambre à gaz, la moitié des occupants fument. Impossible de respirer, et je suis déjà malade. C'est dur de voyager en étant malade. Grippe, la pharyngite pointe, puis ce sera les bronches. Il y a conflit dans le bus. Merde quoi, il y a des enfants, et des malades, et des enfants malades qui crachent déjà leurs poumons. Une mère de famille fume alors que sa petite fille est postée endormie devant elle ! Un conflit s'annonce entre ceux qui fument et veulent rester au chaud, et ceux qui n'hésitent pas à ouvrir les fenêtres, au risque d'avoir froid, mais au bénéfice de ne pas mourir étouffé. Un moment une petite bagarre éclatera même au fond du bus. L'un des protagonistes dit qu'il fait partie de la garnison, il se lève et va se plaindre chez le chauffeur. Un autre resté là demande qui est ce type. On lui répond : un moukhabarat (police secrète). Quelques-uns éclatent de rire. Ce cirque va quand même durer près de cinq heures. Les panneaux défilent dans la nuit. Petra sur la droite, Wadi Rum sur la gauche. On snobe. Avant Aqaba, contrôle des bagages, tout le monde doit sortir. On fera mine de ne rien avoir compris, on restera dans le bus. Et de fait, personne ne nous demandera rien. Trop exténué. Ca y est, j'ai la fièvre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://picasaweb.google.com/dleclercq/TripToJebelSina/photo#5157899862505670210"&gt;&lt;img src="http://lh4.google.com/dleclercq/R5SKmOOvxkI/AAAAAAAAA3I/Iju8bNNEaDs/s400/DSCN6039.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;La raison de notre présence à Aqaba est que nous avons en point de mire le bateau qui assure la liaison entre Aqaba, Jordanie et Nuweiba, Egypte (Sinaï). En attendant, on prendra à Aqaba le repas de réveillon le plus frugal jamais pris. Tout d'abord, une soupe aux lentilles. Puis ce sera quand même un steak champignons pour moi et une sorte de byriani pour ma compagne. Du thé pour arroser le tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes fins prêts pour cette traversée de nuit sur laquelle je reviendrai, car je veux m'assurer de la réalité de ce que j'ai vu, lors du trajet retour. Arrivée et sortie vers midi au port de Nuweiba. On sent maintenant vraiment qu'on est sur la Mer Rouge, l'air est doux, plein soleil et bonne température. On peut ôter nos pulls enfilés depuis le Liban. C'est quand même cool, à deux jours de voyage en bus, en taxi et ferry, pauses comprises, on a l'impression de passer de l'hémisphère nord à l'hémisphère sud. Le but de la journée est de faire de la plage et de faire quelques brasses dans la mer, ce qui sera fait. Repos dans les hamacs de l'un des camps de vacances des plages de Tarabin, non loin de Nuweiba. Un endroit que je connaissais déjà pour y être passé il y a deux ans pendant quelques jours. Le plus fort est que le personnel, toujours les mêmes têtes, s'est souvenu de moi avant que je ne leur rappelle. Je suis le fou qui est parti un jour seul à pied se perdre dans le désert du Sinaï !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://picasaweb.google.com/dleclercq/TripToJebelSina/photo#5157899978469787250"&gt;&lt;img src="http://lh3.google.com/dleclercq/R5SKs-OvxnI/AAAAAAAAA3g/UkkINwXoTjM/s400/DSCN6082.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ein Khodra, le tourisme bédouin&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://picasaweb.google.com/dleclercq/TripToJebelSina/photo#5167574480522627906"&gt;&lt;img src="http://lh3.google.com/dleclercq/R7bpnG3sy0I/AAAAAAAAA9w/E7tViRDaO_4/s400/37060004.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il s’agit, Ein Khodra d’une oasis sortie des roches du désert à la grâce d’un mince filet d’eau qui permet d’abreuver palmiers et chameaux. Un miracle de la nature. Il y aurait eu une scène biblique ici, mais je ne m’en rappelle plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://picasaweb.google.com/dleclercq/TripToJebelSina/photo#5167574484817595234"&gt;&lt;img src="http://lh4.google.com/dleclercq/R7bpnW3sy2I/AAAAAAAAA-A/9mifyqtIpZo/s400/37060015.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;C’est presque devenu à son tour un cliché que de dire ça, par rapport aux excès inverses d’antan, mais les Bédouins ne sont pas ces braves sauvages dénués de tout sens de l’intérêt et d’une philosophie de vie supérieure qui en fait des princes du désert sur leur cheval blanc. Ce sont des gens qui comme vous et moi doivent s’en sortir, et donc trouvent leurs propres stratégies. Ceci sans nier le fait que les bédouins dans le Sinai ont une histoire particulière. Certains descendant vaguement de macédoniens venus un moment pour protéger le monastère Ste Catherine, lieu saint de la religion Grecque Orthodoxe, mais indépendant de l'Église du même nom. Le "guide suprême" de la secte est en même temps le chef spirituel et temporel du monastère et s'appelle le "despote". L'histoire des bédouins du Sinai se mêle aux multiples monastères que l'on trouve dans toute la région. En partie. Pour le reste, des tribus nomades ont laisse des familles ici et la, qui venant de Transylvanie ou de la péninsule arabique, ou encore d'Egypte. Je n'avais pas pris attention a cela lors de mon premier passage, encore la langue, mais des bédouins que le Sinai, ce n'est pas l'Egypte. Lorsque les Israéliens pouvaient sillonner celui-ci a loisir, ceux-ci n'y ont vu aucun inconvénient dans la mesure ou cela faisait marcher le tourisme. L'Egypte, ce sont les mesures administratives et contraignantes du Caire. Ce sont les plans de mise en place d'un tourisme de masse, avec des prospections de développement avec des millions d'emploi a la clef... pour les Egyptiens, qui n'éprouveraient aucun respect pour la terre ancestrale et encore largement inexploitée du Sinai. Il faut se méfier, car bien souvent, un "bédouin" cache un Egyptien, il suffit d'un keffieh rouge et blanc, d'une galabieh, d'un pseudo-discours axe sur la nature et "la vie simple" et ça peut le faire. Mais on les repère assez vite ces charlatans.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Le fait de parler l’arabe ouvre quand même tout un univers que je ne pouvais même pas questionner lors de ma première venue dans le Sinaï. Comme sur le modèle économique. Les enfants vont à présent à l’école. La plupart d’entre eux vivent dans des maisons en dur, en marge des villes. Ici, beaucoup viennent pour accompagner les touristes et redonner un semblant de vie traditionnelle aux lieux. Mais si on regarde bien, il n’y a quasi aucune maison, ni tente, ni quoi que ce soit. Un préau qui sert à abriter les quelques touristes qui passent en ce moment de la saison. Le pain par exemple, est fabriqué à partir de farine, d’eau et de sel, voir ici. Mais jamais le blé n’a été cultivé en cet endroit du désert, il vient tout simplement du supermarket de la ville la plus proche. Ce que j’ai apprécié, c’est qu’en les questionnant en arabe, le couple qui nous a pris en quelque sorte sous leur coupe, ne faisaient absolument aucun mystère sur leur mode de vie, le besoin économique de trouver de l’argent pour se payer un véhicule ou envoyer les enfants à l’école. Aucun bobard. Leur boulot, c’est accueillir le touriste que des camps et hôtels de la région leur envoient à travers des voyages semi organisés. Et leur montrer ce à quoi a du ressembler le fonctionnement d’une oasis, Ein Khodra, à une époque où elle était autarcique. L’économie n’est plus du tout la même. Il y’a d’une part le remplacement des caravanes, l’une des premières sources de revenus, remplacées par la route. L’élevage n’est plus ce qu’il était et les besoins, au contact de la ville, se sont étendus, demandant plus de ressources.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceci n’empêche pas la franche hospitalité. Alors que Salmaan nous raccompagnait au camp dans sa jeep, après 60 km, et nous avoir attendu de longues heures alors que nous marchâmes à travers le white canyon pour le retrouver, il nous invita à passer chez lui à la nuit tombante pour prendre un thé avec sa famille dans sa confortable maison de la banlieue de Nuweiba City. Sa femme et ses enfants étaient absolument adorables, d’une beauté extraordinaire. Il y avait dans cette maison je ne sais quoi de doux et d’apaisant. Une chouette famille comme on peut en trouver partout. L'idée que nous avions fait, par la terre, le Liban - Cham (Damas) - Amman - Aqaba - Nuweiba avait l'air de leur procurer un sentiment mêlé d'amusement, d' admiration et, qui sait, d'incompréhension. -- &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Allez, on se fait le Sinaï puis on s’en va&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://picasaweb.google.com/dleclercq/TripToJebelSina/photo#5157900373606778674"&gt;&lt;img src="http://lh3.google.com/dleclercq/R5SLD-OvxzI/AAAAAAAAA5A/ihMKP3nyoGw/s400/DSCN6219.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le lendemain, départ pour Ste Catherine. Stop sur la grand-route. Un jeune d'à peine 15 ans s'arrête et s'improvise taximan. Il nous conduit au port. Pas de bus, trop tard pour aller à Dahab. Le guide dit 35 EP par personne en taxi collectif, compter le prix fois 7 pour un taxi privé (7 places). On s'en tire, avec la dramatisation et les faux départs, à 150 EP (quand même 21 euros pour 140 km). Vu le degré de contentement des chauffeurs, tels des collègues de bureau qui auraient tiré un 5 + numéro complémentaire au Lotto, après 20 ans de mises collectives hebdomadaires, on se dit qu'on aurait pu descendre plus bas encore, mais voilà.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est la deuxième fois que je viens au Mont Ste Catherine, ou plutôt, autour du monastère, et pour des raisons obscures, il ne m’a jamais été possible de le visiter. En fait, le passage du Désert de Pierre Loti parlant du monastère m’a fait très envie de le visiter, mais là, on est arrivé le mauvais jour. Il eut fallu en fait se lever pour les matines à 4H (ou à 6H) et il y avait moyen de s’infiltrer parmi les fidèles des lieux. Mais on s’est gouré dans l’heure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Montée fort agréable du Mont Sinaï par la route des chameaux, pente doucement inclinée, il fait beau. La descente s’est faite par les escaliers que je n’avais pas trouvés la première fois, pensant à l’époque que les quelques escaliers qui accompagnaient ci et là la route des chameaux étaient cette fameuse œuvre laissée, à flan de montagne, par quelques moines fort motivés. Et bien, rien à voir. Les escaliers dont il est question sont des escaliers de géants ! Quelque chose comme 3.000 marches. Des blocs de pierre, taillés, déplacés et ajustés pour faire office de jetée, de tremplin, de pont à des endroits qui surplombent parfois quasiment un ravin. On a fait la grave erreur, qui aurait pu être fatale, de commencer la descente alors que la nuit allait pointer, en solo et sans lampe de poche. On pensait que ça irait plus vite. A ne pas faire. Mini-chutes, écorchures, frayeurs. Un air de flûte a accompagné un moment notre descente. Il provenait du fond de la vallée. Un air irritant, on aurait dit, joué par quelque scout sous sa tente. Il s’arrête, il recommence. Puis du bruit dans l’obscurité devant nous, on s’arrête. On continue. L’air de flûte recommence. Il s’arrête. La profondeur de la vallée, le froid tombant, donne un air sinistre à ce son venu de nulle part. Nous arrivons enfin en bas. Quand tout à coup, je me rends compte, à la lueur artificielle qui borde le Monastère, que ce son ne venait pas du fond de la vallée, mais était émis par un joueur de flûte bédouin qui marchait dans le noir, à une dizaine de mètres devant nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://picasaweb.google.com/dleclercq/TripToJebelSina/photo#5157900609829980066"&gt;&lt;img src="http://lh6.google.com/dleclercq/R5SLRuOvx6I/AAAAAAAAA58/wxCmS4erR6c/s400/DSCN6247.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;La mosquee au sommet du Mont Sinai. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;El Abbarah (le ferry)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut partir tôt, mais voilà, on ne se réveille pas à temps, et on est condamné à relouer un taxi complet pour le retour, faute de candidats. C'est fini le tourisme téméraire des gens qui s'amenaient les mains dans les poches au Mont Sinaï depuis le port d'accès de Nuweiba. Maintenant, tout le monde arrive en charter et loge à Sharm El Cheikh, prend une excursion d'un jour et bye. C'est vraiment regrettable. Un taximan qu'on avait rencontré la veille nous dit qu'il nous attend depuis 1 heure ! Bon on ne lui a rien demandé et on lui indique qu'on en a pour 5 minutes. On s'en va par "une porte dérobée". Le mec nous rattrape en taxi un kilomètre plus loin. Il nous dit : "Où étiez-vous parti ??" avec un air de reproche comme si nous avions assassiné ses frères et soeurs. Je lui dis : "Mais, on t'a cherché, mais on ne t'a pas vu !". "Non?", "Oui?", "non!", "Oui!". Bon, peu importe, le gars nous demande (le comble) de trouver 4 autres personnes pour aller à Nuweiba, sinon c'est tarif plein. Malheureusement, personne ne va à Nuweiba. Il faudrait retourner à Dahab, et peut-être, de là, trouver un service vers Nuweiba. Très aléatoire. Je ne sais pourquoi, mais mauvaise foi aidant, je n'ai pas daigné me rendre à Al Milga, le village d'à-côté, comme me l'avait indiqué de prime abord ma compagne. C'est sans doute là que résidait la clef... En attendant, le premier taximan, celui qui, malgré tout, m'avait assuré que j'étais comme son frère, repasse avec 4 touristes pour Charm El Cheikh. Il a quand même le bon goût de s'arrêter, le temps que je lui dise "Va et que Dieu t'accompagne", variante de "Fous le camp et disparais de ma vue".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai pas décrit la traversée de l'aller, me réservant pour le retour, pour être sûr de bien avoir vu ce que j'ai vu, et de ne pas avoir halluciné. Comme à l'aller, les préparatifs sont sans fin. Deux heures après l'heure de départ officielle du bateau, des bus continuent à déverser des files de voyageurs qui sortent de nulle part. En effet, lors de la prise de notre ticket à Aqaba, au bureau central de la compagnie Arabic Bridge (Jisr al-Arab, Le pont des Arabes), nous avions eu l'impression d'être les seuls à prendre ce bateau, car à part nous, personne manifestement n'était venu prendre de ticket avant nous. Pour preuve, le premier préposé du bureau nous avait dit, à l'aller, que le bateau partait à 23H. A notre second passage au bureau, le boss nous a dit dans un premier temps que le bateau partait à 22H, avant de donner un coup de fil et se faire dire que le départ du bateau était prévu à 1H du matin. On se dit alors que visiblement personne ne prend ce bateau, sans doute est-ce le fait que nous passons la nuit du nouvel an, entre autre explication aléatoire. Sous le ton de la plaisanterie, je demande si il y aura du champagne à bord. Le patron du bureau lève la tête et fait claquer la langue comme signe de négation. Il nous dit en plaisantant qu'on doit apporter son champagne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lors de notre arrivée au port un peu après minuit, le choc. On se trouve nez à nez avec une marée humaine. Des gens attendent partout avec armes et bagages. Des groupes sont constitués partout, sans logique apparente. Des grappes humaines attendent sous les abribus, qui ne voient pas passer de bus. D'autres attendent en groupe près des grilles qui donnent sur les quais, d'autres attendent en file pour passer une porte un peu plus loin sur la grille. Je risque un oeil auprès d'une cafétéria en plein air pour trouver le chauffeur du bus garé tout près. Ce bus est marqué du sigle de la compagnie auprès de laquelle nous avons acheté le billet. C'est la seule compagnie qui assure la liaison. Je n'identifie pas le chauffeur. Pendant ce temps, une centaine d'hommes regardent un match de catch à la télé dont l'un des combattants est habillé en Père Noël. Après coup, je me rends compte du caractère déjà surréaliste de la scène, et ce n'est rien par rapport à ce qui suivra. Tout le monde attend, mais quoi. Il n'y a pas une once d'impatience dans l'assemblée. Un détour aux guichets dans le hall de départ me donne l'occasion d'enjamber des familles qui prennent un repas tardif à même le sol, ou des gens qui dorment. Là aussi il y a des gens partout. Mais combien serons nous sur ce bateau ? 1500 ? 2000 personnes ? Le guichetier nous annonce une heure approximative de départ : 4 heure du matin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On comprends vite que l'ambiance ne sera pas faite de champagne et de cotillons, loin s'en faut. L'écrasante majorité des passagers est faite d'Egyptiens, soit qui travaillent en Jordanie, soit plus loin dans la péninsule arabique, Arabie Saoudite pour la plupart. Nous avons affaire à une horde d'esclaves en somme. Ou alors quelques retardataires qui reviennent du Hajj, le pèlerinage à la Mecque et qui n'ont pas les moyens de se payer un billet d'avion. Je vois encore ce vieux en sandale, monter un à un les escaliers qui montent aux ponts supérieurs du bateau avant le départ, en jalabyié (robe blanche), avec sa canne, et tenant dans son autre bras, posée sur son épaule, sa jerricane d'eau purifiée ramenée de la Mecque. En grande majorité, ce sont des gens pauvres, souvent paysans. On se demande alors où tous ces gens ont été chercher leur billet ? L’explication la plus plausible est qu'il n'y a pas vraiment d'horaire. Les voyageurs arrivent au port, s'y installent, achètent un billet directement au guichet, et attendent l'arrivée du bateau suivant. La seule certitude est que l'attente ne durera pas plus de 24H car quand même, il y a un ferry par jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois sur le bateau, donc, on n'est pas au bout de sa patience. On a l'impression que mille préparatifs ont lieu, le chargement des camions, les bagages, les gens, ça remue dans tous les sens, ça s'agite. On prend une heure, deux heures, trois heures de retard. Et le bateau n'a toujours pas bougé. Allongé dans un demi-sommeil sur une banquette de ce qui devait être un restaurant première classe au temps où ce bateau voguait entre les îles grecques, et maintenant délabré, je suis réveillé en sursaut par le Allahou Akbar dans les hauts parleurs. C'est l'heure de la prière, il est 5 heures. J'ai l'impression que ça correspond au signal du départ du bateau. Tout le monde est rentré, tout est en ordre, tout le monde est prêt. Mais avant de partir, on s'en remet quand même à Dieu, on ne sait jamais. Au retour ce sera d'ailleurs pareil, le bateau ne partira pas avant la prière, cette fois celle du Maghreb, à la tombée du jour un peu après 17H30, là aussi pour un départ prévu à 15H. On vit vraiment au rythme des cinq prières par jour. A midi, alors que nous pensions être à la bourre et voyant le ferry amarré au bout du port au loin, les policiers à l'entrée du port nous demandaient de patienter en attendant que le muezzin finisse son appel à la prière depuis la mosquée voisine. Tout doit s'arrêter le temps de la prière. Puis tout reprends son cours. Comme une immense machine qui régit l'activité et dont quelqu'un presserait un levier on/off. Retour sur le bateau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La salle principale intérieure offre un spectacle apocalyptique. Comme me le fera remarquer ma compagne de voyage, c'est un peu comme si on avait ouvert les portes d'un grand restaurant parisien à une horde de bédouins. L'anarchie est complète. Comme si on se trouvait au milieu de gens issus du moyen âge dans un décor du XXe siècle (ce bateau porte bien son âge également, du reste). Les sanitaires suivent rapidement la marche générale. Il faut enjamber, prendre des détours. Les familles sont entassées les unes sur les autres. Des dormeurs sont allongés dans tous les sens et dans des positions inimaginables. Il y a un brouhaha continu. Des groupes picniquent par terre comme si leurs membres se trouvaient au milieu d'une prairie au printemps. Et tout cela, le plus fort, dans un sentiment de normalité la plus totale qui soit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au total, pour un trajet en mer qui doit prendre 3 heures, si on compte les deux heures d'avance qu'il faut prendre avant le départ officiel du navire, puis les deux à trois heures d'attente à quai en attendant le départ et l'heure d'attente inexplicable avant le débarquement faisant suite à la mise à quai à l'arrivée, on approche des dix heures pour un trajet d'à peine... 50 km en mer. Yes, 50 kilomètres, dans des conditions indignes. Le pont des arabes, trajet de 10 heures pour contourner Eilat, embouchure israélienne minuscule sur la Mer Rouge entre la Jordanie et l'Egypte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plongé dans ces quelques réflexions sur le trajet retour, apparaît devant moi une petite femme, la quarantaine. Elle est russe. Je pensais que nous étions, Florence et moi, les deux seuls étrangers sur ce bateau. Elle m'est apparue comme au beau milieu d'un rêve comme pour me rappeler à la réalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- combien avez-vous payé pour venir sur ce bateau ? me dit-elle.&lt;br /&gt;- 40 dollars... il est vrai que le billet coûte plus cher en le prenant en Egypte et...&lt;br /&gt;Je pensais que c'est là qu'elle voulait en venir. L'aller-retour coûte moins cher si il est pris de Jordanie.&lt;br /&gt;Mais ce n'est pas là où elle veut en venir. La voix sanglotante, elle me dit :&lt;br /&gt;- c'est inacceptable. Dans un standard international, pour ce montant, vous avez droit à une cabine. Vous avez vu ce bateau ? C'est une véritable poubelle, pire, une épave flottante. Les toilettes sont impraticables, elles débordent littéralement. Regardez-moi ça. Dans mon pays, qui est pourtant cher, ceci serait tout bonnement inacceptable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle lève les yeux sur la masse de monde entassée n'importe où et jette un regard de dédain, de haine presque. C'est vrai que ce n'est pas beau à voir. Tout le monde paie au moins 40 dollars, je fais un rapide calcul et me dit qu'un armateur véreux se fait au bas mot 50.000 euros x 2 par jour tout en n'investissant pas un franc dans l'accueil des passagers et, je n'ose pas le croire, dans les conditions de sécurité applicables pour de telles traversées. Je me souviens il y a deux ans du naufrage d'un pareil ferry au large d'Hurghada sur la mer rouge. Mille morts par noyade. Le gouvernement chassant les familles de victimes venues demander des comptes à Hurghada, et au bord de l'émeute, en coupant l'eau et l'électricité de la ville. La femme continuera son chemin et disparaîtra comme elle est apparue. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://picasaweb.google.com/dleclercq/TripToJebelSina/photo#5157900824578344946"&gt;&lt;img src="http://lh4.google.com/dleclercq/R5SLeOOvx_I/AAAAAAAAA6k/xbfbVRzDJl8/s400/DSCN6321.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;Arrivée le soir à Aqaba. Ca va mieux aussi, l'air du large m'a fait du bien. Le retour se fera par le même chemin : Amman, Damas, puis le Liban. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-838204183419595008?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/838204183419595008/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=838204183419595008&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/838204183419595008'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/838204183419595008'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2008/02/beyrouth-mont-sina.html' title='Beyrouth - Mont Sinaï'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-7606686463821515896</id><published>2008-02-14T15:06:00.003+01:00</published><updated>2008-02-19T19:03:36.397+01:00</updated><title type='text'>My bloody Valentine</title><content type='html'>&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://picasaweb.google.com/dleclercq/ManifBeyrouth14208SC/photo#5167202622254140146"&gt;&lt;img src="http://lh6.google.com/dleclercq/R7WXaG3syvI/AAAAAAAAA8U/1cwn9SnsObk/s400/IMG_7044.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;On entend souvent autour de soi des gens se plaindre au sujet de la St Valentin. Soit que cette fête leur rappelle, au pire, qu’ils sont célibataires, soit qu’ils trouvent qu’elle fait partie de la série de récupérations consuméristes à ranger auprès des halloween et autre fête de Noël, ou soit encore, selon l’argument ô combien romantique que ce n’est pas un seul jour par an qu’il faut s’aimer, mais toute l’année. Au Liban, on a réglé le problème de manière radicale. On commémore l’assassinat, commis le 14 février 2005 au moyen de deux tonnes de TNT, de l’ancien Premier Ministre Rafiq El Hariri.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La veille, les préparatifs. L’armée pose les barricades et les barbelés dans les rues pour canaliser la foule du lendemain. La rue Gemmeyzé, cœur vibrant de Beyrouth, où l’on observe d’habitude deux kilomètres de file de voitures, était hier calme comme si il était 5H du mat. J’ai même cru apercevoir une voiture la remonter en sens unique, même pas pressée. Un ami me signalait que, appelé par une faim subite vers la même heure, il s’est retrouvé, seul, au Mac Do, d’ordinaire bondé de monde, au milieu d’une centaine de ballons en forme de cœurs rouges flamboyants accrochés au plafond. L’important est de sauver les apparences. &lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://picasaweb.google.com/dleclercq/ManifBeyrouth14208/photo#5168749304401939330"&gt;&lt;img src="http://lh3.google.com/dleclercq/R7sWG23sy4I/AAAAAAAAA_g/XdFOO8aTjPk/s400/48720031.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Le lendemain (aujourd'hui), c’est donc plus par pure curiosité que par conviction que je me suis rendu à la manifestation d’hommage rendue en l’honneur du martyr libanais. Il y avait énormément de monde. Les médias pro-gouvernementaux vont de plusieurs centaines de milliers au chiffre délirant de un million (+500.000 se baladant dans les rues adjacentes) selon An Nahar. A vue de nez, je dirais 100.000. Le chiffre est de toute façon remarquable étant donné le temps qu’il a fait : un temps typiquement belge avec une pluie froide et continue, toute la journée, comme peuvent l’être les coupures d’électricité. J’ai fait l’exercice à un moment donné de compter 50 drapeaux autour de moi, à vue. Cela donnait une proportion, si l’on ramène à 10, de 3 drapeaux libanais, pour 6 drapeaux des Forces Libanaises (Chrétien, Geagea) ou phalangistes (Chrétien, Gemayel), pour 1 drapeau soit du Courant du Futur (Sunnite, parti des Hariri), soit du PSP (Druze, Joumblatt). Quelques herzats de drapeaux de groupuscules qui ne valent pas la peine d’être cités, ne cassons pas l’ambiance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La teneur de la manifestation était donc ultra politique. Elle était avant tout largement une mobilisation à l’appel des partis de la coalition gouvernante du 14-mars. Comme l’était la mobilisation quasi-simultanée à Dahhieh (Sud Beyrouth), sur appel du Hezbollah pour rendre hommage à l’Imad Mughniyah, cadre du Hezbollah tué il y a 3 jours à Damas dans un attentat. Dans le climat actuel, tout est extrêmement politisé, tout est prétexte à juger des « forces en présence » et à récupérer. Un peu à l’image des vitrines de magasins concernant la St Valentin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai pris quelques photos au reflex, mais la 1ere et la 3e illustrant ce post, sont de S.C., que je salue vivement au passage. &lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://picasaweb.google.com/dleclercq/ManifBeyrouth14208SC/photo#5167202583599434434"&gt;&lt;img src="http://lh5.google.com/dleclercq/R7WXX23sysI/AAAAAAAAA78/Ncjyx4kKUyU/s400/IMG_7012.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://picasaweb.google.com/dleclercq/ManifBeyrouth14208/photo#5168749325876775826"&gt;&lt;img src="http://lh4.google.com/dleclercq/R7sWIG3sy5I/AAAAAAAAA_o/WnpvoDN-r8E/s400/48720034.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-7606686463821515896?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/7606686463821515896/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=7606686463821515896&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/7606686463821515896'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/7606686463821515896'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2008/02/my-bloody-valentine.html' title='My bloody Valentine'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-7535943136586438444</id><published>2008-02-13T11:20:00.004+01:00</published><updated>2008-02-16T15:03:04.900+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Le couloir de la Bekaa&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Liban - J'avais lu je ne sais plus où qu'un jour, devant un diplomate occidental (était-ce Kissinger en 1977 ?), feu Hafez El Assad, président de la République Arabe Syrienne, aurait déployé une carte montrant la Syrie, le Liban, Israël et la Palestine Occupée, sur le sol.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il aurait démontré en quelques secondes combien il serait facile à Tsahal de rentrer comme dans du beurre au Liban par la Bekaa (plaine à l'Est du Liban), lui donnant un tremplin pour descendre à revers sur Damas le cas échéant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On voit l'itinéraire, via le Nahr Jordan là bas tout au Nord Est d'Israël, entrée vers le caza de Marjayoun, ce n'est pas là où l'on trouve les gens les plus motivés à se battre contre les Israéliens, en pleine Bekaa Ouest, puis le Caza Rachaya, montée aux environs du Jabal El Mazar. Et au sommet de la colline : une splendide vue sur Damas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que le père ne put permettre sous aucun prétexte, le fils ne le pourrait non plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;De l'huile sur le feu, propos irresponsables&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la situation actuelle au Liban, on se demande comment des criminels de guerre comme Samir Geagea et Walid Jumblatt, occupent toujours au Liban des positions clefs, au lieu de gentiment plutôt avoir choisi l'exil ou le retranchement soit dans la montagne chrétienne, soit dans la Djebel druze. Chacun dans leur style, ils ont clamé dimanche, que la majorité gouvernante était prête à toutes les issues, y compris la guerre civile. Comment est-il possible de prononcer, de concert, de tels propos irresponsables dans le climat actuel ? le soir même, des tirs ont été échangés entre partisans de Nabih Berry, président du parlement et chef historique du mouvement et de la milice Amal, autre grand criminel de guerre par ailleurs, et du Courant du Futur, non loin du domicile ou du bureau de Berry.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier soir, ma colocataire recevait un sms de son frère comme quoi les mêmes partisans auraient remis le couvert à la Corniche Mazra', près de Barbir. Faits non rapportés dans la presse ce matin (ha si, par Al Nahar entre autres), et confirmés par mon taximan ce matin, qui est du coin. Des zones où les communautés Chiites et Sunnites se côtoient. Tiens, d'ailleurs, ni Geagea ni Jumblatt ne sont chiite ou sunnite by the way.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que l'on attribue ces propos aux besoins de mobilisation de la manifestation de jeudi en souvenir de l'ancien Premier Rafik Hariri n'excuse rien. Il apparaît d'ailleurs que suite à ces propos, la mobilisation aurait pris 'un coup dans l'aile', ce qui expliquerait les modérations apportées lundi et mardi.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-7535943136586438444?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/7535943136586438444/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=7535943136586438444&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/7535943136586438444'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/7535943136586438444'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2008/02/le-couloir-de-la-bekaa-javais-lu-je-ne.html' title=''/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-7620195230451632505</id><published>2008-02-12T16:57:00.000+01:00</published><updated>2008-02-12T17:08:51.723+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Lorsque l'on lit les rapports WINOGRAD sur la guerre d'Israël au Liban en Juillet 2006, on ne peut manquer d'être frappé par le fait que jamais le rapport ne se penche sur la légitimité de partir en guerre ou non. Le point de départ du rapport est qu'il reconnaît le droit à Israël de lancer des guerres "à la demande". Aucune mention n'est faite non plus sur les crimes de guerre à grande échelle commis par l'armée israélienne au Liban, le massacre de plus de 1200 civils, la destruction de toute l'infrastructure du pays, le largage d'un million de bombes à fragmentations dans les deux derniers jours avant le cessez-le-feu. &lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Ceci n'est sans doute pas étonnant dans la mesure où Israël se voit, comme les Etats Unis, au-dessus du droit international. Ceci va dans le sens du verdict de la Haute Court israélienne il y a quelques jours qui confirme que le siège, la punition collective et les mesures prises par les autorités occupantes à Gaza sont légales.  &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-7620195230451632505?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/7620195230451632505/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=7620195230451632505&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/7620195230451632505'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/7620195230451632505'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2008/02/lorsque-lon-lit-les-rapports-winograd.html' title=''/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-1214596440318723962</id><published>2008-01-25T10:58:00.000+01:00</published><updated>2008-01-25T11:09:34.651+01:00</updated><title type='text'>Explosion à Furn el Chebbak</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Beyrouth - Ce matin vers 10H (8H gmt) alors que je prenais tranquilement mon thé et une clope sur le balcon et le chat qui me collait la jambe pour avoir à bouffer, tout à coup, une MEGA explosion, les vitres qui tremblent, le chat sursaute. Comme la fois où une bombe avait pété l'année dernière à l'ABC (centre commercial) pas loin de chez moi : ce souffle, lent, mais assuré, inarrêtable, sûr de lui. Quelques secondes plus tard, un champignon de fumée s'élève par delà un immeuble en bas de ma rue, ça se passe dans le champ de vision derrière cet immeuble, à un bon kilomètre. Pas d'électricité, pas de radio. Réseau gsm saturé, pas moyen d'avoir des nouvelles. Le plus drôle, c'est le calme qui règne dans ma rue, à peine un ou deux pensionnés qui sortent voir ce qui se passe sur leur balcon. Et M. mon colloc libanais que l'explosion n'a même pas réveillé. Et S. qui vient me demander : tu crois que c'était une bombe ? noooooon S., juste une porte qui a du claquer chez le voisin.... Apparemment, un nouveau carton, cette fois un officier des FSI, sécurité intérieure, à Furn el chebbak. Une dizaine de victimes dans la foulée d'après france24. 4 victimes et 7 blessés selon la croix rouge. Les médias parlent de "car bomb". Les photos prises qui circulent déjà de cellulaire à cellulaire et on voit clairement un cratère sur le lieu de l'explosion, on dirait plutôt une bombe enterrée.... &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-1214596440318723962?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/1214596440318723962/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=1214596440318723962&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/1214596440318723962'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/1214596440318723962'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2008/01/explosion-furn-el-chebbak.html' title='Explosion à Furn el Chebbak'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-4573138747112054671</id><published>2008-01-02T13:18:00.000+01:00</published><updated>2008-01-21T13:34:24.647+01:00</updated><title type='text'>La fabrication du pain</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Lors d'un trip récent de Beyrouth au Mont Sinai en 10 jours, aller/retour, et sur lequel je reviendrai d'ici peu, nous avons pu assister à la fabrication du pain à la mode bédouine. En voici les étapes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s'agit de mélanger de la farine, un peu de sel et d'ajouter de l'eau. J'te promets, rien d'autre. Bien pétrir la pâte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://picasaweb.google.com/dleclercq/LaFabricationDuPain/photo#5157899076526654882"&gt;&lt;img src="http://lh5.google.com/dleclercq/R5SJ4eOvxaI/AAAAAAAAA18/uplWAlPudlE/s400/DSCN6150.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des boules de pâte de taille égale sont formées, puis aplatie avec ce que l'on trouve. Entretemps, un feu vif a été allumé en-dessous du "saj" (plaque en fer convexe posée sur les flammes) :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://picasaweb.google.com/dleclercq/LaFabricationDuPain/photo#5157899192490771922"&gt;&lt;img src="http://lh4.google.com/dleclercq/R5SJ_OOvxdI/AAAAAAAAA2U/KLhiHNZJmC4/s400/DSCN6158.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, en l'absence de levure, il s'agit de faire entrer un maximum d'air dans la pâte en la faisant virevolter des deux mains. C'est tout un art, et la partie la moins évidente du processus :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://picasaweb.google.com/dleclercq/LaFabricationDuPain/photo#5157899269800183282"&gt;&lt;img src="http://lh6.google.com/dleclercq/R5SKDuOvxfI/AAAAAAAAA2k/UbCuCUp54CE/s400/DSCN6161.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un peu de farine jetée sur le "saj" fait en sorte que le pain n'attache pas. Après quelques minutes, le pain est prêt :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://picasaweb.google.com/dleclercq/LaFabricationDuPain/photo#5157899299864954370"&gt;&lt;img src="http://lh5.google.com/dleclercq/R5SKFeOvxgI/AAAAAAAAA2s/USG51aEfKoc/s400/DSCN6162.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://picasaweb.google.com/dleclercq/LaFabricationDuPain/photo#5157899342814627346"&gt;&lt;img src="http://lh3.google.com/dleclercq/R5SKH-OvxhI/AAAAAAAAA20/R_cgqY8Mdls/s400/DSCN6170.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Bonne année 2008 ! &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-4573138747112054671?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/4573138747112054671/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=4573138747112054671&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/4573138747112054671'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/4573138747112054671'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2008/01/la-fabrication-du-pain.html' title='La fabrication du pain'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-3070058818908818303</id><published>2007-11-30T11:20:00.000+01:00</published><updated>2008-01-21T13:50:52.328+01:00</updated><title type='text'>Président de consensus et implications</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Beyrouth - On semble s'acheminer vers la solution de la présidence temporaire avec Michel Suleiman, commandant en chef des armées, comme président de la république du Liban. En fait c'était prévisible, si on lisait la presse des trois derniers mois et les déclarations multiples de la part de l'intéressé et des parties en présence, clamant que cette solution n'était pas envisageable... donc si on clame haut et fort que c'est non envisageable, c'est qu'on l'envisage sérieusement (nouveau dicton).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le choix est hautement stratégique, car il met Michel Aoun, le leader chrétien de l'opposition, sur une voie de garage. Deuxièmement, il était prévisible que ce dernier ne pouvait pas s'opposer à la nomination du général militaire, car l'armée est la seule institution qui fait l'unanimité au Liban. Troisièmement, il est possible que ce choix ait pu avoir comme but de provoquer la fin de l'entente entre le Courant patriotique libre (parti de M.Aoun) et le Hezbollah. Ce dernier &lt;a href="http://www.naharnet.com/domino/tn/newsdesk.nsf/Lebanon/104B010C6A1651BAC22573A20026AAF6?OpenDocument" target="_blank"&gt;rejette dores et déjà &lt;/a&gt;tout amendement de la constitution à la majorité simple (voté par la majorité), visant à placer M.Sleimane à la tête de l'état. Cependant, le parti ne rejette pas sur le fonds la nomination de M.Sleimane. Selon la constitution en effet, le seul cas de figure pour qu'un militaire accède au pouvoir est qu'il ait quitté toute fonction militaire depuis 2 ans. Un amendement constitutionnel est donc bel et bien requis. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Tout le monde va présenter son choix comme étant le choix de la victoire de son camp. C'est de bonne guerre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette nomination est supportée et présentée par la majorité, soutenue par Aoun, soutenue du bout des lèvres, sur le fond, par le Hezbollah, soutenue par l'Arabie Saoudite, les Etats Unis... C'est d'ailleurs en filligrane le contenu de la proposition (qui avait fait scandale) présentée par le président Emile Lahoud à la fin de son mandat vendredi dernier, l'état d'urgence en moins. Tout s'enchaîne : la commission Brammertz chargée d'investiguer sur le meutre de Rafiq Hariri ne nomme à nouveau personne dans son &lt;a href="http://www.naharnet.com/domino/tn/newsdesk.nsf/Lebanon/866F9DC462B25735C22573A100643E6C?OpenDocument" target="_blank"&gt;dernier rapport publié cette semaine&lt;/a&gt;, et le rapport se veut "soft" à l'encontre de la Syrie (&lt;a href="http://www.dailystar.com.lb/article.asp?edition_id=1&amp;amp;categ_id=2&amp;amp;article_id=87101" target="_blank"&gt;texte complet ici&lt;/a&gt;); cette dernière se rend à Annapolis, même si elle n'envoie pas son plus haut représentant, ce qui rend le pouvoir iranien très nerveux et constitue une petite victoire pour l'administration US. En même temps, la Syrie &lt;a href="http://www.dailystar.com.lb/article.asp?edition_id=1&amp;amp;categ_id=2&amp;amp;article_id=87102" target="_blank"&gt;donne "son feu vert"&lt;/a&gt; pour la nomination de Suleimane comme président intérimaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sauf retournement de dernière minute, ceci devrait être la solution adoptée lors du vote du 7 décembre. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-3070058818908818303?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/3070058818908818303/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=3070058818908818303&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/3070058818908818303'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/3070058818908818303'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2007/11/prsident-de-consensus-et-implications.html' title='Président de consensus et implications'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-3305141312095916970</id><published>2007-11-28T12:36:00.000+01:00</published><updated>2007-11-28T12:56:37.886+01:00</updated><title type='text'>Photos commentées (28/11/2007)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Beyrouth - Trois photos dans les dernières traitées qui méritent un petit commentaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://picasaweb.google.com/dleclercq/Lebanon/photo#5137841177600835314"&gt;&lt;img src="http://lh3.google.com/dleclercq/R01HVF9FvvI/AAAAAAAAAfw/OaiCHKgruAk/s400/DSCN5850.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le passage entre les deux immeubles que l'on voit est exactement l'endroit où l'ancien Premier Ministre Rafiq El Hariri a été victime d'un attentat causé par une charge explosive que l'on estime à 2 tonnes de TNT. L'immeuble à droite a été salement endommagé. Solidere est l'entreprise, on va dire l'organisme, que feu Hariri avait mis en place pour transformer le centre de Beyrouth après les 15 années de guerre civile. Mais voilà, il apparaît que Solidere est également une vaste entreprise d'intérêts pas très nets (enfin, c'est ce qu'une certaine presse avance), et que surtout, elle ne fait pas de détails dans la rénovation. Ce qui est démolissable pour l'appétit des promoteurs immobiliers ne résiste pas longtemps, endommagé ou pas. Loin de moi la volonté de donner des leçons, c'est exactement pareil à Bruxelles et ailleurs. C'est ainsi que plusieurs quartiers historiques, dont Gemmeyzé, un joyau de Beyrouth, sont menacés régulièrement par une large opération de démolition, mais les habitants (souvent aisés) résistent. Ce qui remplace les immeubles historiques est en général très laid et fait peu attention aux maisons entourantes, style un mur de 10 étages planté à 1 m d'une façade existante. Ceci dit, il fallait quand même oser poser cette banderolle juste à cet endroit-là...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="right"&gt;&lt;a href="http://picasaweb.google.com/dleclercq/Lebanon/photo#5137841723061682082"&gt;&lt;img src="http://lh6.google.com/dleclercq/R01H019Fv6I/AAAAAAAAAhI/aMn2vkOHCHU/s400/DSCN5953.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Qu'est-ce que ça vous dirait de tomber nez à nez sur une affiche d'une personne que vous connaissez, avec son nom et prénom, posant pour une campagne "Love yourself" ?&lt;br /&gt;Une société de cosmétiques a lancé une campagne de pub dont les "acteurs" sont des quidams pris "au hasard" dans la rue. Au Liban, ça donne entre autres cette photo plus haut. Juste un peu narcissique... &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-3305141312095916970?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/3305141312095916970/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=3305141312095916970&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/3305141312095916970'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/3305141312095916970'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2007/11/photos-commentes-28112007.html' title='Photos commentées (28/11/2007)'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-1719506982494107911</id><published>2007-11-28T12:28:00.000+01:00</published><updated>2007-11-28T12:34:44.259+01:00</updated><title type='text'>Souq el-Ahad</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://picasaweb.google.com/dleclercq/Lebanon/photo#5137841813255995330"&gt;&lt;img src="http://lh3.google.com/dleclercq/R01H6F9Fv8I/AAAAAAAAAhY/KtdR8MDF-H4/s400/DSCN5956.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Littéralement "le marché du dimanche". Lieu bien roots si il en est, en bas de mon quartier Sioufi en descendant vers le "fleuve" Beyrouth, et en-dessous des ponts et branchements d'autoroute. Ca a vraiment des airs du marché du midi à Bruxelles, franchement, on n'est pas dépaysé pour un sou. C'est un marché où l'on trouve de tout, surtout en vêtements et en accessoires de maison. Des briquets en forme de balles, des vêtements militaires, y compris des cagoules complètes à trois orifices... Mais aussi tout ce dont on peut avoir besoin quotidiennement bien sûr. Ca dure toute la journée du dimanche, c'est hyper bon marché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-1719506982494107911?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/1719506982494107911/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=1719506982494107911&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/1719506982494107911'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/1719506982494107911'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2007/11/souq-el-ahad.html' title='Souq el-Ahad'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-2104820979024841801</id><published>2007-11-26T12:31:00.000+01:00</published><updated>2007-11-26T12:42:02.297+01:00</updated><title type='text'>Petites histoires (26/11/2007)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Comment lire la presse au Liban ? &lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt; Siniora a déclaré à qui voulait l'entendre jusqu'il y a peu qu'il n'entendait en aucun cas reprendre les pouvoirs présidentiels, or, qu'est-ce qui arrive ? "Siniora : le cabinet assume les pouvoirs présidentiels" (L'Orient le Jour de ce samedi). &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Michel Aoun déclarait il y a quelques mois encore : "non je ne veux pas être président du Liban". Or qu'est-ce qui arrive ? Le même Aoun martèle à présent que si il n'est pas président, ce sera le chaos et l'enfer pour le Liban. Il aurait déclaré : "je ne suis pas un faiseur de rois, je suis le roi".&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il faut donc bien lire les déclarations dans la presse EXACTEMENT à l'inverse de ce qu'elles affirment. Si un politicien fait une sortie dans la presse pour dire "noir". Il faut lire qu'il a l'intention de faire "blanc". Ce qui m'inquiète, c'est que toutes ces pontes déclarent depuis des mois : "nous ferons tout pour éviter une nouvelle guerre civile au Liban". Faut-il lire : "Nous ferons tout pour provoquer une nouvelle guerre civile au Liban" ? &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Rapports de force&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'invitation dernière minute de la Syrie à la table des négociations, via son vice-ministre des Affaires Etrangères (les autres délégations ont envoyé au moins leur chef de la diplomatie), à la conférence d'Annapolis sur le le Proche Orient, est certainement un pas dans le bon sens pour la résolution de la crise que traverse le Liban. Avec le Golan toujours officiellement annexé à Israël et un état de guerre officiel, Damas ne peut se permettre de laisser un président "anti-syrien" se hisser à la tête de l'Etat libanais. Avec ou sans le Golan d'ailleurs. J'imagine mal le représentant syrien dansant la dabkhé avec Olmert après la conférence de cette semaine.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il faut voir l'évidence en face : le gouvernement s'est arrogé les prérogatives de la présidence, dont le commandement de l'armée. Il est difficile d'invoquer une réelle "neutralité" dans le chef de la force armée, étant donné qu'elle est sous le commandement de la même partie qui donne les ordres aux forces de sécurité intérieure et à la police. En face, il ne reste que la milice du Hezbollah comme seule force crédible. Et au-delà, pas mal de factions non déterminantes, mais au pouvoir de nuisibilité assez étendu. Il faut voir comment, et si, l'armée suivra les ordres donnés en cas de troubles plus graves. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;En attendant, les troupes et quelques tanks se sont positionnés sur les lignes de séparation entre des quartiers à tendance sunnites et chiites principalement. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Pour être tenu minute par minute des dernières évolutions (les faits bruts), je suggère &lt;a href="http://web.naharnet.com/" target="_blank"&gt;Naharnet&lt;/a&gt;. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-2104820979024841801?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/2104820979024841801/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=2104820979024841801&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/2104820979024841801'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/2104820979024841801'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2007/11/petites-histoires-26112007.html' title='Petites histoires (26/11/2007)'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-3859962309299182206</id><published>2007-11-08T08:43:00.000+01:00</published><updated>2007-11-08T08:55:33.613+01:00</updated><title type='text'>Nouvelles présidentielles</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Les Etats Unis appellent les forces du 14 Mars à violer la constitution libanaise. Puisque le gouvernement ne parvient pas à trouver un compromis avec l'autre moitié du pays, qu'il élise le nouveau président à la majorité (parlementaire, élections d'avril 2005) absolue. Une élection à la majorité absolue, "comme cela se fait dans une démocratie" (on ne va pas commenter). C'est aussi le message des "Faucons libanais" qui se reconnaîtront, contre une opinion croissante au sein même de la majorité gouvernementale qui préfèrerait une présidence consensuelle. Même l'Orient Le Jour fait dans le consensuel ces derniers jours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Violer une constitution, c'est tellement démocratique. Bah, et après tout, si ça ne marche pas par la démocratie, autant le faire par le putsch, on n'est pas à cela près. Après tout, on ne compte plus les démocraties nées d'un putsch à un moment de leur histoire. Le meilleur moyen de jeter à nouveau le Liban dans les bras de la Syrie est &lt;a href="http://joshualandis.com/blog/?p=465" target="_blank"&gt;d'y semer la discorde et d'y jouer un camp contre l'autre&lt;/a&gt;. Comme en 1975 et en 1983.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rencontres au sommet la semaine dernière, on ne peut faire sans rapprocher ces rencontres. D'un côté le pouvoir temporel à Washington: G.W. Bush et N. Sarkozy. De l'autre le pouvoir spirituel au Vatican : Benoit XVI, gardien du Centre Saint de la Chrétienté et le Prince Saoud al-Fayçal, gardien du Centre Saint de l'Islam, pour le "Sommet de l'obscurantisme". Le monde va bien. Dans les deux cas, le Liban fut bien entendu au sujet des discussions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En gros, les pontes Libanaises attendent les résultats des rounds internationaux sur le Liban pour la nomination (on ne va quand même pas parler d'élection) de leur président. C'est en substance les titres d'actualité des principaux journaux libanais et ce qu'il faut en retenir. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-3859962309299182206?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/3859962309299182206/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=3859962309299182206&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/3859962309299182206'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/3859962309299182206'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2007/11/nouvelles-prsidentielles.html' title='Nouvelles présidentielles'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-263709724581293489</id><published>2007-11-08T08:31:00.000+01:00</published><updated>2007-11-08T08:35:40.710+01:00</updated><title type='text'>Les Taal-iban ont encore frappé.</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Taal, en flamand, ça veut dire "langue". J'ai toujours trouvé cette expression appropriée pour décrire ceux, ces particularistes d'un autre âge, qui n'ont décidemment trouvé aucun autre problème dans leur vie que celui endémique de la langue d'affichage des panneaux de signalisation. On a tous nos intégristes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rassurez-vous, chers amis libanais, vous n'avez pas le monopole du ridicule communautariste. En Belgique, on peut faire fort également.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Guerre civile en Belgique (merci Michele) : &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5130369389470715314" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_Ndwfng_dKew/RzK7xyHwjbI/AAAAAAAAAew/3TZk3ZeAfFI/s400/guerre+civile+en+belgique.JPG" border="0" /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-263709724581293489?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/263709724581293489/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=263709724581293489&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/263709724581293489'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/263709724581293489'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2007/11/les-taal-iban-ont-encore-frapp.html' title='Les Taal-iban ont encore frappé.'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_Ndwfng_dKew/RzK7xyHwjbI/AAAAAAAAAew/3TZk3ZeAfFI/s72-c/guerre+civile+en+belgique.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-2332591694837787966</id><published>2007-11-08T08:24:00.000+01:00</published><updated>2007-11-08T08:29:17.845+01:00</updated><title type='text'>Pas besoin de tonnes de discussions</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_Ndwfng_dKew/RzK6syHwjaI/AAAAAAAAAeo/tIu8dK6PEQE/s1600-h/Palestinian_land_loss_Map.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5130368204059741602" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_Ndwfng_dKew/RzK6syHwjaI/AAAAAAAAAeo/tIu8dK6PEQE/s400/Palestinian_land_loss_Map.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La carte ci-dessus représente les pertes palestiniennes et l'occupation qui dure depuis 40 ans. On peut chercher des explications : les fous de Dieu, le Hamas, le Hezbollah, l'anti-sémitisme, la menace nucléaire iranienne, le droit d'Israël à l'existence et tout ce qu'on veut, mais tout est dit dans cette carte. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-2332591694837787966?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/2332591694837787966/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=2332591694837787966&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/2332591694837787966'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/2332591694837787966'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2007/11/pas-besoin-de-tonnes-de-discussions.html' title='Pas besoin de tonnes de discussions'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_Ndwfng_dKew/RzK6syHwjaI/AAAAAAAAAeo/tIu8dK6PEQE/s72-c/Palestinian_land_loss_Map.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-3081830560141982189</id><published>2007-11-05T14:14:00.000+01:00</published><updated>2007-11-05T15:28:15.102+01:00</updated><title type='text'>La Bekaa nord, le Hermel, le Aakar</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Désormais, chaque lundi, une petite histoire pour bien commencer la semaine. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je retape mes notes telles quelles, pas le temps de broder, je laisse cela pour plus tard. Il s'agit d'un tour du Liban que j'ai effectué le week-end du 12 octobre, en partant de Baalbeck et en arrivant à Tripoli par le Nord du Liban.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le week-end commence le jeudi soir avec un iftar à Baalbek, c'est la rupture du jeûn quotidienne pendant ce mois de ramadan. Et celui-ci est particulier puisqu'il s'agit de la veille de l'Aïd (el fitr), autrement dit "le petit aïd", ou encore la fête qui ponctue le ramadan, le dernier iftar donc. Nous avons la chance d'être au milieu d'une troupe de danseurs de dabkhe, danse typique du mashreq. Les danses seront furieuses jusque tard dans la soirée. L'un des convives est le docteur A. Pendant la guerre de Juillet 2006, il est resté pour soigner les urgences. Il a envoyé sa femme et ses enfants à l'étranger. Il a travaillé jour et nuit, sans reconnaissance de l'Etat libanais, mais avec le sentiment du devoir accompli.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://picasaweb.google.com/dleclercq/Lebanon/photo#5123024924184563826"&gt;&lt;img src="http://lh5.google.com/dleclercq/RxikBo1-UHI/AAAAAAAAAYQ/YL8W-LKOMNw/s400/Baalbeck_F1000019.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le lendemain, visite chez un autre docteur, le docteur Jammal, dans son laboratoire médical, une mine d'instruments qui me fait penser aux laboratoires de facultés de médecine, ses posters, ses alambics et instruments divers. J'ai l'impression que la famille Jammal couvre le sud du centre de Baalbek de toute son ombre : le labo Jammal, la banque Jammal, l'hôtel Jammal....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'après le docteur, si on creuse à 6 mètres dans le sol, on découvrira que tout Baalbeck se trouve sur des ruines romaines. Il y a une richesse folle ici. Si on remettait tout droit, "on pourrait payer la dette du Liban sans problème".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a un lieu qu'il y avait longtemps que je voulais visiter, c'est le mausolée de la petite-fille (ou fille ?) d'Hussein, le martyr fondateur du chiisme. Elle présente un dôme comparable aux mosquées que l'on croise en Iran, faite d'un bleu azur à couper le souffle. L'entrée fut épique, deux gardes du hezbollah, pistolet enfoncé dans la ceinture dans le dos, fusil mittrailleur posé sur la banquette arrière de la voiture.... Après quelques discussions, pas moyen d'entrer avec mon appareil-photo, ils le garderont.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une entrée séparée pour les hommes et pour les femmes. L'intérieur est superbe. Tous les murs et les plafonds sont couverts de petits miroirs, c'est un véritable palais des glaces. Au milieu, le mausolée de la descendante d'Hussein. Ce n'est pas un mausolée comme on les voit en Iran, mais véritablement une mosquée. Ces miroirs sont doublés de petits carreaux jaunes, bleus, verts. Avec la litanie du muezzin, tout ceci vous fait entrer assez rapidement dans une phase méditative.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://picasaweb.google.com/dleclercq/Lebanon/photo#5123023962111889490"&gt;&lt;img src="http://lh5.google.com/dleclercq/RxijJo1-UFI/AAAAAAAAAYA/vIXGdA2MRNI/s400/Baalbeck_F1000008.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;Un passage dans un snack-boucherie-restaurant pour goûter le spécialité locale (quoique j'ai déjà entendu parler plusieurs fois de cette spécialité dans plusieurs localités) : le sfiha, pour moi un lointain cousin du bourek que l'on mange dans les balkans et en turquie. Il se mange aussi avec une couche de fromage blanc que l'on choisit ou non d'appliquer sur cette pâte feuilletée fourrée à la viande hachée. Je remarque en tout cas la photo noir et blanc du tenancier avec l'imam Moussa Sadr, une photo qui doit bien avoir 30 ans, sinon plus, dans la cour intérieur maculée de blanc sur fond de ciel bleu pur. Ils posent côte à côte devant les ruines du temple de Baalbek. Moussa Sadr, coiffé "à la Ayatollah" est une figure centrale du chiisme au Liban. Il fonda le mouvement des déshérités, pré-figure du Amal de Nabih Berry et du Hezbollah.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://picasaweb.google.com/dleclercq/Lebanon/photo#5123024919889596514"&gt;&lt;img src="http://lh4.google.com/dleclercq/RxikBY1-UGI/AAAAAAAAAYI/yuJOM95gRuU/s400/Baalbeck_F1000011.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Avant de quitter la charmante bourgade de Baalbek, où le temps s'écoule définitivement autrement que sur la côte libanaise, mais on pourrait presqu'en dire autant de toute la Beka'a, visite de la mosquée ommeyade, devant l'entrée nord des temples romains. Le gardien allait quitter les lieux, mais il nous a dit : ok pour 5 minutes. La cour intérieure est typique des mosquées du même genre, sur le modèle (réduit) de la mosquée ommeyade de Damas. Un grand espace, avec au milieu, un bassin d'eau claire et bleue. A l'intérieur, les chapiteaux sont à la fois romains et islamiques. Les boiseries sont magnifiques. En fait, il y quelque temps, cette mosquée était entièrement à ciel ouvert et elle a été restaurée. Bon, on a donc équitablement visité les mosquées chiites et sunnites de la cité, pas de jaloux, nous pouvons donc y aller.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://picasaweb.google.com/dleclercq/Lebanon/photo#5123023962111889474"&gt;&lt;img src="http://lh5.google.com/dleclercq/RxijJo1-UEI/AAAAAAAAAX4/C6oB8RZvChI/s400/Baalbeck_F1000006.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Vers le Hermel&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans cette route vers le nord extrême de la Beka'a, on croise des villages mixtes, des petites églises orthodoxes font face à des petites mosquées de l'autre côté de la rue. Ce sont des villages-routes, étalés le long de la voie carrossable. Entre ces villages, le paysage me fait penser à la Jordanie ou à la Cisjordanie. Sec, rocailleux, la même couleur jaune foncée.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://picasaweb.google.com/dleclercq/Lebanon/photo#5123023957816922130"&gt;&lt;img src="http://lh4.google.com/dleclercq/RxijJY1-UBI/AAAAAAAAAXg/1zQ5ywPYo0c/s400/Akkar_F1010028.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;A hermel, on retrouve l'Oronte, qui coule vers la Syrie, et ses fameuses truites. L'occasion de se faire un festin le soir de notre arrivée. C'est quand même une région un peu rude. Tous les gosses jouent avec des flingues, des jouets certes, mais des flingues quand même qui crachent des petites billes en plastique. Plusieurs fois au cours de la journée, on se fera "tirer dessus", pour jouer, mais tirer dessus quand même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hermel, la ville, est connue aussi pour sa fameuse pyramide que l'on voit sur les cartes postales. Pas un garde, si ça vous chante, vous pouvez l'escalader du nord et redescendre en son sud. Le petit coin d'ombre qu'elle projette n'est pas pour déplaire. Il y a aussi la grotte de Mar Maroun, St Maron, le patron des Maronites. Il s'y serait réfugié à un moment de son parcours ermite depuis la Syrie jusque dans les montagnes chrétiennes libanaises. En tout cas, il avait bien choisi son refuge. En contrebas de la grotte, l'Oronte coule au milieu de la verdure. L'endroit est absolument calme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De Hermel, nous sommes passés dans le Akkar, région la moins peuplée et la plus pauvre du Liban. On passe vraiment par des routes de contrebande. Les accents sont incompréhensibles. Ce sont des paysages verts et secs à la fois. On passe par des villages aux noms de Fassine, El Hachiche...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://picasaweb.google.com/dleclercq/Lebanon/photo#5123023957816922146"&gt;&lt;img src="http://lh4.google.com/dleclercq/RxijJY1-UCI/AAAAAAAAAXo/Bj3QzQ0gDC4/s400/Akkar_F1010029.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le soir, arrivée à Tripoli par Nahr el Bared, dévasté par le guerre de cet été. Un café au lait et un thé bien mérités sur la corniche El Mina de Tripoli, puis retour à Beyrouth.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://picasaweb.google.com/dleclercq/Lebanon/photo#5123025688688742642"&gt;&lt;img src="http://lh3.google.com/dleclercq/RxikuI1-UPI/AAAAAAAAAZQ/-g_6uJWgAzs/s400/NahrBared_F1010009.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-3081830560141982189?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/3081830560141982189/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=3081830560141982189&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/3081830560141982189'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/3081830560141982189'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2007/11/la-bekaa-nord-le-hermel-le-aakar.html' title='La Bekaa nord, le Hermel, le Aakar'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-7567595323037428502</id><published>2007-10-29T12:06:00.000+01:00</published><updated>2007-10-29T15:05:43.446+01:00</updated><title type='text'>De l'eau, pas de président !!</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Beyrouth - Une annonce reçue automatiquement dans ma petite boîte email ma rendu un peu nerveux hier soir, en plus du triple café tassé qu'il ne faudrait jamais boire un dimanche après 6 heures. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Il s'agissait d'une annonce pour la Banque Mondiale, cherchant à engager des experts en investissements privés pour le Liban. A priori, c'est une excellente idée que d'engager de tels experts. C'était la conclusion d'un rapport d'étude, que j'avais formulée au sujet de Paris III et dans laquelle je soulignais l'absolue nécessité pour le Liban de créer un tissu économique basé sur la petite et moyenne entreprise, sain et viable, au moyen de crédits appropriés, pour sortir le Liban de son économie rentière basée essentiellement sur la finance et la gestion de sa dette publique au bénéfice de quelques (quand même nombreux) vautours et au détriment de la population. &lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Je vais donc voir l'annonce, et quelle ne fut pas ma surprise (je suis quand même resté un grand naïf), de voir qu'il s'agissait d'engager des "experts en privatisation". En gros, des personnes spécialisées dans le transfert d'activités publiques vers le secteur privé. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Recadrons les choses. Le Liban est une économie ultra-libérale, sans réelle autorité étatique, où l'impôt est laissé au bon vouloir du percepteur en fonction du backshich perçu, alors que son taux est parmi le plus bas du monde. Il n'y avait pas d'impôt sur les sociétés il y a peu, et la TVA est de 12%. Les hausses d'impôt se décident par hausse de la TVA, l'impôt le plus injuste. Il n'y a bien sûr quasi aucune forme d'accises sur le tabac ou sur l'alcool, ou à peine. Y a pas que du mauvais dans ce système... &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Pendant ce temps-là, Beyrouth est asphixiée de ses 4X4 et de &lt;a href="http://www.fuh2.com/" target="_blank"&gt;ses Hummer&lt;/a&gt;. Enfin soit, je n'ai aucune forme d'envie envers les nouveaux riches ni les anciens d'ailleurs, du moment que leur mode de vie n'empiète pas sur le mien et sur celui de mes amis. Et là, c'est pas gagné. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;La distribution d'eau: 4 à 5 heures d'eau par jour. Exemple. Ce week-end, pourtant situés dans une quartier relativement aisé de Beyrouth Est (disons de classe moyenne chrétienne), on n'a plus eu d'eau à partir de samedi 23H, jusque dimanche 18H. Le problème n'est pas tant qu'il n'y ait que quelques heures d'eau par jour mais qu'on ne sait pas quand il y aura de l'eau. J'étais en Roumanie au début des années 1990, juste après la chute des Ceaucescu. Je me souviens qu'on avait droit à 4 heures d'eau par jour, du style 6-8H et 17-19H. Au moins on savait à quelle heure remplir les seaux et les bidons. Et quand tirer la chasse. On disait alors : mon dieu, regardez ces pauvres gens, 40 ans de communisme, voilà où ça mène. A quoi va-t-on attribuer les pénuries d'eau au Liban, certainement &lt;strong&gt;le pays le plus riche en or bleue de tout le Moyen Orient&lt;/strong&gt; ? &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;L'électricité: EDL (Electricité du Liban) est en déficit de 1 milliard de dollars par an, un quart ou un cinquième je ne sais plus, du budget de l'Etat à lui tout seul. Il y a les déviations illégales de certains quartiers qui se servent sur le réseau. Etat du réseau incurable, il faudrait faire table rase et tirer partout de nouvelles lignes. Une centrale qui marche à moitié et une autre en réparation au nord, endommagée par une (1) katouchia tirée du camp de Nahr el Bared durant les combats de cet été. Rupture dans l'approvisionnement de pétrole. Résultat : longues pénuries d'électricité, en général de longues coupures la journée, et les générateurs qui tournent à plein régime. Heureusement, il y a le privé ! L'électricité "privée" est vendue à prix d'or. 45 euros par mois dans une petite ville de province, pour 5 ampères tirés d'un générateur collectif privé. 5 ampères, ça veut dire que vous ne pouvez pas brancher un fer à repasser en même temps que votre chauffe-eau fonctionne, sinon les plombs sautent... Pour 10 ampères, on monte tout de suite dans les 80 euros. Autant dire que si vous avez un cousin qui est dans le business des générateurs et des UPS (pour ordinateurs), vous avez un milliardaire dans la famille ! &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;On va me dire, jusqu'ici, que ce que je décris est la preuve que le secteur public ne peut remplir ces tâches, qui devraient donc être assumées par le privé. Voyons donc ce qui est privatisé et qui donc devrait marcher. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Soins de santé: pas de couverture sociale et les services médicaux hors de prix. 60 dollars pour une radio et l'auscultation et 150 dollars pour un plâtre. Rappelons le salaire moyen d'un Libanais (qui gagne déjà bien sa vie) : entre 500 et 600 dollars par mois. Dans ces conditions, tomber malade ou avoir un accident n'est pas vraiment une option. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Education (supérieur) : l'Université Libanaise est sans doute une très bonne université, mais si vous voulez aboutir à une situation au Liban, vous ne pouvez passer à côté de l'une des nombreuses institutions privées qui dispensent leurs cours (souvent vides), à coup de tarifs dignes de Harvard et de Philadelphie. 6000 euros (annuels) pour des Etudes de Sciences humaines, 10000 euros pour une école de commerce réputée, entre 12000 et 20000 euros pour des Etudes de Médecine, à peu de variation près entre Université St Joseph, American University of Beirut, LAU, NDU, IUT etc... Pas de bourses publiques bien évidemment. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Télécommunications : l'un des réseaux internet les plus chers du monde et les plus lents. L'ADSL vient d'être annoncé à grand renfort de publicité, mais son débit réel ne dépasse pas les 512K. Alors qu'on est à la deuxième génération ADSL en Syrie, avec des réseaux 2 gigabit et que cela fait des années qu'il est disponible partout au Yemen dans les internet cafés. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Le réseau de téléphonie mobile EST le plus cher du monde. 2 compagnies privées et une semi-publique se partagent le monopole du marché. Il revient moins cher d'appeler de poste fixe à portable libanais depuis l'Europe (dans le sens Europe-Liban) que d'appeler de portable à portable au Liban. L'utilisateur de base de portable ne peut pas s'en tirer avec une facture de moins de cent dollars par mois. Si vous ne rechargez pas votre téléphone à carte prépayée dans les deux semaines, votre numéro se volatilise et vous êtes bon pour en racheter un autre. La ligne permanente s'achète, dans les 100 dollars (vous achetez un numéro). Bref, une vraie mafia. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Alors, quand la Banque Mondiale ou le FMI, ou une conférence style Paris II, Paris III ou Téhéran I, viennent annoncer qu'il faut d'avantage de privatisation au Liban, alors que le grand public n'a pas d'accès satisfaisants aux commodités de base (de chez base) que sont l'eau, l'électricité et les soins de santé, je me dis qu'il y a un manque sérieux d'ophtalmologues dans le monde, pour rester gentil. Ce n'est pas de privatisations dont le Liban a besoin, mais bien de renforcement de son secteur public laissé à l'abandon. Lorsqu'il fonctionnera, il sera éventuellement temps d'envisager sa privatisation. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;Ce qui m'étonne, dans cette situation de pénurie généralisée, c'est que les gens restent rivés à leur poste de télévision pour regarder s'ébattre cette classe politique incapable d'assurer à la population le minimum vital. &lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-7567595323037428502?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/7567595323037428502/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=7567595323037428502&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/7567595323037428502'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/7567595323037428502'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2007/10/de-leau-pas-de-prsident.html' title='De l&apos;eau, pas de président !!'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-6747179676361465851</id><published>2007-10-17T17:26:00.000+02:00</published><updated>2007-10-22T19:04:27.145+02:00</updated><title type='text'>Iraq, Oil and politics</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Dans le cadre des conférences organisées par le CIEL à l'USJ, une conférence de Walid Khadduri. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Walid was educated at: Baghdad College, Baghdad 1959, then took a BA in Sociology, Michigan State University, 1963 and MA and PhD in International Relations, The Johns Hopkins University, 1966, 1972..&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;He has been Director of Research, Institute for Palestine Studies, Beirut, 1970-73.Instructor, Political Science, Kuwait University, 1973-75. Director of Information, Organization of Arab Petroleum Exporting Countries (OAPEC), Kuwait, 1975-1981Managing Editor, Middle East Economic Survey (MEES), Nicosia,1981-2003,Editor-in-Chief, MEES, 2003-2004.Economic Editor. al-Hayat, Beirut, 2004-2006.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;He is the author of books and articles on geopolitical aspects of Middle East Oil.&lt;/div&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Pourquoi la guerre ?&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p align="justify"&gt;Pourquoi l'Irak est-elle tellement importante ? Elle détient la deuxième place des réserves de pétrole mises à jour, derrière l'Arabie Saoudite (1). Les causes officielles de la guerre en 2003 étaient les Armes de destruction massive, puis les liens du régime avec le terrorisme d'Al Qaeda. Aucune de ces allégations n'ont pu être prouvées à ce jour. Pire, il semble que la guerre ait alimenté la croissance du réseau terroriste d'Al Qaeda. &lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;Alan Greenspan a reconnu que le pétrole était la raison de l'invasion. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Commercialement, il n'y a pas de différence dans l'exportation du pétrole vers les Etats Unis. Le niveau a toujours été sensiblement pareil, quel que soit le régime à Bagdad. Des raffineries sont prévues depuis des lustres aux Etats Unis, spécialement conçues pour le raffinage du brut lourd et épais irakien. &lt;/div&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Production et économie du pétrole&lt;/em&gt; &lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p align="justify"&gt;L'Irak pourrait produire 2 millions de barils de pétrole supplémentaires si elle était en situation de paix. Et ceci ne concerne que les champs découverts. La production actuelle est précisément de 2 millions de barils par jour, elle pourrait donc doubler. Sur les 2 millions de barils produits par jour, 1,5 millions de barils sont destinés à l'exportation. Il faut reconnaître que depuis 30 ans, l'Irak est en guerre ou sous embargo, et cette production optimale n'a jamais été atteinte. La limite à l'exportation met la pression sur les prix. Il y a des champs encore inexploités en Irak, un cas unique au monde. Notamment un champ de 600 mille barils par jour, découvert en 1973 dans les provinces kurdes et toujours pas exploité. Cette production est équivalente à celle du Qatar. &lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Fédéralisme et distribution &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p align="justify"&gt;Auparavant, le pétrole était nationalisé et centralisé. La question de la distribution des revenus du pétrole nécessite une médiation. 90% des ressources se trouve au sud. La fédéralisation de l'Irak est un fait. Il y a trois parties. La constitution est vague sur la distribution des revenus du pétrole et son exploitation. Les Kurdes, au nord, commencent à signer des contrats avec des compagnies étrangères. Dix accords ont déjà été signés par les Kurdes. Les majors qui signent avec une entité fédérée ne peuvent en principe pas travailler dans le reste du pays, elle doivent donc mesurer les pertes et les bénéfices de tels accords. &lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;Après une négociation de 10 mois, un accord de distribution est intervenu, pour une période de 20 ans. &lt;/div&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Conditions &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p align="justify"&gt;Les conditions quotidiennes internes sont, malgré cette richesse énergétique, désastreuses. Il y a à peine une heure d'électricité par jour sur le réseau. Dix millions de dollars se perdent par jour dans le vol de pétrole et la corruption. &lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;On sait que la situation sécuritaire à Bagdad est désastreuse. Le Secrétaire d'Etat au pétrole a été enlevé par une centaine de kidnappeurs dans ses propres bureaux devant ses gardes de sécurité impuissants. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Depuis 2003, vingt pour cent de la population a émigré. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Al Qaeda contrôle la plupart des entrées de Bagdad. Il n'y a plus d'armée ni de police sérieuse. Certains éléments de ces corps "de sécurité" tuent parfois sur simple base de la carte d'identité. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Problèmes extérieurs &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;em&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/em&gt;Dans la problématique Région kurde vs. Turquie, le seul oléoduc de sortie est vers la Turquie. Etant donné les tensions, plus de cent compagnies turques ont quitté la région kurde depuis la régionalisation.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le pétrole est une question nationale, voire nationaliste, en Irak. La possibilité que les Etats Unis s'approprient des champs en contrepartie de "leur effort de libération de l'Irak" est extrêmement mal perçu dans la population. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il y a aussi des problèmes frontaliers concernant des champs. Avec l'Iran et le Kuweit. Si on compare avec la Grande Bretagne et la Norvège, le conférencier fait état de la nécessité de gouvernements solides et sensés pour une exploitation commune saine et intelligente de ces ressources. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dans cette structure d'Etat fédéral, chacun tire parti de ses voisins. Les Sunnites de l'Arabie Saoudite, les Chiites de l'Iran, et les Kurdes des autres Kurdes, et paraît-il, d'Israël.(2) &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Historiquement, chaque fois que Bagdad a été faible, les Turcs et les Perses sont entré en Mésopotamie pour occuper le Kurdistan. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Au sud, à Basra', on voit apparaître des milices chiites pro-irakiennes, et d'autres pro-iraniennes, qui s'affrontent violemment. Le conférencier rappelle que lors de la guerre Iran - Irak, le gros des troupes était composé d'Irakiens de confession chiite. Le sentiment patriotique a toujours été développé au sein de toutes les confessions.(3) &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Que faire ? &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il est bien entendu impossible de développer l'exploitation du pétrole dans les conditions actuelles. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Les Irakiens doivent s'asseoir et élaborer un nouveau contrat social : quel type d'Etat veulent-ils ? Un Etat religieux ou séculaire ? Un Etat centralisé ou décentralisé ? (4) &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Après la conférence, un silence de quelques secondes, lourd, a régné sur la salle, comme si il n'y avait rien à y ajouter. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Commentaires :&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;(1) Il y a d'autres raisons à l'invasion U.S. de l'Irak. D'une part, les Etats Unis n'ont pas que le pétrole comme intérêt dans la région, même si ce n'est pas le moindre. Il y a aussi le marché des armes auprès des pétromonarchies du Golfe (voir un article précédent), les bases militaires au Bahreïn et au Qatar, et la protection d'Israël. D'autre part, l'affaiblissement relatif du lien entre l'Arabie Saoudite et les Etats Unis à la suite des attentats du 11 septembre 2001, ont amené les Etats Unis à revoir leur stratégie dans la péninsule arabique en procédant à un rééquilibrage de leur dépendance à l'égard de Riyad. Un pied à Riyad et un pied à Bagdad.&lt;br /&gt;(2) pourtant alliée à la Turquie.&lt;br /&gt;(3) Bien que le conférencier n'ait pas été en mesure d'expliquer pour quelle raison ces tensions communautaires sont apparues subitement, comme si elles venaient de "nulle part".&lt;br /&gt;(4) Gageons que ces questions ne se posent même plus aujourd'hui... &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-6747179676361465851?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/6747179676361465851/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=6747179676361465851&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/6747179676361465851'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/6747179676361465851'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2007/10/iraq-oil-and-politics.html' title='Iraq, Oil and politics'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-7001764153410199733</id><published>2007-09-21T11:33:00.000+02:00</published><updated>2007-11-28T12:27:51.346+01:00</updated><title type='text'>Les plages et clubs privés du Liban</title><content type='html'>Profitons de la fin de l'été pour dire que le Liban n'est pas que destructions, troubles et manifestations, mais est aussi, et surtout, un lieu de villégiature, la Suisse du Moyen Orient, qui offre à ses visiteurs mille et une merveilles, à commencer par sa côte complètement privatisée de Tripoli à Tyr (ce dernier passage n'est évidemment que sarcasme). Voici quelques photos pour l'album de vacances.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oceana Club, Damour :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://picasaweb.google.com/dleclercq/Lebanon/photo#5124089384584237346"&gt;&lt;img src="http://lh4.google.com/dleclercq/RxxsJY1-USI/AAAAAAAAAbg/BU-B8GeP9Yo/s400/DSCN5750.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Saint-Georges, Beyrouth :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://picasaweb.google.com/dleclercq/Lebanon/photo#5124089388879204690"&gt;&lt;img src="http://lh5.google.com/dleclercq/RxxsJo1-UVI/AAAAAAAAAb4/uLv6CnbkEk8/s400/DSCN5781.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Corniche, Beyrouth :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://picasaweb.google.com/dleclercq/Lebanon/photo#5124090342361944418"&gt;&lt;img src="http://lh3.google.com/dleclercq/RxxtBI1-UWI/AAAAAAAAAcE/oAOqYTPo_e0/s400/DSCN5814.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Bain Militaire, Beyrouth :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://picasaweb.google.com/dleclercq/Lebanon/photo#5124090346656911730"&gt;&lt;img src="http://lh4.google.com/dleclercq/RxxtBY1-UXI/AAAAAAAAAcM/YnnqIQmbgXg/s400/DSCN5827.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Sporting, pas mal dans son genre non plus : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://picasaweb.google.com/dleclercq/Lebanon/photo#5137841216255540994"&gt;&lt;img src="http://lh4.google.com/dleclercq/R01HXV9FvwI/AAAAAAAAAf4/YWsvqvMh9_g/s400/DSCN5851.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Corniche, Beyrouth :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://picasaweb.google.com/dleclercq/Lebanon/photo#5124089384584237378"&gt;&lt;img src="http://lh4.google.com/dleclercq/RxxsJY1-UUI/AAAAAAAAAbw/57yyofTDt2k/s400/DSCN5776.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Bonne fin de vacances.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-7001764153410199733?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/7001764153410199733/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=7001764153410199733&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/7001764153410199733'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/7001764153410199733'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2007/09/les-plages-et-clubs-privs-du-liban.html' title='Les plages et clubs privés du Liban'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-5103608623456344899</id><published>2007-09-05T09:30:00.000+02:00</published><updated>2007-09-05T13:03:55.716+02:00</updated><title type='text'>Du riz et des pétales de rose</title><content type='html'>J'avais lu ces récits de l'entrée de l'armée syrienne a Beyrouth (sous l'égide de la Force Arabe de Dissuasion, en 1976), des armées françaises (1982) et américaines (en 1958 et 1982), et dans une moindre mesure israéliennes (au Sud Liban parmi des populations parfois fatiguées du comportement du Fatah, en 1982), toutes accueillies sous les hourras, les jets de riz, les pétales de rose, l'eau parfumée et le champagne. Avant de devoir toutes se replier, pour ainsi dire, dans la débâcle et le chaos, quelques mois ou années plus tard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai assisté a ce genre de scène hier soir, autour de la place Sassine. Un cortège de jeeps et de camions militaires de l'armée libanaise est descendu de Tripoli, en passant par toutes les villes côtières, remontant par Dora vers le centre-ville (de Beyrouth Est pour être précis). Pour ceux qui débarquent, c'était la fête pour la fin des combats à Nahr el Bared contre le gang du Fatah al Islam.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a pu voir des militaires sur des camions, doigts en "V", munis des roses offertes par la population, mitraillette pointée vers le ciel, des jeunes filles intercalées dans les jeeps battaient la mesure sur des sons de Dabkhé crachés à plein volume depuis des discos mobiles. Il y eu hier soir un festival de feux d'artifice que quelque rafales de pistolet automatique couvraient a peine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est évidemment une très bonne nouvelle que la fin de ces combats. De là à dire, comme l'ont laisse entendre des éminences de la majorité, que l'armée est maintenant apte à imposer son autorité sur tout le territoire libanais et sur toute faction armée non relevante de l' autorité de l'Etat, c'est un peu optimiste. Disons que c'est juste incendiaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a d'abord les autres camps palestiniens, dont la sécurité relève encore et toujours de l'OLP. Des camps de l'importance de Nahr El Bared, il y en a 6 ou 7 autres au Liban. Le siège de Nahr El Bared, tenu par 400 combattants islamistes à tout casser, a duré près de 3 mois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a aussi la "Résistance", le Hezbollah, qui a tenu tête à la 5e ou 6e armée du monde (il faudrait comparer la puissance militaire de la Chine et celle d'Israël), dans des circonstances de guérilla, certes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ça dans un contexte ou les pays amis du gouvernement libanais, Etats-Unis en tête, ne permettront jamais, comme l'a souligné le général M.Sleymane, que le Liban accède a un statut de puissance suffisante à ne fut-ce qu'être capable de résister a une éventuelle attaque israélienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les pays qui supportent les mouvements palestiniens et le Hezbollah n'ont pas ce genre de contrainte. Et il faudra donc s'en accommoder encore longtemps.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-5103608623456344899?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/5103608623456344899/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=5103608623456344899&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/5103608623456344899'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/5103608623456344899'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2007/09/du-riz-et-des-ptales-de-rose.html' title='Du riz et des pétales de rose'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-4452702136893797250</id><published>2007-09-04T12:48:00.000+02:00</published><updated>2007-09-04T13:06:32.430+02:00</updated><title type='text'>El Qornet es-Saouda (le coin noir)</title><content type='html'>Sommet du Liban a 3082 metres. On n'y est pas parvenu (a 4 km pres) en raison d'une meute de chiens enrages. Ce sera pour la prochaine fois : dormir au Cedres pour partir a 8h du matin, 2 litres d'eau par personne, de bonnes chaussures. Mais on n'etait pas loin du but. De la haut il est possible de voir les sommets de l'Ile de Chypre a 250km de la et toute la vallee syrienne vers Damas. Voici quelques cliches.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt; &lt;a href="http://picasaweb.google.com/dleclercq/Lebanon/photo#5106296807346267986" target=_blank&gt;&lt;img src="http://lh3.google.com/dleclercq/Rt015FeV51I/AAAAAAAAARI/JhyVuM6BGeg/s400/F1000004.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Vers la vallee de la Qadisha.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://picasaweb.google.com/dleclercq/Lebanon/photo#5106296811641235346" target=_blank&gt;&lt;img src="http://lh4.google.com/dleclercq/Rt015VeV55I/AAAAAAAAARo/Vrv40uORC8o/s400/F1000022.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Ascension par les pistes de ski assechees.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://picasaweb.google.com/dleclercq/Lebanon/photo#5106296811641235298" target=_blank&gt;&lt;img src="http://lh4.google.com/dleclercq/Rt015VeV52I/AAAAAAAAARQ/mQGZYtrKmTc/s400/F1000005.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Troupeau de moutons sur le plateau qui mene au Qornet es-saouda&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://picasaweb.google.com/dleclercq/Lebanon/photo#5106296811641235314" target=_blank&gt;&lt;img src="http://lh4.google.com/dleclercq/Rt015VeV53I/AAAAAAAAARY/c6wUO90dbj4/s400/F1000013.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Campements de Bedouins&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://picasaweb.google.com/dleclercq/Lebanon/photo#5106296811641235330" target=_blank&gt;&lt;img src="http://lh4.google.com/dleclercq/Rt015VeV54I/AAAAAAAAARg/dtt21XkCb1I/s400/F1000021.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Vue sur les Cedres.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-4452702136893797250?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/4452702136893797250/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=4452702136893797250&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/4452702136893797250'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/4452702136893797250'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2007/09/el-qornet-es-saouda-le-coin-noir.html' title='El Qornet es-Saouda (le coin noir)'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-577741287091819257</id><published>2007-08-31T00:48:00.000+02:00</published><updated>2007-08-31T14:07:46.794+02:00</updated><title type='text'>... né. A Beyrouth.</title><content type='html'>Le festival du film libanais s'est terminé hier. J'ai assisté à quelques unes des soirées. Il y a eu des choses intéressantes, et d'autres moins. En fait il s'agit surtout de courts et de moyen métrages. Mais la production globale est plus que satisfaisante, surtout si l'on considère les moyens du bord.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La 6e édition, celle de cette année, devait avoir lieu l'été dernier, mais, guerre oblige, elle fut reportée. Ce n'est pas un festival sur la guerre du Liban, mais il va de soi que beaucoup de productions de ces derniers mois en sont marquées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les courts que j'ai vu, en animation, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Beirut&lt;/span&gt; de Elie Dagher, qui décrit une ville ou l'eau est devenue une denrée très rare, était techniquement abouti, le désormais classique &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Superhajja&lt;/span&gt; (et non Super Geagea) de Tarek Kandil, la courte histoire de cette mémé voilée qui arrête, grâce à ses super-pouvoirs, une méga-bombe qui allait tomber sur un village. La palme du no budget film revient à Ziad Antar et son &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La marche turque&lt;/span&gt;, qui est en fait une vue unique en plongée et en noir et blanc sur les mains d'une pianiste qui nous joue la marche turque de Mozart (vous savez, le pom pom pom....) sur un piano dont les marteaux ne frappent pas les cordes. On entend donc juste le bruit des frappes de doigts sur les touches.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Welcome to Beirut&lt;/span&gt; de Fouad El Khoury, est un peu long, mais est un regard relativement intelligent et léger sur la vie libanaise (plus beyrouthine que libanaise) en général.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'un point de vue esthétique, et même si le sujet est lourd (les villes et villages du sud après les bombardements israéliens de l'été dernier), &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Après l'Orage&lt;/span&gt; de Leila Kanaan est magnifiquement filmé. Des plans fixes, en noir et blanc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Music&lt;/span&gt; de Zeid Hamdan est un tour d'horizon de la musique underground, que j'aurais plutot qualifiée juste d'alternative en terme absolu, au Liban. Le tout dans un rythme bien emmené. Le sujet est intéressant même si il est forcément limité. Une autre critique serait peut etre que le grunge, c'etait il y a dix ans les gars. Mais peut être suscitera-t-il des vocations, et c'est la le plus important.  Pour un apercu et des liens vers les groupes tels que Scrambbled Eggs, Lumi, The New Government :&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.lebaneseunderground.com/" target=_blank&gt;http://www.lebaneseunderground.com/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Un cercle autour du soleil&lt;/span&gt; de Ali Cherri est un court hyper lourd, la palme du condensé de lourdeur en aussi peu de temps. Assez remarquable en soi que pour être souligné. Je ne résiste pas à retranscrire ce passage : "J'étais déçu le jour où ils annoncèrent que la guerre [celle de 1975-91] était finie. J'avais l'habitude d'être transporté de joie à l'idée de vivre dans une ville anthropophage, cannibale, une ville qui se consomme elle-même, telle une sécretion excessive de l'estomac qui viendrait à s'avaler graduellement lui-même". Il y a un malaise...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, j'ai fort apprécié &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le Liban en Automne&lt;/span&gt; de Nadim Tabet, assemblage d'images tournées dans les années 70, d'une famille joyeuse qui va faire du tourisme à travers le Liban, va à la mer, se ballade en bateau. Puis on les voit dans une maison de campagne, dans la famille, à la montagne autour d'une table pour apprécier des verres d'arak, avec quelques plats libanais sur la table et des légumes crus. Ca respire le bonheur, mais d'un autre côté il y a on ne sait quoi d'angoissant qui transparait dans le film.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le reste je n'en parle pas. J'ai raté aussi les deux tiers des projections, et vu le programme, quelques perles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.neabeyrouth.org" target=_blank&gt;http://www.neabeyrouth.org&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.makefilmsnotwar.org" target=_blank&gt;http://www.makefilmsnotwar.org&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-577741287091819257?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/577741287091819257/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=577741287091819257&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/577741287091819257'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/577741287091819257'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2007/08/n-beyrouth.html' title='... né. A Beyrouth.'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-9131408340833805729</id><published>2007-08-24T13:47:00.000+02:00</published><updated>2007-10-03T18:43:14.865+02:00</updated><title type='text'>Liban : Episode III</title><content type='html'>&lt;div style="TEXT-ALIGN: center"&gt;&lt;a href="http://picasaweb.google.com/dleclercq/Lebanon/photo#5055126651736039138" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://lh6.google.com/dleclercq/Ridq6BNWHuI/AAAAAAAAAEU/09fEQnHh-3c/s400/DSCN4780.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;Titre largement égocentrique, j'en conviens. Me voici de retour au Pays du Cèdre (et oui, au singulier, à force, il n'en restera plus qu'un) pour la troisième fois. La première, pour entamer un master en études politiques, la seconde, pour remplir une mission dans le cadre d'une ONG et terminer cette maîtrise, et la troisième, pour chercher un boulot digne de ce nom, à savoir, rémunéré. Cependant, voici un "pré-texte" destiné à décrire les premières heures d'arrivée au Liban, car c'est dans les premières heures que le contraste est le plus vif, avant que tout ne paraisse normal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si vous ouvrez un atlas à la page de la carte du monde, vous observerez que le Liban est juste en plein milieu de la carte, c'est sans doute ce qui donne aux Libanais l'impression qu'ils sont le centre du monde. D'autre part, malheureusement, le Liban est également en plein dans la faille entre les deux pages, difficile à voir, coincé dans le gouffre de la reliure. C'est sans doute pour cette raison que les Libanais aiment rappeler au monde qu'ils existent en se donnant un mal fou pour se démarquer. Voici un cortège de clichés, mais il faut bien un peu fixer le décors.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca commence à l'aéroport. Devant nous, une prostituée Tchèque, le vol vient de Prague. Elle tient en main son contrat de travail pour faciliter son passage à la douane. Son employeur sera le "Moonlight Super Nightclub" de Jounieh. Salaire, 500 dollars par mois. Elle semble déjà être habillée pour prendre du service. A la limite, elle peut se permettre de faire l'aller-retour sur le week-end, vive l'Euro Med. Dans une autre file, une cinquantaine de filles et de femmes bengali ou somaliennes, ce n'est pas clair. Le dernier charter de domestiques pour Achrafyié. Lors de mon dernier retour au Liban, je vois encore cette jeune fille à Athènes, au desk d'embarquement. Elle est visiblement libanaise, du Mont Liban. Elle n'avait ni passeport ni billet d'avion (je me demande comment elle est arrivée jusqu'à ce guichet). L'employée s'énerve et lui demande son nom, qu'elle n'est pas capable de donner. J'ai quitté la conversation, plein de Libanais s'occupant déjà du cas. Quelques minutes plus tard, je la verrai dans l'avion. Le miracle libanais a encore frappé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les taxis de l'aéroport, toujours difficile à négocier, le chauffeur est bonhomme, son porte clef au contact montre un drapeau libanais à côté de celui du Hezbollah. "Shou akhbar bi Lubnan habibi ? quelles nouvelles au Liban ?". "Qua-ïs, kil chi tamam" me répond-t-il avec un grand sourire. Tout va bien en effet: On traverse le grand boulevard vers la place Sassine, à gauche, sur toute l'étendue de la place des Martyrs et de Riad El Solh, entourant quasiment et le Serail (gouvernement libanais) et l'ESCWA (QG des Nations Unies pour tout le Moyen Orient), les tentes du sit in de l'opposition (Hezbollah et CPL) sont toujours là depuis décembre 2006. A droite du boulevard suspendu, une affiche de 30 mètres de haut sur un immeuble criblé de balles et d'impacts de mortier depuis la guerre civile, ventant les mérites de l'armée libanaise. On y voit un soldat libanais courant avec une hanse au bout duquel est fixé un drapeau libanais, au milieu des ruines de Nahr el Bared, le camp palestinien au nord de Tripoli, dont il ne reste plus un bloc de béton debout après trois mois de combats.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De retour à Sioufi en pleine nuit, le quartier où j'habite près de la place Sassine, l'immeuble en face est en réparation. Je n'ai jamais su si il a été démoli suite à la guerre civile ou si sa construction a été arrêtée subitement suite à un manque de financement pour continuer. On n'avait trouvé rien de mieux que d'abattre, dès juin, les deux arbres qui se trouvaient devant cet immeuble et qui le masquaient avantageusement, sans compter le doux gazouilli des oiseaux qui en émanait en fin de journée. Trop poétique pour Achrafiyé, pas assez bétonné. Je vois encore le deuxième arbre tomber à moitié sur le toit d'une mercedes garée de l'autre côté de la rue. Y a du spectacle de mon balcon... Pas de fenêtres, un immeuble en délabrement total. Les travailleurs syriens habitent sur le chantier. Leur linge pend à un fil sur une des terasses, on devine des matelas posés sur le sol poussiéreux. Le marteau piqueur, en fait je devrais écrire "camion marteau piqueur avec un boutoir de 20 mètres de haut", commence son oeuvre dès 4 heure du matin, dans une chaleur moite. J'ai l'impression que ça n'embête personne, en tout cas, personne ne se lève pour faire la révolution. Bon c'est promis, demain j'achèterai un ventilateur pour rendre la chaleur supportable et chasser les moustiques la nuit, contentons-nous d'agir sur ce qui est à notre portée. C'est un principe essentiel pour la santé mentale à long terme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Premier contact avec la rue le lendemain matin. Une dame entre deux âges me demande un peu plus loin, en passant, de lever le volet métalique de son commerce de vieilles freloques. Puis il y a les "next time" quand on n'a pas le compte juste dans un sens ou dans l'autre. C'est cela aussi le Liban, tout en convivialité. Il faut le souligner cent fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La folie de la circulation est toujours à la hauteur de la folie du pays. Les routes deux bandes se transforment facilement en voies trois files, unidirectionnelles, jusque quand un camion en sens inverse, en pleine descente de montagne dans un virage, klaxonne comme un malade à grand renfort d'appels de phare, et là, tout le monde se range. Je ne sais toujours pas comment trois files redeviennent une et demie en si peu de temps. L'improvisation est le stade ultime de l'organisation comme disait le grand Lubanovski, entraîneur du Dynamo Kiev dans les années 80. Cette scene aussi sur l'autoroute 2 bandes dans chaque direction, entre Beyrouth et Damour : une jeune fille de 25 ans, cheveux aux vents, fait du velo... en contre sens. Elle avait l'air tout a fait sereine. La question n'est meme pas de se demander si on peut faire du velo sur l'autoroute, mais si on peut le faire aussi en contre-sens. Et tous ces panneaux (sens unique, interdiction de stationner, etc...) qui n'ont pas la moindre signification. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les transports en commun ont aussi leur lot de phenomenes etranges. Ce jour-la, je me suis trompe de direction en prenant le bus Ein el Rmeine - Hamra. Je ne m'en suis apercu qu'au terminus, bien que mon doute grandit en cours de route. J'ai donc traverse Sabra et Chatila a l'aller et au retour. A un moment, dans un tournant, en raison de la conduite un peu trop brusque du chauffeur, une dame plutot agee, glisse sur sa banquete et se pete la figure dans l'aller centrale. Je pense que le chauffeur etait presse a cause de l'iftar, la rupture du jeun pendant le ramadan. Indignation dans le bus, les gens lui disent de faire attention, et il est vrai que ca conduite donnait une sensation proche de la nausee. Le chauffeur, en guise de protestation, a decide d'arreter le moteur et de se croiser les bras, indiquant que si c'etait comme ca, il arretait de conduire ! Une autre fois, deux dames, assises derriere le chauffeur, lui donnaient des ordres quand a la conduite a adopter aux carrefours. Elles l'engueulaient lorsqu'il ne prenait pas sa priorite de droite ou lorsqu'il s'arretait aux feux rouges !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Place Sassine, un immense portrait de Béchir Gemayel, jeune, beau et souriant, pend là où, à mon départ, il y avait un poster 20 m sur 15 de la Sainte Vierge qui disait que Marie nous rassemble tous, avec une foule en dessous d'elle représentant vaguement les couleurs des principale formations politiques au Liban, le rouge (celui-ci étant partagé par le PSP de Jumblatt et les Forces Libanaises de Geagea), le bleu, le jaune, l'orange. Effectivement, on retrouve Sainte Marie dans l'Islam et les religions chrétiennes du Liban, avec quasi la même vénération.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi Béchir Gemayel ? Mais parce que cela fait 25 ans que le frêre d'Amine Gemayel, ex-président du Liban et père de Pierre Gemayel récemment assasiné, avait été placé à la tête de l'Etat libanais suite à l'invasion d'Israël et avec la bénédiction des Etats Unis ! Quelques jours après, il était assassiné, probablement par les services secrets syriens ou alors était-ce le mossad ? Ou une énième vendetta ? Un téléphone portable aurait actionné une bombe de plusieurs centaines de kilo dans l'immeuble où il se trouvait en réunion. La rumeur aurait couru à l'époque qu'il n'était pas mort, qu'il était lui même sorti de l'ambulance qui l'emmenait en morceaux. Il reviendra.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je donnerais cher aussi pour retrouver un témoin de l'apparition de Saint Charbel à Achrafiyé, en pleine bataille contre l'armée syrienne en 1977-78. Il serait apparu dans les airs, donnant aux combattants maronites une nouvelle vigueur dans la violence des combats.(1)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et la question qui n'est pas de savoir si il est interdit de vendre du tabac à des moins de dix-huit ans, mais si il est permis au moins de douze d'en vendre. Ca c'est pas typique du Liban par contre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sinon, les chasseurs israéliens se balladent toujours librement au-dessus de la Beka'a. Il n'y a toujours pas de gouvernement d'Union Nationale. Olmert geint à tout va que le Hezbollah est plus fort qu'avant la guerre d'octobre. Il y a une campagne présidentielle qui commence en septembre. Et il me semble que le dernier rapport de la commission Brammertz sur le plasticage du convoi de Rafiq Hariri, l'ex-premier ministre, n'a pas livré de grands scoops. Je pense, enfin j'espère, que les enquêteurs de l'ONU se seront rendu compte qu'au Liban, la vérité n'est pas capitale. La vérité est éventuellement un instrument, bonne à répandre si elle sert le dessein de celui qui l'invoque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un artiste glandeur, style contemplateur de la réalité, m'a dit dans un anglais approximatif, ou est-ce moi qui reproduit approximativement :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;All this can only have a tragical end.&lt;br /&gt;I don't know man. (moment de silence)&lt;br /&gt;Maybe the tragedy is just in my head.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais rassurez-vous, malgré tout cela, il est encore possible, sans se mettre d'oeillères, d'avoir une vie tout à fait normale dans ce pays et d'en apprécier ses bienfaits. Il faudrait juste que ça dure et peut-être faudrait-il que ce soit le cas pour un plus grand nombre de Libanais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) Je n'ai trouvé qu'une seule mention de cette apparition, dans l'ouvrage de Samir Kassir, La Guerre du Liban, de la dissension nationale au conflit régional. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-9131408340833805729?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/9131408340833805729/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=9131408340833805729&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/9131408340833805729'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/9131408340833805729'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2007/08/liban-episode-iii.html' title='Liban : Episode III'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-735127547544433962</id><published>2007-08-19T01:31:00.000+02:00</published><updated>2007-08-24T11:02:45.320+02:00</updated><title type='text'>Les satano-terroristes</title><content type='html'>Avec 400 morts causés par plusieurs camions piégés coordonnés, l'attentat d'il y a quelques jours sur la communauté Yazidi est le plus meurtrier de ce dernier siècle après ceux du 11 septembre 2001 aux Etats Unis. La plupart des annonces d'emplois de différentes ONGs, il y a encore quelques jours, stipulaient que le Kurdistan irakien était de "safe" à "pacifié". On peut se rendre compte que même là, et malgré la présence de 126.000 troupes américaines en Irak, c'est le chaos. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'est pas clair si le but de l'attentat est, au choix, le départ des troupes américaines, une guerre sans nom, un acte raciste dirigé envers une communauté considérée à tors comme adoratrice de Satan. Quoi qu'il en soit, et si il fallait encore le dire, il montre le désastre absolu de la politique américaine en Irak, si l'on s'attarde, bien entendu, à des considérations humanistes. On attend le prochain "We are making progress in Iraq" de Georges W. Bush. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'annonce par la Maison-Blanche de mettre les Gardes de la Révolution iranienne sur la liste (1) des organisations terroristes, est déjà &lt;a href="http://www.atimes.com/atimes/Middle_East/IH18Ak04.html" target=_blank&gt;décrite par certains &lt;/a&gt;comme un pas de plus vers le lancement d'une guere en Iran. Dans l'article sus-mentionné, il est rappelé le fait intéressant de la collaboration de la CIA avec les Pasdarans au moins à trois reprise dans un passé relativement récent. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Etats-Unis ne se retireront pas d'Irak d'ici tôt, le but est d'établir des bases militaires solides et à long terme, pour assoir sa puissance de projection sur toute la région du Moyen Orient, et accessoirement, de contrôler l'Iran. Cet objectif peut être atteint sans qu'il ne soit nécessaire d'envahir l'Iran. Quelle erreur également de tenter de lister un corps officiel d'Etat sur une liste d'organisations terroristes (2). C'est un pas vers la disqualification de la lutte effective contre le terrorisme, le blanchiment d'argent et toute sorte de traffics. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a beau retourner la question dans tous les sens et il est quand même difficile de croire, impensable même, que les U.S. se lanceront dans une nouvelle guerre alors que l'Irak est toujours en train de flamber et que le feu en Afghanistan se réanime. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoi qu'il en soit, tout ceci fait partie d'une réthorique qu'on pensait appartenir aux albums de Tintin. On a d'un côté ces vilains barbus, brandissant l'index en l'air, traîtant les Etats Unis de Grand Satan, et de l'autre ces hystériques lançant des  accusations de Terroriste à tout va, dans une ambiance proche de celle d'une cour de récréation. Qui utilisera en premier l'accusation de "Terroriste satanique" ou de "Satano-terroriste" ? Les paris sont ouverts...  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) Dans cette &lt;a href="http://www.state.gov/s/ct/list/" target=_blank&gt;liste du Departement d'Etat&lt;/a&gt;, question de timing probablement, on ne trouve pas le Fatah Al Islam, organisation proche d'Al Qaeda contre laquelle se bat l'armée libanaise dans le camp de Nahr El Bared, mais bien le Hizbollah. Le Fatah Al Islam, armée de libération sans doute....&lt;br /&gt;(2) L'enjeu est politique et financier dans la mesure où tout business avec l'une de ces organisations est passible de lourdes sanctions aux Etats Unis.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-735127547544433962?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/735127547544433962/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=735127547544433962&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/735127547544433962'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/735127547544433962'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2007/08/les-satano-terroristes.html' title='Les satano-terroristes'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-5926145486852228794</id><published>2007-07-31T11:59:00.000+02:00</published><updated>2007-08-18T15:34:11.351+02:00</updated><title type='text'>Il est temps de relacher la pression...</title><content type='html'>... sauf si l'objectif est vraiment de mettre le Liban à feu et à sang.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans l'histoire du Liban, chaque fois qu'une communauté ou une faction a tenté de prendre l'ascendant absolu sur une autre, cela s'est terminé dans un bain de sang. Chaque fois qu'une ou des puissances étrangères se sont immiscées dans les affaires intérieures du Pays du Cèdre, cela s'est soldé par la débacle et l'humiliation de l'étranger, celui-ci n'ayant pas eu le feeling nécessaire de savoir où s'arrêter dans l'ingérence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les U.S. viennent de signer une série de contrats d'armement juteux avec les acteurs de la région : 13 Mld pour Egypte, 30 Mld pour Israël et une aide à l'Arabie Saoudite et les autres pays du Golfe (on parle de 20 Mld pour ces derniers). Selon Condoleeza Rice, l'objectif est de contrer la Syrie, l'Iran, Al Qaeda et le Hezbollah, notamment pour donner sa souveraineté au Liban. Elle rajoute : l'Iran est derrière les attentats qui secouent le Liban. C'est clair qu'on a besoin, au Liban, de l'aide d'une super-puissance régionale, pour rassembler 2 kilo de TNT et les faire exploser sous une voiture... Restons sérieux. Condi, la femme qui a un jour annoncé, en plein bombardements du Liban de l'été 2006, que ce dont nous étions témoin était l'enfantement dans la douleur du nouveau Moyen Orient. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que les U.S. viennent d'allonger près de 70 Mld de dollars d'armement au Proche Orient, dont la plus grosse partie pour l'ennemi israélien (1), les déclarations de Koushner relative aux pressions à exercer sur l'Iran et la Syrie pour pacifier la région, ne sont pas non plus -disons- appropriées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est comme si l'on ne retenait pas les leçons du passé dans cette région. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) Quelque 500 millions de dollars ont été promis au gouvernement libanais dans la foulée de Paris III en aide militaire. On peut supposer qu'un tel montant ne serve qu'à assurer la sécurité intérieure, et en aucun cas de donner à l'Etat libanais les moyens de résister à une nouvelle agression israélienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un journaliste du magazine LE TEMPS demandait à Michel Aoun dans &lt;a href="http://www.tayyar.org/tayyar/articles.php?article_id=31811&amp;type=GMA" target=_blank&gt;une interview récente&lt;/a&gt; si il croyait l'unité du Liban menacée. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;L'entente et l'union que nous proposons sont la seule voie de salut. Or l'Occident n'en veut pas. Je soupçonne les Etats-Unis de travailler à la déstabilisation du Liban, après celle de l'Afghanistan, de l'Irak, de la Somalie, etc. Je crois en fait que les Américains souhaitent un nouvel affrontement dans ce pays. Pour organiser, à la faveur de ce désordre, l'implantation au Liban des Palestiniens qui y résident, parce qu'on ne leur donnera pas d'autre pays. &lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-5926145486852228794?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/5926145486852228794/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=5926145486852228794&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/5926145486852228794'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/5926145486852228794'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2007/07/il-est-temps-de-relacher-la-pression.html' title='Il est temps de relacher la pression...'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-8081666141206768637</id><published>2007-07-26T12:37:00.000+02:00</published><updated>2007-09-04T13:30:17.160+02:00</updated><title type='text'>Un peu de tout (26 juillet 2007)</title><content type='html'>Une amie, C., de Jounieh, la trentaine accomplie, n'était jamais allée à la Corniche de Beyrouth, l'un des endroits les plus célèbres du Liban. C'est un peu comme si un Brugeois n'avait jamais vu le port d'Ostende ou si un Versaillais n'avait jamais vu l'Arc de Triomphe. Ce n'est pas par peur ou par refus, c'est simplement par habitude de ne jamais y aller, la Corniche, Raouché, c'est Beyrouth Ouest. Et ça fait dix-sept ans que la guerre est finie.&lt;br /&gt;----------------------------------------------------&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la veille des élections dans le Metn pour remplacer le siège du député Pierre Gemayel, assassiné l'année dernière, ainsi que celui de Walid Eido, assassiné en juin, je trouvais nécessaire de rappeler les forces parlementaires en présence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;elections: last held in four rounds on 29 May, 5, 12, 19 June 2005 (next to be held 2009) election results, seats by group (partis principaux) :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Majorité :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Future Movement Bloc 36; Hariri - Siniora (Sunnite)&lt;br /&gt;Parti Socialiste Progressiste 16; Jumblatt (Druze)&lt;br /&gt;Qornet Shewan 6 : Kataeb / Phalanges (Gemayel, Chrétien) et PNL (Chamoun, Chrétien)&lt;br /&gt;Lebanese Forces 5; (Geagea, Chrétien)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Opposition :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Development and Resistance Bloc 15; Amal, Nabih Berry (Chiite)&lt;br /&gt;Loyalty to the Resistance 14; Hezbollah (Chiite)&lt;br /&gt;Free Patriotic Movement 15; Aoun (Chrétien)&lt;br /&gt;Skaff Bloc    5  ; principalement Chrétien, de Zahlé&lt;br /&gt;Murr Bloc 2  ; 2 parlementaires Chrétiens du Metn dont Michel Murr.&lt;br /&gt;SSNP 2&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voir &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Lebanese_parliament" target="_blank"&gt;ici de manière plus précise &lt;/a&gt;comment les sièges sont répartis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;----------------------------------------------------&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un pote m'a transmis l'adresse d'un &lt;a href="http://www.pandorabots.com/pandora/talk?botid=f5d922d97e345aa1" target="_blank"&gt;chat robot &lt;/a&gt;auquel vous pouvez posez les questions que vous voulez.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Human : Hello Alice&lt;br /&gt;ALICE : Hi there&lt;br /&gt;Human : I've a question&lt;br /&gt;ALICE : ask me anything&lt;br /&gt;Human : who killed rafiq el Hariri ?&lt;br /&gt;ALICE : I think the lone gunman acted alone.&lt;br /&gt;Human: do you think Bachar is the lone gunman ?&lt;br /&gt;ALICE: It depends on what you mean by thinking.&lt;br /&gt;Human: is aoun backed by syria ?&lt;br /&gt;ALICE: Signs point to yes. Ask Paola if he is.&lt;br /&gt;Human: I mean, is Michel Aoun, the lebanese opposition leader, backed by Syria ?&lt;br /&gt;ALICE: Oh I get it. Thanks for explaining that. I think so, but I'm not sure. Ask John Lennon if he is.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai trouvé, Walid Joumblatt se cache derrière ALICE !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://picasaweb.google.com/dleclercq/Lebanon/photo#5068145363318975890" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://lh4.google.com/dleclercq/RlWrWxKrrZI/AAAAAAAAAJQ/mw4nsbU-ISo/s400/F1010026.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-8081666141206768637?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/8081666141206768637/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=8081666141206768637&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/8081666141206768637'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/8081666141206768637'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2007/07/un-peu-de-tout-26-juillet-2007.html' title='Un peu de tout (26 juillet 2007)'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-8881554139121290734</id><published>2007-07-16T17:50:00.000+02:00</published><updated>2007-08-01T12:18:59.580+02:00</updated><title type='text'>Un peu de geopolitique : les petromonarchies du Golfe.</title><content type='html'>&lt;div class="Section1"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je réorganise mon disque dur, j'en profite pour poster un article en relation avec les petites monarchies du Golfe arabo-persique. Ce sont les 5 États du Conseil de Coopération du Golfe, hors Arabie Saoudite : Qatar, Bahrain, Emirats, Koweit et Oman. A peine 10 millions d'habitants a eux cinq, des émirs et des cheikhs qui se trimballent, immaculés de blanc, attache case en main et lunettes de soleil dans les aéroports de la région (même en pleine nuit), pour servir un bon gros cliche. Ils vous fournissent une bonne partie du réservoir de votre tire. Je me suis penche sur leur environnement régional et international et sur leurs moyens d'action. &lt;br /&gt;  &lt;/span&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Facteurs externes&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;a/ Intégration régionale : le CCG. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Le Conseil de Coopération du Golfe est avant tout un pacte sécuritaire, qui peu à peu s’est développé vers un modèle d’intégration économique à l’Européenne. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Fondé en 1981, il trouve son origine dans la période trouble de l’année 1979 : la révolution islamique en Iran, l’attaque sur la mosquée de La Mecque par des radicaux saoudiens, l’invasion soviétique en Afghanistan. Cependant, le pacte ne jouera jamais un rôle militaire prépondérant, la priorité ayant été donnée, Etat par Etat, à l’alliance avec les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, avec de lourds contrats d’armements à la clef. La guerre Iran-Irak dans les années 1980 et l’invasion du Koweït donnera raison à cette stratégie. De 1995 à 2004, les six Etats du CCG (y compris Arabie Saoudite) ont importé pour 83 Milliards $ d’armement, principalement des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et de la France (à titre de comparaison, 2,9 Milliard pour l’Iran durant la même période)&lt;a href="file:///F:/Sauvegarde%20Clef%20USB%20256MB/Blog%20%E0%20ins%E9rer/blog%20monarchies%20du%20Golfe.htm#_ftn1" name="_ftnref1" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;" lang="FR"&gt;[1]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, à titre individuel. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Le CCG « militaire », pris ensemble, est resté lettre morte en pratique, et a développé une stratégie avant tout politique et économique. Au sein du CCG, les acteurs peuvent jouer « cavalier seul », prenons comme exemple la signature d’un accord de libre-échange entre Bahreïn et les Etats-Unis en 2004, ce qui a provoqué, entre autres, l’ire de l’Arabie Saoudite. Comme on peut s’y attendre dans un tel contexte, les autres membres du CCG ont pour la plupart engagé des négociations bilatérales en vue de la signature du même type d’accord. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;b/ Une faible marge de manœuvre dans l’environnement régional et international&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Sans entrer dans les détails, les Etats de la région ont connu quelques litiges territoriaux : Emirats avec l’Arabie et l’Iran, le Koweït avec l’Irak, le Qatar avec ses voisins. Il faut souligner que le coût stratégique de ces litiges a souvent été beaucoup plus important que la valeur réelle des terres en question. De nombreux litiges ont été apaisés ces dernières années, il faut voir si il s’agit là d’un gage de stabilité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;On peut esquisser l’environnement international de ces Etats selon trois niveaux. L’un très proche constitué par l’Arabie Saoudite, un voisin « encombrant » mais duquel des distances ont été prises depuis 2001. L’environnement proche est constitué de l’Irak et de l’Iran. Le premier est en état de déliquescence. Vis-à-vis du second, malgré quelques tensions territoriales avec les Emirats et le Bahreïn, la volonté est d’éviter d’hypothéquer les relations, juste pour plaire aux Etats-Unis, dont le comportement est jugé imprévisible. Enfin, le troisième niveau, éloigné, est constitué par les Etats-Unis et l’Europe. On aurait pu inclure des puissances régionales, économiques ou politiques, comme Israël, le Pakistan ou l’Inde, mais il fallait limiter le champ de l’étude. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 1in; text-indent: -0.25in;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;;" lang="FR"&gt;o&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;       &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span dir="ltr"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Royaume d’Arabie Saoudite&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Le sentiment particulariste, national, des cinq monarchies étudiées s’est pour l’essentiel construit contre le voisin saoudien : relative tolérance en matière de mœurs et tolérance religieuse. Après avoir découvert, lors de l’invasion du Koweït par l’Irak en 1990, que les « gens du Golfe » étaient méprisés dans le monde arabe, on a vu se développer progressivement chez ceux-ci le caractère décomplexé d’une identité « khalijienne » (du Golfe). On y trouve une plus grande expression de l’aspiration à la démocratie que dans la plupart des autres Etats de la région, on a vu apparaître des vecteurs comme Al Jaazira, et l’internet y est moins censuré qu’ailleurs, pour l’illustrer par quelques signes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Les attentats du 11 septembre 2001 de New York et Washington et l’invasion de l’Afghanistan qui a suivi, ont rééquilibré partiellement les rapports américano-saoudiens en faveur des 5 autres membres du CCG. C’est le point de départ d’un mouvement d’émancipation par rapport au grand voisin et frère saoudien. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Les 5 monarchies du Golfe doivent se frayer un chemin entre l’Arabie Saoudite et l’Iran. Les deux grands voisins se présentent comme partenaires, aujourd’hui plus qu’hier, après les tensions dues au contrôle du pèlerinage, au soutien saoudien à l’Irak dans les années 1980, à la saturation du marché pétrolier et la lutte pour l’hégémonie régionale. Ces tensions existent toujours, étant donné que le gouvernement saoudien ajuste régulièrement le niveau de production pour étrangler financièrement la politique économique du gouvernement Ahmedinejad. Les monarchies jouent un rôle mineur dans la querelle et s’emploient à le maximiser, en se rapprochant de l’Iran ou de l’Arabie Saoudite, ou en critiquant l’un et l’autre par voie médiatique, le tout dans le cadre d’un équilibre subtil. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 1in; text-indent: -0.25in;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;;" lang="FR"&gt;o&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;       &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span dir="ltr"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Irak&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Les monarques du Golfe se sont tous félicité de la chute de Saddam Hussein en Irak, et c’est un sentiment partagé par la population en général. Mais la satisfaction s’arrête là.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;On l’a vu, une bonne part de l’opinion publique des pays du Golfe est contre la présence durable des Etats-Unis, que ce soit en Irak ou en stationnement dans les Etats voisins. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Les dirigeants, quant à eux, craignent une déstabilisation régionale due au vide relatif du pouvoir à Bagdad et surtout le prolongement sur leur territoire de la guerre civile irakienne&lt;a href="file:///F:/Sauvegarde%20Clef%20USB%20256MB/Blog%20%E0%20ins%E9rer/blog%20monarchies%20du%20Golfe.htm#_ftn2" name="_ftnref2" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;" lang="FR"&gt;[2]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. Au Bahreïn, il y a 70% de Chiites et le pouvoir est aux mains d’une dynastie sunnite. Un tiers de Chiites au Koweït. Il y a aussi la crainte de voir l’insurgence islamiste internationale, qui trouve en Irak un terrain fertile, toucher les autres Etats de la Péninsule. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 1in; text-indent: -0.25in;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;;" lang="FR"&gt;o&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;       &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span dir="ltr"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Iran&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;L’histoire récente des pays du Golfe a connu des tensions avec l’Iran. Le Bahreïn, où se trouvent 70% de chiites, ethniquement arabes, est toujours plus ou moins considéré par Téhéran comme une province enlevée par le colonisateur. Les Emirats Arabes Unis se sont vu prendre trois îles par la République Islamique en 1994. Khomeiny n’était pas avare de diatribes contre les Monarchies du Golfe, « vendues aux USA ». Les relations se sont détendues avec Rafsandjani, puis encore plus avec Khatami, mais le discours radical d’Ahmedinejad est moyennement apprécié parmi les dirigeants des Etats monarchiques. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;L’Iran est le vainqueur, pour le moment, de la guerre en Irak. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Le vide du pouvoir en Irak a pour effet que l’Iran est désormais vue avec moins de craintes que par le passé parmi les cinq pays du Golfe dont il est question dans ce travail. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Pour une bonne part de la population, son modèle religieux et relativement « pluraliste », par rapport à celui du voisin saoudien, est plus séduisant. La répartition des richesses y est perçu de façon plus équitable en terme de création d’emplois et d’investissement dans les services publics. La distanciation de la République islamique vis-à-vis des USA est en outre appréciée, tant qu’elle n’est pas conflictuelle. L’Iran serait en mesure de retrouver son statut de puissance régionale, non sans rappeler l’époque du Shah. Enfin, le discours radical d’Ahmedinejad est apprécié par la rue, en contraste avec les discours soumis à l’Occident des monarques de l’ensemble de la Péninsule arabique. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;L’Iran joue de ce réchauffement des relations avec ses co-riverains du Golfe persique (en tout cas sur le long terme), en laissant comprendre, aux gouvernements irakiens et saoudiens, qu’elle ne permettra pas de laisser réduire l’autonomie des pétromonarchies. Elles constituent en outre un marché ouverts pour l’Iran, un marché de contacts avec des compagnies occidentales, le tout dans le cadre d’une « mondialisation non menaçante »&lt;a href="file:///F:/Sauvegarde%20Clef%20USB%20256MB/Blog%20%E0%20ins%E9rer/blog%20monarchies%20du%20Golfe.htm#_ftn3" name="_ftnref3" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;" lang="FR"&gt;[3]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Le programme nucléaire militaire iranien est probablement en route, et ce, depuis 20 ans. Un Iran nucléaire engendrerait sans doute une prolifération nucléaire, notamment vis-à-vis de l’équilibre régional traditionnel, valable depuis l’Antiquité, le triangle constitué par les actuels Iran, Egypte et Turqui&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;e.&lt;/span&gt;&lt;a href="file:///F:/Sauvegarde%20Clef%20USB%20256MB/Blog%20%E0%20ins%E9rer/blog%20monarchies%20du%20Golfe.htm#_ftn4" name="_ftnref4" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;" lang="FR"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Au milieu de ce triangle, l’Arabie Saoudite se doterait également de l’arme nucléaire, avec l’appui des Etats-Unis&lt;a href="file:///F:/Sauvegarde%20Clef%20USB%20256MB/Blog%20%E0%20ins%E9rer/blog%20monarchies%20du%20Golfe.htm#_ftn5" name="_ftnref5" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;" lang="FR"&gt;[5]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;En décembre 2006, le sommet du CCG a décidé de lancer un programme de recherche nucléaire. Le secrétaire général du Conseil s’est rendu à l’AIEA à Vienne pour discuter d’un programme nucléaire allégé « pour faire face au tarissement des ressources pétrolières » en décembre 2007. Le message, juste dans cette période, ne pouvait être plus clair envers Téhéran. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Une attaque sur l’Iran engendrerait des ripostes iraniennes sur les installations pétrolières dans le Golfe persique, ce qui multiplierait le prix du pétrole par trois&lt;a href="file:///F:/Sauvegarde%20Clef%20USB%20256MB/Blog%20%E0%20ins%E9rer/blog%20monarchies%20du%20Golfe.htm#_ftn6" name="_ftnref6" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;" lang="FR"&gt;[6]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. Malgré ce bénéfice, les Etats monarchiques dépendent de leurs ressources et de l’exploitation pétrolières, c’est un intérêt vital avec lequel ils ne pourraient raisonnablement prendre de risque. En outre, le Qatar, site du QG général américain (force aérienne), serait la première cible iranienne, avec le Bahreïn, port d’attache de la 5&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; flotte américaine. Sans parler de la menace terroriste dans les autres états du Golfe. Ils préfèrent donc reconnaître un leadership à l’Iran plutôt que d’aller vers la confrontation. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 1in; text-indent: -0.25in;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Courier New&amp;quot;;" lang="FR"&gt;o&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;       &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span dir="ltr"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Etats-Unis &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Les Etats-Unis ont des intérêts de quatre ordres dans la région : &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 0.5in; text-indent: -0.25in;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;-&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;         &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span dir="ltr"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;l’accès au pétrole et l’assurance que celui-ci soit disponible en masse et à bon marché ; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 0.5in; text-indent: -0.25in;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;-&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;         &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span dir="ltr"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;les bases militaires de projection, notamment au Bahreïn et au Qatar ; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 0.5in; text-indent: -0.25in;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;-&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;         &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span dir="ltr"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;le marché de l’armement ; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 0.5in; text-indent: -0.25in;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;-&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;         &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span dir="ltr"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;la sécurité d’Israël.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;L’impopularité des Etats-Unis auprès de l’opinion publique est proportionnelle au degré d’engagement des gouvernements auprès des Américains. Une bonne partie de l’opinion publique, et pas seulement islamiste, voit en la présence américaine dans le Golfe non moins que la Xe croisade, après les huit croisades de 1099-1291 et la colonisation. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Il y a trois développements prévisibles des relations entre les pétromonarchies et les Etats-Unis. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 0.5in; text-indent: -0.25in;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;-&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;         &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span dir="ltr"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;La continuation actuelle d’une politique US faite de mise en concurrence intensifiée entre clientélismes, avec une forte présence militaire, au risque d’augmenter encore l’antipathie à l’égard de la super-puissance, avec ce que cela comporte de risque terroriste contre les intérêts américains. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 0.5in; text-indent: -0.25in;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;-&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;         &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span dir="ltr"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Une intégration régionale de sécurité avec l’aide des Etats-Unis, sur le modèle de l’OTAN après la seconde guerre mondiale, avec l’Arabie Saoudite. Ceci permettrait aux Etats-Unis de rester un peu en retrait de la scène, tout en conservant un fort lien avec ces Etats du Golfe. Ceci ne tient pas compte de changements de régime, hostiles aux Etats-Unis, qui pourraient se produire. Et pour les cinq pétromonarchies, cela signifierait sans doute un retour dans le giron de l’Arabie Saoudite qui y jouerait un rôle central. Sous condition de réglages et de garanties, c’est sans doute le scénario préféré des monarques au pouvoir actuellement.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 0.5in; text-indent: -0.25in;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;-&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"&gt;         &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span dir="ltr"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;La montée du radicalisme anti-américain, plus prévisible dans le premier cas que dans le second ci-dessus. Avec comme corollaire une répression accrue, mais sera-t-elle compatible avec l’évolution démocratique actuelle ? et/ou une distanciation par rapport aux Etats-Unis, avec changement de régime ou non.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;L’imposition extérieure d’un agenda politique américain, qui vient s’ajouter à un équilibre régional et un équilibre interne fragile, notamment du fait d’une jeunesse en Etat de frustration, qui se raccroche à l’islamisme et les problèmes de succession (qui empêchent la transition) est un mélange qui peut s’avérer explosif. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Orientations et options diplomatiques dans ce contexte&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;a/ Moyens de mener une politique extérieure&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Etant donné le peu de puissance militaire propre, la faible dimension en superficie (sauf Oman) et en population de ces Etats, l’essentiel de leur diplomatie repose sur les alliances, et en ce qui concerne leur propre politique, sur des moyens financiers. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Malgré les problèmes de chômage et de structure de l’économie, la croissance dans la zone CCG est assez unique au monde, avec des taux entre 5 et 10% en PIB réel&lt;a href="file:///F:/Sauvegarde%20Clef%20USB%20256MB/Blog%20%E0%20ins%E9rer/blog%20monarchies%20du%20Golfe.htm#_ftn7" name="_ftnref7" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;" lang="FR"&gt;[7]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. La pression (à la hausse) sur le prix du pétrole ne risque pas de s’affaiblir à moyen terme, en raison des besoins chinois et indiens, le conflit dans le Golfe et la tension autour de l’Iran. Ceci laisse présager des moyens financiers maintenus, sinon accrus. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;b/ Diplomatie de projection et de protection&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Le Qatar et le Sultanat d’Oman usent d’une &lt;u&gt;diplomatie de projection&lt;/u&gt;. Ils projettent à l’extérieur une influence politique, économique ou culturelle. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Le &lt;b&gt;Qatar &lt;/b&gt;est engagé dans une partie diplomatique compliquée avec ses voisins. La motivation pour mener une telle stratégie diplomatique est qu’elle est largement protégée par les Etats-Unis et a compris tout l’intérêt de jouer un rôle moteur pour le développement de la démocratie dans la région. Al Jaazira, de par sa liberté de ton et l’accès qu’elle donne à tous les courants politiques, est un outil de propagande et de lutte contre le despotisme des Etats voisins, qui n’apprécient pas du tout ce développement. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Pour &lt;b&gt;Oman&lt;/b&gt;, on peut y voir des raisons culturelles et historiques, Mascate est la seule entité de la région à avoir jadis été un empire, on peut y déceler les traces d’une histoire profondément ancrée et un passé glorieux. Le Sultanat ne subit en outre pas de menace directe de la part de ses voisins ni de revendications territoriales. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Les Emirats Arabes Unis, le Koweït et le Bahreïn exercent plutôt une &lt;u&gt;diplomatie de protection&lt;/u&gt;. Elle est basée sur la sécurité et l’intégrité territoriale. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Les &lt;b&gt;Emirats&lt;/b&gt; sont dans une situation de tension avec l’Iran dans la mesure où trois de ses îles restent annexées par celle-ci. Le &lt;b&gt;Bahreïn&lt;/b&gt; est considéré encore vaguement comme une province par l’Iran et, sa population étant constituée de 70% de Chiites, avec un pouvoir sunnite, elle craint la montée des Chiites en Irak. Le &lt;b&gt;Koweït&lt;/b&gt; est constitué d’un tiers de Chiites et craint les troubles de l’Irak voisin. C’est en outre un Etat encore traumatisé de la guerre de 1990.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;c/ Guerre médiatique entre Etats&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;L’un des moyens de mener cette diplomatie de projection (dans le cadre d’une &lt;i&gt;soft diplomacy&lt;/i&gt;), est la présence médiatique. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Il n’est pas étonnant que les Etats pétroliers investissent des sommes considérables pour orienter les idées et contrer celles qui leur sont défavorables. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Il existe de forts liens culturels et de langue parmi les pays arabes. Ce terrain, occupé naguère exclusivement par la diffusion de films populaires égyptiens ou libanais, ou d’informations formatées d’origine saoudienne, a laissé la place depuis les années 1990, à une information pluraliste et largement diffusée. Ainsi s’est formé un espace public arabe qui juge les politiques des gouvernements du Moyen Orient. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Nous avons déjà abordé le cas d’Al Jaazira, pour le Qatar depuis 1996, qui a mis fin à la domination saoudo-libanaise, mais cette chaîne de télévision, désormais diffusée également en anglais, n’est pas le seul vecteur de « contre-pouvoir ». Il faut noter entre autres &lt;i&gt;Al Hayat&lt;/i&gt;, organe de presse qui donne le ton dans les principales rédactions du monde arabe, &lt;i&gt;MBC Television&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Al Chark al Wasat&lt;/i&gt; (Moyen Orient), organe de presse également très influent. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Or, ce que l’on observe, c’est que tous les journaux et médias panarabes vivent de subventions de l’Etat. Aucun n’est viable &lt;i&gt;per se&lt;/i&gt;. Si l’on parle de « contre-pouvoir », c’est essentiellement à l’encontre d’Etats étrangers voisins, et également à l’échelle globale dans le cadre du conflit israélo-palestinien et de l’occupation de l’Irak, mais certainement pas dans une remise en cause du régime du territoire duquel la plupart de ces médias sont diffusés. Il subsiste encore une censure importante, voire une répression physique à l’égard des journalistes, et ce, dans la plupart des pays du Golfe&lt;a href="file:///F:/Sauvegarde%20Clef%20USB%20256MB/Blog%20%E0%20ins%E9rer/blog%20monarchies%20du%20Golfe.htm#_ftn8" name="_ftnref8" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;" lang="FR"&gt;[8]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;/span&gt;&lt;u&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Approche commune ou cavalier seul&lt;/span&gt;&lt;/u&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;La politique extérieure des cinq petites monarchies du Golfe arabo-persique est tiraillée entre la nécessité de faire bloc pour avoir un poids significatif (CCG, au sein de la Ligue des Etats arabes) et celle de « jouer en solitaire » avec les principaux acteurs régionaux et globaux (Arabie Saoudite, Iran, Etats-Unis) pour maximiser leur gain. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Entre elles, étant donné qu’elles sont concurrentes sur le même marché, elles sont tentées par le jeu de la concurrence, économique et politique. Cependant, elles partagent assez de caractéristiques et de défis en commun que pour adopter des stratégies communes. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Vu de l’extérieur, les Etats-Unis et l’Europe, premiers exportateurs d’hydrocarbures à l’heure actuelle, ne verraient pas d’un bon œil une politique commune trop concordante entre les acteurs de la région (CCG, Iran et Irak) qui pourraient s’entendre sur la production et le prix du pétrole. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Sur le plan régional, l’Iran et l’Arabie Saoudite sont souvent tentées de semer la division entre ces petites monarchies (incitants et menaces), en vue d’obtenir des gains stratégiques dans leur lutte pour l’hégémonie sur la région. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;C’est entre ces tendances centripètes et centrifuges qu’évolue la politique extérieure de ces Etats monarchiques du Golfe. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;u&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;span style="text-decoration: none;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/u&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;u&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Sources :&lt;/span&gt;&lt;/u&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Da Lage Olivier, &lt;i&gt;L’Arabie et ses voisins, la revanche des vassaux&lt;/i&gt;, Les Cahiers de l’Orient numéro 82, 2006.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Dossier sur l’Arabie Saoudite, Les Cahiers de l’Orient, numéro 82, 2006.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Greenwald Jonathan et Malley Robert, &lt;i&gt;U.S. Security Policy in the Persian Gulf&lt;/i&gt;, International Crisis Group, 2004.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Kechichian Joseph A., &lt;i&gt;Can conservative Arab Gulf monarchies endure a fourth war in the Persian Gulf ?&lt;/i&gt;, The Middle East Journal, vol.61, numéro 2, printemps 2007.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Khouri Rami G., &lt;i&gt;Top three Gulf security dilemmas&lt;/i&gt;, Jordan Times 02/12/2005.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Leveau Rémy et Charillon Frédéric (dir.), &lt;i&gt;Monarchies du Golfe, Les micro-Etats de la péninsule arabique&lt;/i&gt;, Paris, La Documentation Française, 2005.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Ménoret Pascal, &lt;i&gt;L’Enigme saoudienne, Les Saoudiens et le monde, 1744-2003&lt;/i&gt;, Paris, La Découverte, 2004.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div&gt;--------------------------------------------------&lt;br /&gt;&lt;div id="ftn1"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a href="file:///F:/Sauvegarde%20Clef%20USB%20256MB/Blog%20%E0%20ins%E9rer/blog%20monarchies%20du%20Golfe.htm#_ftnref1" name="_ftn1" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;" lang="FR"&gt;[1]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span lang="FR"&gt; Greenwald Jonathan et Malley Robert, &lt;i&gt;U.S. Security Policy in the Persian Gulf&lt;/i&gt;, International Crisis Group, 2004.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div id="ftn2"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a href="file:///F:/Sauvegarde%20Clef%20USB%20256MB/Blog%20%E0%20ins%E9rer/blog%20monarchies%20du%20Golfe.htm#_ftnref2" name="_ftn2" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;" lang="FR"&gt;[2]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span lang="FR"&gt; Dénomination appropriée, par exemple, Fearon James D., &lt;i&gt;Iraq’s Civil War&lt;/i&gt;, Foreign Affairs, Mars/Avril 2007.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div id="ftn3"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a href="file:///F:/Sauvegarde%20Clef%20USB%20256MB/Blog%20%E0%20ins%E9rer/blog%20monarchies%20du%20Golfe.htm#_ftnref3" name="_ftn3" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;" lang="FR"&gt;[3]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span lang="FR"&gt; Leveau Rémy, &lt;i&gt;Les monarchies du Golfe, les micro-Etats de la péninsule arabique&lt;/i&gt;, La Documentation Française, 2005, p. 18.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div id="ftn4"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a href="file:///F:/Sauvegarde%20Clef%20USB%20256MB/Blog%20%E0%20ins%E9rer/blog%20monarchies%20du%20Golfe.htm#_ftnref4" name="_ftn4" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;" lang="FR"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="file:///F:/Sauvegarde%20Clef%20USB%20256MB/Blog%20%E0%20ins%E9rer/blog%20monarchies%20du%20Golfe.htm#_ftnref5" name="_ftn5" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;" lang="FR"&gt;[5]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span lang="FR"&gt; Kechichian Joseph, &lt;i&gt;Can conservative arab Gulf monarchies endure a fourth war in the Persian Gulf ?&lt;/i&gt;, The Middle East Journal, vol.61, printemps 2007.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div id="ftn5"&gt;    &lt;/div&gt;  &lt;div id="ftn6"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a href="file:///F:/Sauvegarde%20Clef%20USB%20256MB/Blog%20%E0%20ins%E9rer/blog%20monarchies%20du%20Golfe.htm#_ftnref6" name="_ftn6" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;" lang="FR"&gt;[6]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span lang="FR"&gt; &lt;i&gt;Oil prices could triple upon a US invasion of Iran&lt;/i&gt;, Arab News, 21 juin 2006.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div id="ftn7"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a href="file:///F:/Sauvegarde%20Clef%20USB%20256MB/Blog%20%E0%20ins%E9rer/blog%20monarchies%20du%20Golfe.htm#_ftnref7" name="_ftn7" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;" lang="FR"&gt;[7]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span lang="FR"&gt; Azzam Henry T., &lt;i&gt;Gulf States to Continue Strong Economic Growth in 2007&lt;/i&gt;, Arab news, 08/01/2007.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div id="ftn8"&gt;  &lt;p class="MsoFootnoteText"&gt;&lt;a href="file:///F:/Sauvegarde%20Clef%20USB%20256MB/Blog%20%E0%20ins%E9rer/blog%20monarchies%20du%20Golfe.htm#_ftnref8" name="_ftn8" title=""&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;span class="MsoFootnoteReference"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;" lang="FR"&gt;[8]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span lang="FR"&gt; Mubarak Ebtihal, &lt;i&gt;Independent Gulf Media Watchdog Soon&lt;/i&gt;, Arab News, 15/06/2007.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-8881554139121290734?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/8881554139121290734/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=8881554139121290734&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/8881554139121290734'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/8881554139121290734'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2007/07/un-peu-de-geopolitique-les.html' title='Un peu de geopolitique : les petromonarchies du Golfe.'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-672537402960605506</id><published>2007-07-12T12:34:00.002+02:00</published><updated>2007-07-12T12:43:10.633+02:00</updated><title type='text'>La paix entre Israel et la Syrie</title><content type='html'>&lt;em&gt;Cet article est posté un an apres le début de la guerre de l'été dernier, et le surlendemain des déclarations faites par Ehud Olmert pour engager la paix avec Damas. J'avais écrit ceci il y a quelques semaines.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a un principe fondamental en diplomatie, a fortiori dans un environnement international chaotique, voire hostile, qui veut qu’un Etat a tout intérêt à être en paix avec ses voisins, et le cas échéant, que ces voisins soient en situation de tension avec leurs autres voisins (de préférence non commun), ce qui a pour don de détourner leurs ressources vers d’autres buts qu’une action hostile envers cet Etat. Les joueurs de Diplomacy, ou même de Risk, ne me contrediront pas. Or, ce que l’on observe avec le Liban, depuis de nombreuses années, est une situation exactement inverse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’une part, le Liban connaît une situation de tension avec la Syrie, depuis l’occupation militaire et ensuite après le « Printemps de Beyrouth » et le retrait syrien. Le premier accuse le second d’ingérence dans ses affaires intérieures, via ses services secrets et l’armement de la Résistance au Sud Liban et le second ne voit pas le Tribunal International pour juger des attentats qui ont suivi le printemps 2005 d’un bon œil, sans parler de l’affront international d’avoir du retraiter d’un territoire considéré historiquement comme faisant partie de la « Grande Syrie » (certainement en ce qui concerne la Bekaa). La République Arabe Syrienne a tissé en revanche de bonnes relations avec ses voisins directs. Avec la Turquie, depuis la normalisation des tensions dues à la question kurde et à celle des eaux du Tigre et de l’Euphrate, pour laquelle la Turquie a adressé des messages positifs à son voisin syrien. Envers l’Irak, avec lequel la Syrie vient de rétablir des relations diplomatiques après plusieurs décennies d’interruption. Avec la Jordanie, par tradition. Et avec l’Arabie Saoudite avec qui perdurent des relations de respect mutuel « policé » pour des raisons que nous ne développerons pas ici. Il reste le voisin israélien, avec qui la Syrie est en contentieux depuis 1967 et l’Occupation du Golan et au-delà à travers le support de la résistance (ou du terrorisme selon le point de vue où l’on se place) au Liban et en Palestine Occupée. Mais ici, force est de constater qu’aucun coup de fusil, pour ainsi dire, n’a été échangé directement entre la Syrie et Israël depuis une bonne trentaine d’années (cessez-le-feu en 1974), si ce n’est au Liban.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’autre part, le Liban connaît une situation d’extrême tension avec son voisin israélien, il va sans dire. Je ne vais pas répéter les multiples interventions armées qui ont émaillé leurs relations, ne fût-ce que depuis celles de 1978 et de 1982 et la montée à Beyrouth Ouest pour en déloger l’OLP retranchée. Il y a aussi la présence des services secrets israéliens.&lt;a title="" href="file:///G:/Sauvegarde%20Clef%20USB%20256MB/Blog%20%E0%20ins%E9rer/blog%20syrie%20israel%20liban.htm#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[1]&lt;/a&gt; Enfin, il ne faudrait pas occulter, derrière la question de la présence du Hezbollah au Sud Liban, et l’aide logistique de la Syrie et de l’Iran à l’organisation chiite, le fait qu’il y a sans doute des motivations concurrentielles à la destruction périodique de l’économie libanaise par l’Etat d’Israël. L’objectif en la matière est de s’assurer le monopole de la « Tête de pont en Orient », et détruire toute concurrence touristique, le Liban ayant en ce domaine des atouts de premier ordre. Israël, en dehors de ses opérations dans les Territoires Occupés, a toute la latitude de se concentrer sur le Liban, dans la mesure où il est en paix avec tous ses voisins. Avec l’Egypte depuis la signature des accords de paix en 1977. Avec la Jordanie depuis les années 1990. Il reste la Syrie avec laquelle perdure une situation de conflit froid, mais régulé, on l’a vu, au Liban.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Liban se trouve donc dans une situation inverse à tout ce que pourrait rêver un Ministre des Affaires étrangères ou un stratège militaire, avec les circonstances aggravantes que ses deux seuls voisins sont dans une situation de conflit latent. Et parmi les trois entités, le Liban est de loin le plus faible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par conséquent, il ne revient pas réalistement au Liban de prendre l’initiative de signer un accord de paix avec son voisin israélien tant qu’un tel accord ne serait officialisé entre la Syrie et Israël. Il est aussi fortement probable qu’un accord de paix (réel) entre la Syrie et Israël, peu probable à l’heure actuelle&lt;a title="" href="file:///G:/Sauvegarde%20Clef%20USB%20256MB/Blog%20%E0%20ins%E9rer/blog%20syrie%20israel%20liban.htm#_ftn2" name="_ftnref2"&gt;[2]&lt;/a&gt; se ferait sur le compte du Liban. Car qui à part la Syrie serait en mesure de contrôler militairement, et surtout politiquement, le Hezbollah au Sud Liban tout en sachant que cet accord hypothétique, en affaiblissant les liens existant entre la Syrie et l’Iran, pousserait cette dernière à renforcer son influence sur le théâtre libanais ? En tout cas, pas la FINUL et encore moins l’armée libanaise, qui a déjà tellement de mal à mater la rébellion du Fatah Al Islam dans les camps palestiniens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour échapper à cette quadrature du cercle, il faudrait un accord simultané de toutes les parties en présence (Israël, Syrie, Liban – tous ses leaders communautaires-, Hezbollah), supporté par les puissances occidentales, plus l’Iran et l’Arabie Saoudite, dans une convergence exceptionnelle d’intérêts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a title="" href="file:///G:/Sauvegarde%20Clef%20USB%20256MB/Blog%20%E0%20ins%E9rer/blog%20syrie%20israel%20liban.htm#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt; Voir le démantèlement d’une cellule associée au Mossad au Liban en 2006 ainsi que l’ouvrage, très orienté, mais éclairant sur la question, du journaliste israélien Uri Dan, Mossad, 50 ans de guerre secrète, Presses de la Cité, 1995.&lt;br /&gt;&lt;a title="" href="file:///G:/Sauvegarde%20Clef%20USB%20256MB/Blog%20%E0%20ins%E9rer/blog%20syrie%20israel%20liban.htm#_ftnref2" name="_ftn2"&gt;[2]&lt;/a&gt; Entre autres Talhami Assad, Israël, Cinq raisons pour refuser tout compromis avec la Syrie, in Courrier International, 29 mars 2007, p.31, article original dans Al Hayat, Londres.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-672537402960605506?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/672537402960605506/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=672537402960605506&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/672537402960605506'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/672537402960605506'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2007/07/la-paix-entre-israel-et-la-syrie.html' title='La paix entre Israel et la Syrie'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-9094858298435648612</id><published>2007-07-09T12:14:00.000+02:00</published><updated>2007-07-12T12:28:32.055+02:00</updated><title type='text'>Un peu de tout (9 juillet 2007)</title><content type='html'>Ce matin j'ai effacé une douzaine de numéros de mon répertoire telephonique. Fameux coup de balai. Tout le monde se casse depuis quelques semaines. C'est triste. Comme m'a dit W., Libanais de 30 ans et des poussières : "tu as un aperçu de ce que nous vivons depuis des décennies, habibi...". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;----------------------------------------------------&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De source bien informée, des mouvements ont lieu dans les camps palestiniens de Saida (Sud) et près de Zahlé dans la Bekaa. Des tunnels seraient creusés par des Palestiniens pour pouvoir fuir le cas échéant. Des barricades seraient levées. L'armée serait en train de creuser des tranchées autour de ces camps. Loin de moi l'idée d'émettre la moindre critique envers la grande et brave armée libanaise, garante de l'intégrité territoriale du Liban contre tous ses ennemis extérieurs, mais ça rime à quoi tout cela ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'après la même source, la télévision syrienne aurait recommandé à tous les Syriens résidant au Liban de rentrer au pays avant le 15 juillet. Bachar a l'intention de lancer un grand recensement apparemment... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;----------------------------------------------------&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques sujets de dissertation en cette période d'examens : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a un mythe solidement ancré dans la stratégie américaine, c'est que l'économie de marché et la démocratie sont un antidote au terrorisme. Or, ce dernier n'a pu être empêché dans de fortes démocraties comme la France et l'Espagne (ETA, FAR), en Italie (Brigades rouges), en Allemagne (RAF), en Grande-Bretagne (IRA)... Ce terrorisme avait une source nationale, dans des pays à la longue pratique démocratique et de marché libéral. Ce qui n'est pas un principe dans de tels pays, comment imaginer qu'il puisse l'être dans des pays qui n'ont jamais connu de phase démocratique ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour beaucoup de gens dans le monde arabe, les Etats-Unis pensent imposer leur idéologie à travers la violence. Comment peuvent-ils critiquer les fondamentalistes qui cherchent aussi à imposer leur idéologie à travers la violence ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La démocratie ne peut-être imposée de l'extérieur, sauf si une culture démocratique pré-existait avant la phase non démocratique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bonnes vacances,&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-9094858298435648612?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/9094858298435648612/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=9094858298435648612&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/9094858298435648612'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/9094858298435648612'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2007/07/un-peu-de-tout-9-juillet-2007.html' title='Un peu de tout (9 juillet 2007)'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-2608258862309429763</id><published>2007-07-02T22:25:00.000+02:00</published><updated>2007-08-01T12:14:57.696+02:00</updated><title type='text'>Un peu de tout (2 juillet 2007)</title><content type='html'>Ce matin devant mon zaatar wou jebneh (sandwich roule a l'oregan et au fromage fondu, fourre d'olives, de tomates et de concombres haches fin) et mon cafe au Za'atar wa Zeit (chaine de fast food libanais, qui devient "Waterzoei" quand on rentre beurre a 6h du matin), la chaine de television LBC montrait les premieres images de l'interieur du camp de Nahr El Bared. Ici, on ne rigole plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si vous voulez avoir une idee de ce que pensent pas mal de Libanais sur les Palestiniens, il faut aller voir &lt;a href="http://yalibnan.com/site/archives/2007/07/camps_in_lebano_1.php" target="_blank"&gt;cet article qui en dit long&lt;/a&gt;. On dirait que l'auteur (Dr. Joseph Hitti is a democracy activist, mort de rire), a zappe Oslo et Geneve et le fait que 99% des refugies palestiniens ne pourront jamais rentrer en Palestine et encore moins en Israel. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour Nahr el Bared, y a &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=kNTNXuXjPkg" target="_blank"&gt;une video ici&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://repent11.gnn.tv/blogs/23729/GNN_Exclusive_Photos_From_Inside_Nahr_El_Bared_Camp_Northern_Lebanon" target="_blank"&gt;des photos la&lt;/a&gt;. Sinon n'importe quel moteur de recherche avec les mots clef "nahr el bared" feront l'affaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Le Liban independant&lt;br /&gt;&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce week-end, les Etats-Unis ont interdit sur leur sol dix ressortissants libanais et syriens. La plupart des Libanais pour tentative de "destabilisation" de leur poulain Fouad Siniora, le chef du mouvement "de l'Independance". Les reactions vont du "no comment" au "mais tout l'honneur est pour moi". Etre dans l'opposition, c'est "tenter de destabiliser le gouvernement", le concept est interessant. tandis que les Europeens voient en l'Administration Bush la plus grande menace pour la paix dans le monde (&lt;a href="http://www.ft.com/cms/s/70046760-27f0-11dc-80da-000b5df10621.html" target=_blank&gt;article du Financial Times&lt;/a&gt;).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-2608258862309429763?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/2608258862309429763/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=2608258862309429763&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/2608258862309429763'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/2608258862309429763'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2007/07/nouvelles-du-jour-2-juillet-2007.html' title='Un peu de tout (2 juillet 2007)'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-3511832930903638</id><published>2007-06-27T21:29:00.000+02:00</published><updated>2007-06-27T21:46:40.136+02:00</updated><title type='text'>Attentat sur la FINUL au sud liban...</title><content type='html'>Six casques bleu ont peri dimanche soir dans un attentat a la voiture piegee, sinceres condoleances. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si le Hezbollah n'est pas a l'origine du coup, ce qui semble ne pas etre le cas, ils doivent etre tres tres enerves. Oser jouer avec des voitures piegees sur leur chasse-gardee, a quelques encablures du territoire de l'ennemi sioniste, ils n'ont certainement pas du apprecier. A tel point que le Parti de Dieu a lance sa propre enquete, officiellement, en parallele aux enquetes conduites par la FINUL elle meme et aux forces de securite interieure libanaises avec qui le Hizbollah est pret a cooperer. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si dans ce cas-ci c'etait "encore" la Syrie, ils ne se seraient pas deplaces en territoire controle par la Resistance, leur allie, pour executer un nouveau plan machiavelique, mais aurait mandate cette Resistance pour le faire. Si l'on connait un peu le Liban et comment ca se passe la bas au sud, le Parti de Dieu tient sa legitimite du fait qu'il insipre confiance a la population qui voit en lui son protecteur. C'est de la qu'il tire son pouvoir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jamais il n'oserait tailler, ne fut-ce qu'une breche, dans ce certificat de protecteur tout puissant aupres de la population. Meme la Syrie n'oserait se preter a ce jeu, sauf si vraiment on va chercher loin (il faudrait developper longuement). Cet attentat a pour but, d'une part, de faire vaciller la paix, et d'autre part, d'allumer le Hezbollah et de l'attirer dans le feu. Pour le reste, comme d'habitude au Liban, il y a eu un attentat, et on ne peut que le constater....&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-3511832930903638?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/3511832930903638/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=3511832930903638&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/3511832930903638'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/3511832930903638'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2007/06/attentat-sur-la-finul-au-sud-liban.html' title='Attentat sur la FINUL au sud liban...'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-5161005623757394295</id><published>2007-06-26T21:18:00.000+02:00</published><updated>2007-06-27T21:23:06.075+02:00</updated><title type='text'>Tout ca finalement, c'est la faute aux drogués</title><content type='html'>Quand les "événements" au Liban ne sont pas le résultat de pressions et d'influences extérieures d'acteurs agissant "selon leur propre agenda et leur propre stratégie" (expression fétiche d'Elizabeth Picard), a savoir les Palestiniens, les Syriens, les Etats-Uniens et le millier d'agents du Mossad sans oublier les Gardes de la Revolution iranienne cachés dans les champs de canabis de la Bek'a, et, derniers venus, les troupes de choc de l'ingérence humanitaire du docteur Kouschner, il reste les drogués.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, en plein operation de rasage de Nahr El Bared et alors que la FINUL vient de se faire sauter au sud, le général Rifi a fait part a la presse de &lt;a href="http://lebnanews.com/Newlib/content/view/427/1/" target=_blank&gt;l'arrestation de 2140 trafficants de drogue &lt;/a&gt;dont 250 Libanais.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-5161005623757394295?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/5161005623757394295/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=5161005623757394295&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/5161005623757394295'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/5161005623757394295'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2007/06/tout-ca-finalement-cest-la-faute-aux.html' title='Tout ca finalement, c&apos;est la faute aux drogués'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-6599759298880839589</id><published>2007-06-17T22:59:00.000+02:00</published><updated>2007-06-17T23:05:15.961+02:00</updated><title type='text'>Puzzle</title><content type='html'>Nomination de Barak au Ministere de la Défense (de la défonce, ou "la meilleure défense, c'est l'attaque") israélien. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rumeurs de guerre Israel - Syrie pour le Golan, ou pire, de pourparlers de paix. On sent deja d'ici les Syriens rappelés "en renfort" au Liban pour mater les islamistes infiltrés dans les camps palestiniens. Et pour controler le Hezbollah sans lequel évidemment "aucune paix n'est possible".  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et aujourd'hui, 3 rockets tirées d'un camp palestinien du sud Liban sur le nord d'Israel. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a l'impression qu'un puzzle se met en place, mais quel puzzle...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-6599759298880839589?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/6599759298880839589/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=6599759298880839589&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/6599759298880839589'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/6599759298880839589'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2007/06/puzzle.html' title='Puzzle'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-1547282653807149247</id><published>2007-06-15T16:16:00.000+02:00</published><updated>2007-09-04T12:26:18.716+02:00</updated><title type='text'>Un petit plus dans la vie</title><content type='html'>Au hasard des rapports et des statistiques qui me tombent sous la main, l'une d'entre elles a confirme ce que l'on peut percevoir avec insistance a achrafye, la beyrouth chretienne et bourgeoise, mais c'est un phenomene qui ne s'arrete pas la. Il s'agit de l'armee de domestiques philippins et d'autres pays d'Asie qui se trouvent dans le pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi en 2006, il y a eu 106.000 demandes de permis de travail pour le Liban de la part de travailleurs etrangers. Il faut savoir qu'ils doivent etre renouveles tous les ans, il s'agit donc de l'ensemble de la main d'oeuvre etrangere legale au Liban. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur ce total, de memoire, il y avait entre 75 et 80000 domestiques. Entre 75 et 80% du total. Il n'y a pas de lien, mais on peut le deviner, plus de 60.000 de ces permis concernent des travailleurs provenant d'Asie (hors pays arabes). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si on considere que c'est un phenomene essentiellement beyrouthin, on a un domestique pour 12 habitants, corveable a souhait, a residence permanente, paye entre 100 et 200 dollars par mois, pas mal. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais comme m'avait dit un Libanais, tres honnetement, "C'est quand meme un plus dans la vie". Certes....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour un bon apercu de la question, n'hesitez pas a jeter un coup d'oeil sur le lien suivant : &lt;a href="http://www.babelmed.net/index.php?menu=192&amp;cont=1766&amp;lingua=fr" target=_blank&gt;Ces maisons libanaises qui «achètent» des domestiques asiatiques&lt;/a&gt;. Attention, c'est a vomir.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-1547282653807149247?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/1547282653807149247/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=1547282653807149247&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/1547282653807149247'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/1547282653807149247'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2007/06/un-petit-plus-dans-la-vie.html' title='Un petit plus dans la vie'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-4344556784276956753</id><published>2007-06-14T17:38:00.000+02:00</published><updated>2007-06-14T18:05:41.905+02:00</updated><title type='text'>Le député Walid Eido assassiné</title><content type='html'>Non seulement c'est mort la nuit, mais le couvre-feu de fait s'etend meme a la journee.... Quels qu'ils soient, les terroristes sont en train de gagner.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-4344556784276956753?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/4344556784276956753/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=4344556784276956753&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/4344556784276956753'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/4344556784276956753'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2007/06/le-dput-walid-eido-assassin.html' title='Le député Walid Eido assassiné'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-2254936247746478700</id><published>2007-06-12T21:29:00.000+02:00</published><updated>2007-06-12T21:49:29.280+02:00</updated><title type='text'>Superbe couverture</title><content type='html'>&lt;div&gt;Celle du courrier international de la semaine derniere, celebrant les 40 ans de l'occupation israelienne. Moshé Dayan et Yitzhak Rabin entrant à Jérusalem, sur un cliche digne de &lt;em&gt;Docteur Strangelove&lt;/em&gt;.... &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_Ndwfng_dKew/Rm72MpOhncI/AAAAAAAAAP8/kNc7OQb8fmc/s1600-h/courrier.gif"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5075264527178767810" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 210px; CURSOR: hand; HEIGHT: 276px; TEXT-ALIGN: center" height="202" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_Ndwfng_dKew/Rm72MpOhncI/AAAAAAAAAP8/kNc7OQb8fmc/s400/courrier.gif" width="179" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-2254936247746478700?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/2254936247746478700/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=2254936247746478700&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/2254936247746478700'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/2254936247746478700'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2007/06/superbe-couverture.html' title='Superbe couverture'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_Ndwfng_dKew/Rm72MpOhncI/AAAAAAAAAP8/kNc7OQb8fmc/s72-c/courrier.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-229046918078507380</id><published>2007-06-01T15:52:00.000+02:00</published><updated>2007-06-01T16:41:12.847+02:00</updated><title type='text'>Images d'ambiance</title><content type='html'>On entend souvent la question, sur les campus, dans le taxi... "Tu etais ou quand la bombe a pete ?", puis il a fallu preciser "quelle bombe ?". Puis c'est devenu : "Allez, c'est ou ce soir ? on parie 10 dolls sur l'heure ?". &lt;br /&gt;Y aussi la marque de la bagnole... Pour l'instant une suzuki et une honda, y a un complot, c'est le retour de la mafia japonaise. Enfin, on exorcise comme on peut.... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors la premiere, une voiture piegee dans une rue ou je passais tous les soirs y a encore pas tres longtemps. Achrafye, pres de l'ABC. Heureusement j'ai (encore) demenage y a trois semaines. &lt;br /&gt;J'ai une copine qui habite a 50m d'ou la bombre a explose. &lt;br /&gt;Appel direct des que j'ai su ou c'etait. &lt;br /&gt;Electricite coupee, et vitres brisees, elle savait pas trop si elle devait sortir ou rester la. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce qui me concerne, je sortais sur le balcon et alors que j'allais ouvrir la bouche pour dire un truc a ma collocataire, j'ai entendu un bruit de malade, suivi en meme temps d'un coup de vent, le souffle de l'explosion, alors qu'elle se produisait a un kilometre d'ou j'habite. Un nuage s'elevait dans le ciel nocturne. On a tout de suite pense Place Sassine, mais c'etait juste un peu plus loin. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis y a eu la deuxieme, a Verdun, quartier sunnite relativement bourgeois. Quartier Hariri. Toujours le meme mode operatoire, une bombe de faible a moyenne puissance en-dessous d'une voiture. On est dans un bar de Gemmeyze avec quelques amis, a l'autre bout de la ville. La police monte pour demander a qui appartient la BMW pourrie parquee en bas. Encerclement. On reste dans le cet endroit bien sympa, rien de tel qu'une partie de ce jeu dont le but est de faire deviner des mots en les mimant, je ne me rapelle plus de son nom. Personne n'est venu enlever la voiture, un regard par la fenetre dans la rue, on voit les soldats plaisanter. La semaine derniere tiens, branle-bas de combat a Hamra. Une voiture suspecte et tout le quartier en panique, la rumeur s'etends, les femmes s'enfuient avec leurs enfants, mobilisation de l'armee, perimetre de securite. Puis un gars se ramene, en sifflotant et en jonglant avec ses clefs pour reprendre sa voiture completement etonne de ce ramdam. Il etait parti choisir une cuisine equipee. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis y a eu la troisieme, Aley, bled PSP. Merde, ils nous ont foutu en l'air notre finale de la champion's league, tout le monde a zappe sur la LBC, NBN ou Al Manar... plus moyen de voir le match. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors y a la parano. Un couvre-feu de fait, non officiel, mais les rues sont vides a 10h du soir. Puis y a les fetards que rien n'arrete. Inconsciemment, on zig zag dans la rue, on change de trottoir, on repere les voitures suspectes a 50 m. Mais on y fait pas trop attention. Sauf si on n'a rien d'autre a penser. "Tu penses qu'ils planqueraient une bombe dans une Mercedes 500 ou un Hummer ?" ; "non mon frere, moi je vois plutot une bagnole comme ca la, une bonne vieille epave" ; mais y en a tellement. Puis y a les voitures qu'on connait depuis longtemps. "Bon qu'est ce tu fais demain ?" ; "J'sais pas, j'irais bien a la plage...".&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-229046918078507380?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/229046918078507380/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=229046918078507380&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/229046918078507380'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/229046918078507380'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2007/06/images-dambiance.html' title='Images d&apos;ambiance'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-8642226985647638767</id><published>2007-05-17T14:18:00.000+02:00</published><updated>2007-05-24T17:30:14.920+02:00</updated><title type='text'>Quelques considérations sur l'élection de Sarkozy à la présidence de la République française dans le cadre du conflit israélo-arabe.</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Dernier post en relation avec nos voisins du sud, apres ceci, on passera a autre chose. &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment d'abord ne pas se souvenir du discours de Nicolas Sarkozy au French American foundation le 12 septembre 2006, jour où il rencontra Georges Bush également, en lui promettant allégeance, ou du moins, des relations franco-américaines détendues. Ce jour là, le nouveau Président a dit "combien [il] se sent proche d'Israël. Israël est la victime. Il doit tout faire pour éviter de passer pour l'agresseur". C'est clair que cela relève de tout un challenge...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par exemple, la semaine dernière encore, le Journal le Monde faisait part d'un rapport de deux associations israéliennes des droits de l'homme (1) sur la situation lamentable des détenus palestiniens en Israël. Je n'ai retenu qu'un chiffre, c'est que depuis l'occupation (40e anniversaire cette année - banalement considéré, côté sioniste (2), comme le 40e anniversaire de.... la réunification de Jérusalem), 700.000 Palestiniens, c'est à dire plus d'un tiers des hommes, ont été détenus à un moment ou à un autre en Israël. Certains l'ont été parfois des années, et parfois sans procès. Citons juste en ordre éparpillé le mur en construction, la guerre de juillet qui a détruit un pays pour plusieurs années, le million de bombes à fragmentation (une pour quatre Libanais) larguées dans les deux derniers jours du conflit au Sud Liban, la vie impossible des Palestiniens de Jérusalem, il faut le voir et le vivre pour le croire, et encore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 7 mai, lendemain de l'élection, le Premier Olmert, qui frôle le zéro absolu en terme de cote de popularité, s'est entretenu avec Sarkozy, qui lui a dit, selon le communiqué de presse : "Je suis un ami d'Israël et Israël peut toujours compter sur mon amitié". Le quotidien populaire Maariv écrivait dans ses colonnes qu'on assistait à une "révolution française grâce à laquelle un ami évident d'Israël accède à l'Elysée pour la première fois de l'histoire de la Ve République".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Netannyahou (chef de l'opposition nationaliste à la Knesset) ne se considère-t-il d'ailleurs pas comme "un ami personnel de Nicolas Sarkozy depuis cinq ou six ans" ? (ils avaient en charge les Finances de leur gouvernement respectif).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au delà des déclarations de circonstance (assez normales dans le cadre d'une victoire électorale aux Presidentielles francaises, seul Poutine ayant fait la gueule et l'ayant montré), au cours des mois qui ont précédé la campagne, le nouveau Président a répété à plusieurs reprises, en substance, que la sécurité d'Israël prime, ce qui passe par la création d'un Etat palestinien indépendant et viable (3). Tous les observateurs s'accordaient à dire que l'élection de Nicolas Sarkozy équivaudrait à un tournant dans la politique française au Proche Orient, celle en vigueur depuis 1967 et De Gaulle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis, mini-coup de théâtre, dès le 8 mai, Nicolas Sarkozy promet l'ouverture.&lt;br /&gt;Dans ce cadre, l'annonce de la nomination possible d'Hubert Vedrine au poste de Ministre des Affaires étrangères a semé l'émoi dans la presse israélienne de dimanche dernier (voir entre autres le Jérusalem Post). Vedrine est en effet passablement sceptique, c'est le moins que l'on puisse dire, par rapport à la toute puissance américaine et plutôt pro arabe. Ancien Ministre de Mitterrand et dans le dernier gouvernement Jospin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela a fait bien sûr tache dans la relation privilégiée annoncée avec l'élection du nouveau président. En terme de faux pas, Sarkozy ne pourra jamais rivaliser avec son prédécesseur, mais il y a du potentiel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai pas trouvé dans la presse française de traces de cet émoi. Bien dans la presse israélienne et américaine. Ceci, c'était le 13. Sans vouloir y voir une relation de cause à effet (Vedrine a plus que probablement decline poliment l'offre), le 15, Sarkozy propose à Kouchner les Affaires Etrangères... &lt;br /&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://picasaweb.google.com/dleclercq/Palestine/photo#5068146385521192450" target=_blank&gt;&lt;img src="http://lh6.google.com/image/dleclercq/RlWsSRKrrgI/AAAAAAAAAKQ/96RnIAD1udU/s400/F%3A%5CSauvegarde%20Clef%20USB%20256MB%5CPhotos%20a%20publier%5Cpublier%20web%5CF1020022.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ce qu'un president courageux devrait oser dire et faire.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon impression est que sans pression internationale sur l'Etat d'Israel, la situation ne changera pas. Il n'y aura pas de solution négociée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Durant l'apartheid en Afrique du Sud, il a fallu déjà 40 ans à la communauté internationale pour reconnaître le caractère absolument scandaleux du régime de Pretoria. Ce qui résulta en boycott et en embargo. On n'en est même pas encore là concernant Israël. Il n'y a quasi aucune conscience du côté israélien de ce que le régime sioniste fait subir aux populations palestiniennes et au-delà de ses frontières, en leur nom. Même la plupart des intellectuels de gauche en Israel, représentant peut-être 5% de la population israélienne et au faît de l'actualité, ne sont pas au courant du largage des cent mille bombes à sous-munition au Sud Liban dans les trois derniers jours de la guerre de juillet (4). Liquidation des stocks. Si on veut se renseigner, les moyens existent, il y a l'internet, la télévision, Al Jaazira... mais on n'aime pas se faire présenter un miroir devant soi et y voir un monstre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Attention, je ne dis pas que des régimes de pays arabes, dans les mêmes conditions, avec les mêmes moyens, ne feraient pas pareil, voire pire. Je ne sous-estime pas le caractère terrorisant des attentats suicides. Cependant, aujourd'hui, la force est d'un côté, l'opresseur est soutenu largement par la communauté internationale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Concernant la paix Israël - Syrie, un moment envisagée, avant un rappel à l'ordre de Washington. C'est un comble, mais l'ingérence américaine n'est pas toujours perçue d'un bon oeil au sein de la société civile israélienne. Cette paix est une précondition pour une stabilisation des relations entre le Liban et Israël. Le Liban n'a pratiquement aucun pouvoir d'initiative en la matière. Dans ce contexte, le Hezbullah et le Hamas (5) sont nécessaires médiatiquement au régime sioniste pour entretenir le mythe de son expansion et de son occupation de la Cisjordanie, des territoires libanais autour des fermes de Sheba'a (6), riches en ressources hydrauliques et du Golan syrien. De l'autre côté, le Hizbullah et le Hamas ne seraient rien sans l'occupation israélienne du Sud Liban (1982-2000) et de la Palestine (1967).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-----------------------------------------------------&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) B'Tselem et Hamoked, voir rapport sur site internet : http://www.btselem.org/ et http://www.hamoked.org.il/index_en.asp&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(2) Il y a une confusion de définition, et ce même en Israël, sur le terme "sioniste". Pour moi il s'agit, aujourd'hui au XXIe siècle, des opposants aux frontières dessinées par l'ONU en 1948 et favorables à l'expansion de l'Etat israélien en dehors de son territoire alloué. Il a un sens péjoratif, et ne peut être assimilé aux primo-arrivants des années 30-50, qui avaient une démarche toute légitime. Si on se tient à cette définition du sionisme, il y a ainsi une bonne part d'"anti-sionistes" en Israël même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(3) la seule solution viable à long terme est celle qui propose "un Etat, deux peuples", on oublie souvent en effet que la population israélienne (frontières de 67) est constituée de 20% de Palestiniens. Jérusalem sera en majorité palestinienne en 2020. Il n'y a qu'une solution à long terme (si bien sûr on s'oppose au concept d'épuration ethnique), c'est celle qui englobe la totalité de la Palestine historique, avec des garanties de représentation pour chaque communauté, quelle que soit l'évolution démographique. Ceci relève évidemment de l'utopie dans le cadre actuel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(4) &lt;a href="http://www.un.org/apps/news/story.asp?NewsID=19670&amp;Cr=Leban&amp;amp;Cr1" target="_blank"&gt;Article Nations Unies.&lt;/a&gt; Et selon le journal israelien Haaretz, 1200 obus, liberant un million de bombes a sous-munition (clusters) : &lt;a href="http://www.haaretz.com/hasen/spages/761781.html" target="_blank"&gt;Lien vers l'article&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(5) ce dernier ayant été largement soutenu par les services secrets israéliens pour contrer le Fatah dans les Territoires Occupés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(6) du point de vue du droit international, et malgré les déclarations du régime de Damas comme quoi ils doivent retourner sous le giron libanais, ces territoires appartiennent officiellement à la République Arabe Syrienne. Ils sont inscrits comme tel à l'ONU. La logique est la suivante : la Syrie refuse de faire les démarches nécessaires auprès de l'ONU tant que cette portion de territoire est occupée par Israël. Israël ne veut s'en désengager tant que la Syrie ne le cède au Liban par voie officielle et reconnue auprès de l'ONU. Le Hizbullah en fait la cause de son engagement. Cercle vicieux dans lequel aucune des trois parties n'a peut-être intérêt à un appaisement de la situation. Le tout sur le compte du Liban.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-8642226985647638767?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/8642226985647638767/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=8642226985647638767&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/8642226985647638767'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/8642226985647638767'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2007/05/quelques-considrations-sur-llection-de.html' title='Quelques considérations sur l&apos;élection de Sarkozy à la présidence de la République française dans le cadre du conflit israélo-arabe.'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-6849095922249363419</id><published>2007-05-03T18:34:00.001+02:00</published><updated>2007-05-24T17:26:46.302+02:00</updated><title type='text'>La victoire divine bis</title><content type='html'>&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://picasaweb.google.com/dleclercq/Palestine/photo#5068146385521192402" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://lh6.google.com/image/dleclercq/RlWsSRKrrdI/AAAAAAAAAJ4/w1KYTjVJKc0/s400/F%3A%5CSauvegarde%20Clef%20USB%20256MB%5CPhotos%20a%20publier%5Cpublier%20web%5CF1020003.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; Le 1er mai, jour de la fete du travail, la commission israelienne WINOGRAD a donc publie ce fameux rapport tant attendu (plus par certains que par d'autres) sur les responsabilites de la defaite de l'armee israelienne au Sud-Liban en juillet 2006. Voir &lt;a href="http://www.haaretz.com/hasen/spages/854051.html" target="_blank"&gt;un resume du rapport &lt;/a&gt;et surtout un impressionant enonce des responsabilites individuelles, poste par poste sur le site du quotidien israelien Haaretz.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous pensez bien que si il y en a bien un qui jubile de ce cote-ci de la frontiere, c'est un certain Said Hassan Nasrallah. Il se montre a la fois bon prince et ironique. Admirativo-sarcastique d'abord, devant le fait qu'une commission appointee par Olmert condamne Olmert. Ironique aussi quand il signale qu'il a fallu une commission israelienne pour reconnaitre la victoire divine du Hizbollah a l'issue de la guerre de l'ete dernier. Petit coup de canif en passant envers ses adversaires politiques au Liban.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-6849095922249363419?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/6849095922249363419/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=6849095922249363419&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/6849095922249363419'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/6849095922249363419'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2007/05/la-victoire-divine-bis.html' title='La victoire divine bis'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-6411084783239758294</id><published>2007-04-19T14:38:00.000+02:00</published><updated>2007-04-19T16:48:02.591+02:00</updated><title type='text'>Opinion juive sur le conflit Israel / Palestine</title><content type='html'>Ce mercredi 18 avril, le Professeur &lt;a href="http://www.hist.umontreal.ca/U/rabkin/" target="_blank"&gt;Yakov Rabkin&lt;/a&gt;, de l'Universite de Montreal, tenait une conference a l'Universite Saint Joseph de Beyrouth. Historien des sciences de formation, ayant tente notament de rapprocher culture juive et culture scientifique, Rabkin s'inscrit dans une perspective anti-sioniste de la question palestinienne. Je vais tenter de resumer ici le contenu de sa conference. Il a ete introduit par son eminence &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_EddÃ©" target="_blank"&gt;Michel Edde&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le Sionisme&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mouvement politique qui trouve son origine a la fin du XIXe siecle, surtout en Europe de l'Est et centrale, a une epoque ou les nationalismes ont le vent en poupe. Ce mouvement s'inspire du nationalisme des peuples sans etat, opprimes par l'empire russe et austro-hongrois. Une conscience proto-nationaliste se developpe. Le projet se fixe quatre buts :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Transformer l'identite juive basee sur la Tora en nation&lt;br /&gt;- Selection et utilisation d'une langue verniculaire, qui sera l'Hebreu&lt;br /&gt;- Deplacer les Juifs vers la Palestine&lt;br /&gt;- Etablir un controle economique et politique sur la Palestine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi la Palestine ? &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y avait un projet "Ouganda", mais la terre de Palestine possede un caractere messianique, c'est la Terre Sainte. Ceci est curieux dans la mesure ou les personnalites qui sont a la base du projet sioniste etaient laiques, voire profondement anti-religieuses. Le Juif traditionnel rejette d'emblee ce projet. On note deux reactions des 'indigenes palestiniens' au commencement de l'arrivee massive de Juifs en Palestine. Les premiers y voient une opportunite de business, d'autres ne voient pas ces arrivees d'un bon oeil. Les premiers se trouvent principalement dans les goupes... arabes palestiniens. Les seconds se trouvent pour la plupart dans les goupes de Juifs traditionnellement etablis dans la region. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a une forte poussee antisemite en Europe au meme moment. L'antisemitisme en cours s'oppose aux Juifs non comme detenteurs d''une religion, mais en terme racial. Ces theses accusent le Juif d'etre un parasite, non productif, occupant des fonctions de marchand, preteur sur gage, usurier. Peu de paysans et d'ouvriers sont juifs. La reponse du mouvement sioniste est d'affirmer que le peuple juif est capable de travailler la terre et de fonder une industrie, et cela se passera en Palestine. Le sionisme est donc avant tout une reaction a l'antisemitisme. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le mythe&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme le bolchevisme parle au nom de toute la classe ouvriere (sic), le sionisme parle au nom de tous les Juifs. Le grand danger pour ce type de theorie globalisante, c'est de tolerer l'existence de ne fut-ce qu'une seule personne qui dise "non, pas en mon nom".(1) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En janvier, &lt;a href="http://www.ajc.org/"&gt;l'American Jewish Committee &lt;/a&gt;, puissant lobby aux Etats-Unis, accuse les Juifs qui posent des opinions anti-sionistes d'etre antisemites. Depuis quelque temps, une serie de mouvements juifs se sont formes, soutenus par de nombreux individus, et reclament leur independance d'opinion et de representation par rapport au sionisme et a Israel.(2)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a 20 ou 30 ans, il y avait encore un debat, il n'y en a plus. La question est devenue une veritable guerre psychologique. Celui qui n'est pas pour la politique israelienne, est anti-sioniste, voire anti-semite. Tolerance zero. Les six rabbins presents a la conference de Teheran [que Rabkin qualifie de mauvais gout] ont subi d'enormes pressions aux Etats-Unis. L'un s'est fait bruler sa maison, la plupart ont recu des menaces de mort, un autre a vu ses enfants expulses de l'ecole juive dans laquelle ils etaient inscrits, un autre encore s'est vu rembourser le montant qu'il avait paye pour son emplacement dans le cimetiere juif de sa communaute. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;En Israel&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s'agit du seul etat du monde &lt;strong&gt;fonde&lt;/strong&gt; sur une idee religieuse. Recemment, trente-huit Israeliens (juifs et arabes) ont petitionne la Cour Supreme d'Israel pour que l'on n'indique plus leur confession sur la carte d'identite. La Cour a rejete leur demande. Si l'on retire cette mention, le mythe de l'Etat d'Israel s'ecroule. Israel ne serait plus "l'Etat de tous les Juifs", mais "l'Etat de tous ses citoyens". Pour maintenir ce mythe, il est necessaire de garder (a coups de murs et de regulations des migrations) une majorite non-arabe importante dans les frontieres [voir le droit au retour des refugies palestiniens a l'interieur des frontieres d'Israel d'avant 1967]. Et l'Etat d'Israel "importe" de maniere massive n'importe quelle communaute, meme vaguement juive, de partout dans le monde, pour maintenir ce quota face a une demographie arabe plus prolifique. Pour terminer sur ce theme, chaque fois que l'on appelle Israel l' "Etat juif", on contribue au sionisme. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Aux Etats-Unis&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La majorite des sionistes qui appuient Israel aux EU ne sont pas juifs, mais chretiens (si l'on regroupe les differents courants, on obtient 40 millions d'Americains) ! C'est le mouvement des "born again" [qui entre autre identifie la conquete de l'Ouest americain dans l'histoire fondatrice des Etats-Unis comme remake de la conquete de la Terre Promise dans les textes bibliques (3)]. Nous avons l'un de ces illumines a la tete de la Maison Blanche. Cet appui est avant tout religieux et non politique, meme si il peut etre utilise comme tel dans la politique etrangere americaine. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Shoah a bien entendu joue un grand role dans le developpement du Sionisme [le conferencier ne va pas quand meme jusqu'a reprocher l'Holocauste aux sionistes] car il est pour les sionistes la preuve ultime du caractere eternel de l'antisemitisme. Pour les sionistes, l'antisemitisme devrait etre eternel [on est ici face a une boucle epistemologique]. De nombreux Juifs ont clame depuis la naissance du Sionisme qu'il serait extremement dangereux de fonder un Etat ethnique ou religieux reserve aux Juifs. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) Voir notament &lt;a href="http://www.notinmyname.com" target=_blank&gt;http://www.notinmyname.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(2) Le conferencier introduit &lt;a href="http://jewishvoices.squarespace.com/" target=_blank&gt;Independent Jewish Voices (UK)&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://www.tikkun.org/" target=_blank&gt;Tikkun&lt;/a&gt;, mouvement religieux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(3) Georges Corm, Orient-Occident : La fracture imaginaire.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-6411084783239758294?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/6411084783239758294/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=6411084783239758294&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/6411084783239758294'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/6411084783239758294'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2007/04/opinion-juive-sur-le-conflit-israel.html' title='Opinion juive sur le conflit Israel / Palestine'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-5008940846369119381</id><published>2007-04-15T08:13:00.000+02:00</published><updated>2007-04-19T15:07:51.518+02:00</updated><title type='text'>Sud-est turc, les Kurdes de Turquie</title><content type='html'>&lt;img src="http://lh4.google.com/image/dleclercq/RidjmhNWHdI/AAAAAAAAABM/ffSxURD2RAI/s800/F%3A%5CSauvegarde%20Clef%20USB%20256MB%5CPhotos%20a%20publier%5CKurdistan%5CDSCN5091.JPG" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt; &lt;p&gt;Plus de &lt;a href="http://picasaweb.google.com/dleclercq/KurdistanApril2007" target="_blank"&gt;photos ici&lt;/a&gt;. &lt;p&gt;Gaziantep - Une semaine, juste le temps de venir dire bonjour et au revoir, c'est court, mais cela en vallait la peine. Je vais parler du voyage en lui-meme. Excusez les quelques raccourcis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un cybercafé de Nusaybin, directement après la frontière turco-syrienne, je suis assis à côté de trois ou quatre gars en civil qui surfent sur le net avec leurs fusil-mitrailleur posé contre le mur derrière eux. Ca donne l'ambiance. Ce sont des militaires en permission.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Dyarbakir&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ville livrée à la prostitution. Dans l'un des seuls bars du centre, non indiqué comme bordel, je rentre pour simplement boire une bière avant d'aller me coucher. Le décors me surprend, je m'attendais à un simple bar à la limite miteux et rempli de vieux qui sirotent du raki, avec de la fumée de cigarette du plafond au sol, mais il s'agissait plus d'un restaurant chic, avec des "hommes d'affaire" aux tables, des gens bien habillés. Trois personnes au moins m'accueillent. Je leur dis de go que je viens juste boire une bière et vu que c'est apparemment un restaurant, je leur demande si c'est ok. Et c'est ok. Une fois installé, je remarque que la grande table centrale est occupée par 5 ou 6 prostituées. L'une d'elles invite un gars à la table d'à côté pour accomplir un rond de danse. Deux serveurs viennent sur scène jeter en l'air des tissus en papier (des serviettes en papier pour nos amis belges). Kitchissime. L'endroit est de style vaguement art-deco, un mec assis derrière son clavier joue des airs lancinants. Lorsque je sors une cigarette, un serveur vient me l'allumer. C'est classe. Une des filles vient me parler et je lui dis de se casser. Merde quoi, j'ai juste envie de boire ma bière tranquile. Elle s'installe et commence à me parler. Etant donné que la conversation tourne court, une autre vient s'installer, une russe, de Mongolie. J'appelle le serveur pour lui dire que je m'étonne de cette intrusion dans ma vie privée, mais évidemment pas un seul ne parle anglais, ni arabe, ni flamand. Pendant ce temps, on apporte des mezzés, que évidemment, je n'ai pas commandé. Je n'y touche pas. Bon, je termine ma bière, je vais au comptoir, j'y laisse 5 livres turques (le prix affiché est de 3 livres). Tout à coup, le serveur senior retrouve comme par enchantement ses notions d'anglais et me dit "non, non, non !" et me fait une facture fantaisiste sur laquelle est inscrit 80 livres (plus de 40 euros). Pour une bière. Y figure, cet énorme plat surmonté de cocktails dont je ne connais pas la substance ni la provenance. Les mezzés. Les boissons des filles qui sont venues me parler (dont un super mega cocktail de 15 euros alors qu'il me semblais qu'elles sirotaient une bière). Je tiens bon, malgré les menaces et la pression. Pas question de partir en courant, il y a encore deux gorilles à l'entrée, et il faut prendre un assensceur. Voyant que je ne lacherai rien d'autre, après un quart d'heure de discussions, et pour sans doute ne pas indisposer les autres clients, l'un d'eux me ramène à la sortie en me jurant que je vais avoir de gros problèmes. Mafia. Dans l'hotel GAP, en plein centre commercial, que j'occupe, même topo, ça rentre et ça sort. Elle est partout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;B., musulman convaincu, Turc d'Izmir, qui me servira d'interprète au cours de la journée, étudiant en anglais, qui parle turc et kurde (Kurmandji), m'a fait ouvrir une porte derrière un jardin de la vieille ville. Derrière cette porte, les ruines d'une église de culte arménien, en style que je qualifierais de "pré-gothique". Elle doit remonter à la période byzantine. Elle est aujourd'hui en très mauvais état. Je l'accompagne ensuite à la mosquée (Camii) Omar où la prière de midi l'attend. Il me fait ensuite rencontrer un ami, qui gère un magasin, un stock en fait, au premier étage de la rue principale. Il y a un cousin et sa secrétaire. Au cours de la conversation, après tous les salamalecs et les thés d'usage, je lui parle de l'incident de la veille. Il commence par s'excuser et se montrer faché, je savais qu'il réagirait de la sorte, question d' "aspect collectif de la responsabilité", et je lui dis que vraiment, c'est un phénomène qui existe partout, qu'il n'endosse aucune responsabilité. Je savais que j'étais à la limite de l'affront, mais merde au culturalisme, c'était, au coeur de ce bureau, devant un membre de la chambre de commerce de la ville, le moment d'en parler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mafia est effectivement fort présente. Sans parler de l'impôt révolutionnaire, il y a une pression sur la prostitution dans la ville, le besoin d'augmenter les prix du fait du racket, quand les affaires ne sont pas gérées directement par la mafia elle-même. Toute milice finit par intéresser ses cadres, ses membres, à la perception d'une partie de l' "impôt" pour leur poche. De là le conflit entre l'Etat et la milice. Plus le premier est de droit et respectueux de ses administrés, plus il sera légitime. Mais c'est loin d'être le cas dans la région. D'où l'influence de la seconde. Le "Ici, tout le monde est kurde" est vraiment un leitmotiv auquel je devrai m'habituer. L'identité kurde se construit, dumoins, se renforce, contre la répression de l'Etat turc. La stratégie d'un groupe indépendantiste, comme partout ailleurs, est claire : stratégie de tension, et promotion de l'identité kurde par des organes politiques ; répression de l'Etat central ; adhésion de la population de plus en plus convaincue de la réalité de leur identité. Trois fils de son cousin ont été tués dans la montagne au cours de clashs avec l'armée régulière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais depuis Erdogan, "c'est nettement mieux". Le premier ministre a laché un peu de lest. Il est plus intelligent que ses prédecesseurs. On peut à présent dire qu'on est Kurde, on peut parler kurde en public, ce qui était plus ou moins interdit, ou suspect, il y a encore quelques années [dans diverses périodes de 1924 à 1991, il était légalement interdit de parler kurde en public, après 1982, il fut pratiquement interdit de porter un nom kurde, qui peut comporter des lettres qui n'existent pas en turc, la raison donnée est administrative]. Cependant, le gouvernement n'investit pas assez dans la région, à part en casernes et équipements militaires, et est en train de la perdre. Le mouvement indépendantiste kurde, a perdu son caractère marxiste-leniniste. Cette affirmation ne m'étonne qu'à moitié de la part d'un businessman. Les cadres du PKK sont docteurs, avocats, notables... Le but est clairement indépendantiste, peu importe l'idéologie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout est question d'action et de réaction. Le tourbillon dans lequel le sud-est turc est plongé justifie l'imposante présence armée de l'Etat central dans la région, les dépenses militaires, et la pression sur l'ensemble de la société civile turque. Un moyen pour le régime de la junte militaire de se perpétuer. Il ne serait pas intéressant pour cette junte d'avoir une région kurde, autonome et stabilisée. Les recettes sont pareilles que partout ailleurs : éducation et progrès économique. L'Etat central ne gère pas correctement ces aspects dans la région. Peut-être que plus d'autonomie le permettrait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une idée révolutionnaire, et je ne sais pas lequel se retourne le plus, qui dans sa tombe, qui dans sa cellule, mais "Apo" Ocalan serait le nouvel Attaturk des temps modernes ! Ou comment instrumentaliser une religion d'Etat à la cause indépendantiste. Ocalan, le leader laïc de la nation kurde, comme Attaturk l'était pour la nation turque. Un bel exemple de récupération d'une valeur culturelle forgée profondément sur tout le territoire turc, pour le démentellement précisément de l'oeuvre du personnage fondateur auquel il est fait référence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Batman&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'en ai rêvé, je l'ai fait. Me voici à Batman. A présent je peux rentrer. Je remets mes idées en place le soir devant la télévision dans ma chambre. Cravate mauve à pois blancs, pochette mauve, chemise blanche, costume noir rayé, un représentant du DTP (Parti régionaliste kurde authorisé) est interviewé durant des heures à la télé kurde diffusée par satellite de l'étranger. Je repense aux paysages de la journée. Dans le genre "paysage dont on ne se lasse pas", fait d'immenses étendues avec des zones de roche, le tout recouvert d'un vert flamboyant, presque fluorescent avec tout la flotte qui tombe, c'est pas mal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Hasankeyf&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Impossible de savoir si mes interlocuteurs parlent turc ou kurde, j'avoue. Souvent, un peu d'anglais, un peu d'arabe, complété par des gestes, permet de se comprendre. Alimentairement s'entends. C'est curieux d'utiliser l'arabe comme langue véhiculaire. Par exemple, ce monsieur kurde, cheveux et moustache courts, blancs, qui a travaillé en Irak pendant quatre ans, maintenant vaguement occupé à la réception du seul motel de la bourgade. Il était chauffeur de camion citerne entre Tikrit "la ville de Saddam, yani, la où le pétrole jaillit noir" et la Turquie, et d'autres coins de l'Irak.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Siirt - Ehru&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les paysages sont les mêmes que la veille, avec ces villages isolés que l'on voit à flanc de montagne et de douces vallées, mais de plus en plus entrecoupés de postes militaires. J'ai déjà vu de tels paysages, mais oui, dans le nord-ouest de l'Iran. Ces montagnes, leurs strates, qui semblent plonger dans des gorges énormes, recouvertes de vert sur leurs flancs et de blanc sur leurs sommets. De nouveau deux barrages militaires entre Siirt et Ehru. Au deuxième poste, je reconnais l'insigne du scorpion sur la casquette des militaires, que j'ai vu l'été dernier à Egirdir, en Anatolie Centrale, ville-caserne des Kommandoyuz, les troupes de choc de l'armée turque. Ceci donne un aspect d'occupation. "L'armée est partout dans et entre nos villages". Pouquoi ? "Parce que nous sommes Kurdes !". Quand je parlais d'action-réaction... L'aspect d'un territoire occupé par une force étrangère, qui en rappelle d'autres. Je ne peux m'empêcher de penser à la vacuité de ces contrôles le long des routes, exercé sur la population lambda, alors qu'il y a mille vallées, mille sentiers de montagne, empruntables par les vrais motivés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le relief n'est pas étranger au fait que ce soit ici qu'est né un peuple. Véritable zone tampon, barrière naturelle, no man's land entre trois empires à des moments différents de l'histoire, l'Ottoman, le Perse et les premiers califats arabes. Aucun d'entre eux n'a jamais pu complètement maîtriser ces gorges et ces sommets.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je repense à ce vieux monsieur à Siirt, dans un doner kebap, à qui je montrais la carte de Turquie. Je lui demande où est le Kurdistan. A le croire, la moitié de la Turquie est kurde. Dyarbakir, oui, Erzurum... oui, Konya.... un moment d'hésitation, puis un geste de la main au-dessus du point sur la carte pour dire "va au diable !". Ca amuse l'entourage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ehru. Dans la baraque en taule qui sert d'abris au centre, la moitié du village défile pour me voir et me poser des questions. Même le fou du village que tout le monde frappe "amicalement". Y'a un gars qui parle arabe et qu'on est allé chercher après que j'eusse fait comprendre qu'on aille trouver une personne qui parle anglais ou arabe dans le bled, doit bien en avoir une ! On attend pendant des heures et 45 thés offerts, l'arrivée hypothétique d'un mini-bus qui m'emmenera à Sirnak [Chernak]. Il arrive enfin. Deux bises, tapes dans les mains et yallah.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Sirnak&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;"Sirnak is not safe", "pourquoi tu viens ici ?". J'ai eu au moins deux fois ce genre de question. L'une, amicale, amusée, de l'un ou l'autre habitant local. L'autre, menaçante, au dernier poste contrôle, revidage de sac y compris trousse de toilette, avant d'arriver dans cette petite ville de 50.000 habitants où une part importante de la vie sociale se déroule sur la petite place centrale qui offre un panorama sur la montagne. Ou il est bien entendu impossible de travailler ou de lire sans être abordé de façon permanente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il m'en reste la vision d'une région extrêmement pauvre par rapport au reste de la Turquie, que j'ai traversée deux fois, au nord en mai dernier, et au sud-ouest en juillet dernier. Je pense qu'il y a aussi une réaction par rapport à cet état de fait. Monde rural contre monde urbain. Islam (sunnite chaféite), traditionnellement bien implanté, qui regagne de la vigueur (1), contre laïcité. Il y a par exemple une émission humoristique diffusée en Turquie qui montre et raille des caractères paysans, dans des situations de la vie quotidienne. J'ai ressenti à travers cette série télévisée une sorte de mépris d'une certaine intelligentsia urbaine envers la ruralité et la tradition, verniculaire ou liée à la religion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec un jeune étudiant, accompagné de son père, médecin, on attend le même van, qui nous conduira a Cergis sur le Tigre, d'où un car nous emmenera à Gaziantep. Eux continuent à Ankara, moi je biffurquerai vers la Syrie, puis le Liban. Je suis assis à côté d'un négociant en textile irakien, chrétien, qui voyage entre sa ville du nord de l'Irak et Ankara pour les besoins du commerce. Une trentaine d'heures pour les uns et pour les autres. Quand j'arriverai à Beyrouth, eux arriveront à Ankara, leur capitale.&lt;br /&gt;-----------------------------------------------------------------------------&lt;br /&gt;Quelques éléments de tourisme : Transport entre le Kurdistan turc et Beyrouth. &lt;ul&gt;&lt;li&gt;Sirnak - Gaziantep (van puis car) : 25 YTL (new turkish lyra), 9 heures (2) &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Gaziantep - Killis (frontière turc), en van : 5 YTL &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Killis, frontière en taxi : 10 YTL, 15 kilomètres &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Frontière - Azaz (Syrie) en taxi : 100 SYP (syrian pound) &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Aziz - Aleppo, en mini-bus : 20 SYP &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Aleppo - Beyrouth en bus : 350 SYP, 7 à 8 heures, en fonction des aleas (3) &lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;Compter 16 dollars de visa de transit syrien, sauf si vous êtes ressortissant d'un pays ouvertement hostile au régime syrien, comme la France par exemple, et vous ne payerez que 10 dollars.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Coût total : 40 YTL (30 dollars), 470 SYP (10 dollars), entre 10 et 20 dollars de visa de transit, ce qui fait entre 50 et 60 dollars de transport. Entre 40 et 50 euros au cours actuel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si comme moi vous êtes imprévoyant, il est possible de retirer de l'argent à Qamishli à la frontière turco-syrienne, côté syrien, auprès du seul commerçant (connu) au moyen d'une carte visa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;Akoub Farej&lt;br /&gt;Vendeur de métal précieux dans le centre bouillonant de Qamishli&lt;br /&gt;tel. 052 426315 et mobile 094 224828&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;Attendez vous à une légère commission. Dans le village turc de l'autre côté, comme partout en Turquie, il y a des distributeurs de cash tous les 100 mètres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un bon resto à Sirnak, Faysal Usta, où on choisit sa viande au comptoir. On n'y parle aucune langue sauf le kurmandji, le turc et le russe.Au centre ville, discuter le prix avant, même si il vous fera de toute façon une ristourne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai perdu la carte de visite, mais si vous voulez faire une pause à Batman, ie. profiter d'une vraie salle de bain avec WC occidental dans le cadre frais et luxueux d'un hotel 3 étoiles pour à peine 20 euros petit dej compris (demander 10% sur le prix affiché), il y a un bon hotel, bien tenu, dans la rue qui part de la place du commissariat central. Fréquenté par des wealthy people bien fréquentables. Je ne pourrais recommander aucun autre hotel ou pension dans la région, on les trouve facilement. Les prix des low cost varient entre 5 et 10 euros la nuit, mais il faut s'attendre au pire.&lt;br /&gt;-----------------------------------------------------------------------------&lt;br /&gt;(1) "Alors que les Kurdes ne soutiennent plus les luttes violentes lancées ces derniers temps et que la politique à courte vue du DTP a créé un vide politique, aujourd’hui c’est l’identité religieuse qui passe au premier plan. Ce vide politique, ce sont des forces qui tiennent les motivations religieuses au-dessus des autres qui l’ont comblé. Tant et si bien que des gens qui savent utiliser la sensibilité religieuse des Kurdes parviennent aujourd’hui à tenir des rôles majeurs. Ce sont des dizaines de fondations et d’associations religieuses qui ont été créées. Ce sont quelques 100 000 personnes qui ont participé aux marches de protestation contre les caricatures du Prophète. 85 000 manifestants encore contre la guerre menée par Israël. Ce sont ces fondations et ces associations qui ont organisé tout cela. Elles ne se situent pas dans la ligne d’un parti politique." source : http://www.turquieeuropeenne.org/&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(2) 1 YTL = 0,76 US dollars et 1 US dollar = 50 SYP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(3) Poste frontière libanais d'Abboudieh. Vers minuit. J'ai été témoin d'une scène, du jamais vu dans une zone frontière entre deux états. Un gars, jeune, est poursuivi par deux ou trois autres. Il arrive sur les marches de notre bus, et se fait fracasser la tête à coups de chaîne. La victime est libanaise. L'auteur est, selon les discussions qui suivirent, un moukhabarat (service secret). Je n'ai pas compris si ce dernier était libanais ou syrien. Je suppose libanais vu qu'on avait passé le poste de sortie syrien. Trois militaires sont intervenus, tardivement. Les auteurs se sont évanouis dans la nature, probablement dans l'un des commerces qui longent cette courte portion de route, à l'intérieur des deux poste frontières. La victime, la tête ensanglantée, est emmenée pour lui prodiguer des soins. L'attente sera assez longue, on se demande même si le gars n'a pas été arrêté. Des discussions et des engueulades naissent dans le bus. Certains ne veulent pas attendre, mentalité exécrable. Un vieux sage, un religieux, se lève et engueule l'une des personnes contestataires et lui demande, si il s'agissait d'un frêre ou d'un fils, si elle le laisserait là ! Ca me tue qu'il faille l'avis d'un homme de religion, respectable, pour admettre la plus basique notion de solidarité. Solidarité arabe, mon oeil ! Il reviendra une demi-heure plus tard.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-5008940846369119381?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/5008940846369119381/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=5008940846369119381&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/5008940846369119381'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/5008940846369119381'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2007/04/sud-est-turc-les-kurdes-de-turquie.html' title='Sud-est turc, les Kurdes de Turquie'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-4148296034668091944</id><published>2007-04-11T22:01:00.000+02:00</published><updated>2007-04-13T22:10:54.713+02:00</updated><title type='text'>The Redirection</title><content type='html'>Il est interessant de jeter un coup d'oeil a l'article suivant, quelque peu alarmant, mais qui permet de comprendre certains des mecanismes qui font pression sur la region.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;The Redirection - Is the Administration’s new policy benefitting our enemies in the war on terrorism? by Seymour M. Hersh&lt;br /&gt;&lt;a onclick="return top.js.OpenExtLink(window,event,this)" href="http://www.newyorker.com/reporting/2007/03/05/070305fa_fact_hersh" target="_blank"&gt;http://www.newyorker.com/reporting/2007/03/05/070305fa_fact_hersh&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;"In an interview in Beirut, a senior official in the Siniora government acknowledged that there were Sunni jihadists operating inside Lebanon. "We have a liberal attitude that allows Al Qaeda types to have a presence here," he said. He related this to concerns that Iran or Syria might decide to turn Lebanon into a "theatre of conflict."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;The official said that his government was in a no-win situation. Without a political settlement with Hezbollah, he said, Lebanon could "slide into a conflict," in which Hezbollah fought openly with Sunni forces, with potentially horrific consequences. But if Hezbollah agreed to a settlement yet still maintained a separate army, allied with Iran and Syria, "Lebanon could become a target. In both cases, we become a target."&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;Une note en Francais a ete postee ici, c'est d'ailleurs ce site qui a attire mon attention sur l'article : &lt;a onclick="return top.js.OpenExtLink(window,event,this)" href="http://tokborni.blogspot.com/2007/04/le-changement-de-cap-de-ladministration.html#links" target="_blank"&gt;http://tokborni.blogspot.com/2007/04/le-changement-de-cap-de-ladministration.html#links&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-4148296034668091944?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/4148296034668091944/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=4148296034668091944&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/4148296034668091944'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/4148296034668091944'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2007/04/redirection.html' title='The Redirection'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-1235921711191232720</id><published>2007-04-10T12:39:00.000+02:00</published><updated>2007-04-15T09:08:16.114+02:00</updated><title type='text'>Damas - Qamishli</title><content type='html'>Une grande nouvelle, ce blog, cher lecteur, est censure en Syrie. Ce qui n'etait encore qu'une vague rumeur, rapportee par l'un ou l'autre de mes contacts a Damas "qui ne pouvaient pas y acceder" m'a ete confirme de visu : &lt;strong&gt;access to this site is not authorized&lt;/strong&gt;. Je ne sais pas trop ce qui a choque. Peut-etre d'avoır mıs le regime dans le meme sac que celui de Tel Aviv, ou peut etre pour avoir ose dire qu'en ete "Aleppo, c'est chaud !". Ma ba3rif. Quoı qu'ıl en soit, c'est non sans fierte que je peux me targuer a present d'etre considere comme un mini-opposant a une dıctature militaire. C'est un label de qualite pour ce site. Mercı, merci, merci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier au programme une journee de bus de Sham (Damas) a la frontiere turco-syrienne, en solo. Neuf heures de desert en bus frigorifique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Flashback sur Damas. Il y a deux choses qui ont change depuis cet hiver, a premiere vue. Le nombre de chantiers et de reamenagements conviviaux en cours au centre-ville. Je ne sais pas si c'est l'approche des elections, mais ca pourrait ressembler enfin a quelque chose d'ici un an ou deux. D'autre part, le nombre d'Irakiens qui se promenent partout est impressionant.&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;La Syrie a accueilli plus de 800.000 réfugiés irakiens depuis le début du conflit dans leur pays, a rapporté mercredi le quotidien officiel "Al-Baas", citant le ministère syrien de l’Intérieur. Sur ce total, environ 648.000 Irakiens ont gagné la Syrie dans les mois suivant le renversement du régime de Saddam Hussein en 2003, selon un responsable du ministère cité par le quotidien. Cet afflux de réfugiés est attribué aux lois syriennes facilitant l’obtention de visas pour les populations arabes, ainsi qu’à la proximité géographique et culturelle de la Syrie avec l’Irak. Les réfugiés irakiens&lt;br /&gt;peuvent obtenir un permis de séjour annuel renouvelable s’ils disposent d’un revenu financier fixe dans le pays, s’ils sont propriétaires ou s’ils ont inscrit leurs enfants dans une école syrienne, selon le responsable cité par "Al-Baas". Les réfugiés irakiens se sont majoritairement installés à Damas et dans ses environs. La plupart seraient issus des classes moyennes et vivraient de leurs économies. Source &lt;a href="http://www.aloufok.net/"&gt;http://www.aloufok.net/&lt;/a&gt; &lt;strong&gt;Un million huit-cent mille&lt;/strong&gt; İrakiens refugıes hors d'Irak et un million deux-cent mille deplaces en Irak d'apres le rapport Hamilton - Baker. &lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;On peut critiquer tant qu'on veut le regime syrien mais, nobobstant leur influence sur la region et certains pays voisins, il y a une chose qu'on ne peut leur reprocher, c'est d'assumer le caractere arabe de leur republique. Le statut des Palestiniens refugies y est ainsi parmi les plus "enviables" de la region. Il faut voir a quel point ceci ne constituera pas un facteur destabilisant pour le pouvoir syrien. J'ai entendu le chiffre de 1 million d'Irakiens en Syrie, presqu'autant que de Kurdes, ca commence a faire nombre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Commercial Bank of Syria, Kamishli branch&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ma volonte d'avancer, j'ai un peu brule les etapes, et n'ai pas pris la peine de prendre quelques dollars en route, persuade que je trouverais un ATM dans cette ville frontiere de Qamishli. Que nenni. Pas de distributeur, ceci m'est confirme a l'hotel et par l'un ou l'autre commercant. Aıe ca commence bien, pas un kopek, meme pour retourner a la ville d'avant. Je rentre donc dans cette banque, je m'adresse au guichet, meme reponse : ce mouvement de la tete et des sourcils vers le haut qui ne demande aucun commentaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De l'autre cote de la piece, une porte avec l'inscription "Manager", j'y rentre sans invitation. Ceci dit, c'est quand meme fou ce qu'on peut se permettre en tant que touriste. De l'autre cote du bureau massif, une femme, entre 35 et 40 ans. Elle gere les entrees et les sorties dans son bureau, appelle et renvoie son personnel exclusivement masculin. Plusieurs portraits d'Hafez el Assad, et un culte manifeste a Bassel, le fils d'Hafez qui devait lui succeder, mais qui est decede dans un accident de voiture en 1994. Une seule photo de Bachar, dans la bibliotheque. Bachar avec sa femme et ses enfants, qui pose devant un paysage de montagnes suisses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle me demande de m'installer et je lui explique mon cas. Bon, d'abord, on va se prendre un the et apres on commencera a reflechir. On oublie completement la raison de ma presence et comme elle parle un peu anglais, c'est l'occasion de poser quelques questions. Du style : vous vous sentez comment a devoir gerer cette banque au coeur de cet environnement d'hommes ? Ce qui ne provoquera qu'un sourire. Un peu comme chez nous je presume.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Noura continue, elle n'est pas arabe, mais syriaque. Il y a ici a Qamishli des arabes bien entendu, des syriaques orthodoxes et catholiques, enormement d'İrakiens, des Kurdes en majorite et des Armeniens. Quelques Turcs perdus.  Un beau melting pot. Au milieu de tout et de rien, je lui demande si elle est mariee ou plutot, plus subtilement, si elle a une famille. Bien sur qu'elle a une famille, mais ni marriee, ni enfants. Ce n'est pas par manque de temps comme je lui suggerai, elle ne sait pas pourquoi.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-1235921711191232720?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/1235921711191232720/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=1235921711191232720&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/1235921711191232720'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/1235921711191232720'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2007/04/en-route-vers-le-kurdistan-syrien.html' title='Damas - Qamishli'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-2656054167912267534</id><published>2007-04-08T16:27:00.000+02:00</published><updated>2007-06-07T16:22:49.772+02:00</updated><title type='text'>Damas Ommeyade</title><content type='html'>&lt;a href="http://picasaweb.google.com/dleclercq/Syria/photo#5068144658944339330"&gt;&lt;img src="http://lh4.google.com/image/dleclercq/RlWqtxKrrYI/AAAAAAAAAIw/Xl-RySNQ_tI/s400/F%3A%5CSauvegarde%20Clef%20USB%20256MB%5CPhotos%20a%20publier%5Cpublier%20web%5CF1010016.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petite visite aujourd'hui a la Grande Mosquee Ommeyade de Damas, sans doute la plus belle, sinon la plus imposante du monde. Je me suis enfin decide, lors de ma quatrieme visite a Damas depuis que je suis au Liban, a la visiter. Cette mosquee fait dans l'oeucumenisme (oui, les puristes, on reste calme), dans le sens ou l'on trouve, encoffree dans un impressionant sarcophage la tete, parait-il, de Saint Jean Baptiste. Puis plus loin, la tombe de Hussein, le fils d'Ali, prophetes emblematiques de la religion chiite. Parfois je reste pantois devant la tolerance inter-religieuse qui existe en ces lieux. Alors que je vois dans l'actualite que des heurts entre sunnites et chiites ont cause la mort de 70 personnes hier au Pakistan dans la zone frontiere afghane.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis reste avec un pote a discuter une bonne heure, assis sur l'un des innombrables tapis qui couvrent la salle principale des prieres, a discuter de l'incroyable intolerance religieuse et de la betise de la religion, en rapport avec la grande serenite qui baigne les lieux. Au milieu des gens qui viennent pratiquer leur priere, des gosses qui jouent et crient dans tous les sens, des gens dorment, d'autres lisent, d'autres discutent a voix basse dans les coins. On n'est absolument pas inquietes, tout est tranquille. Ces tapis, je me rapelle lors de la visite du souq de Mashhad en Iran, proviennent d'Iran. Ca fait un bon 200 m sur 50 m de tapis, 10km carre de tapis persan tresse a la main, pas mal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis donc toujours a damas, l'objectif est, des demain matin, d'avancer vers le Kurdistan turc.&lt;br /&gt;Ca faisait 3 jours qu'on fetait l'arrivee d'un pote, la fete jour et nuit, on a fait le tour de beyrouth, les quartiers, il nous est arrive un million de truc, les controles du hezbollah, les rencontres avec des penseurs communistes, du karaoke super naze au bar ou les gens dansent sur les tables et tombent dans la biere sur de la musique traditionnelle arabe. Alors on decide d'aller a damas sur un coup de tete "pour fuir l'enfer de beyrouth" en gros pour fuir l'alcool, la fete etc (sic).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tres bien. On arrive a Damas, un week-end de Paques, sans avoir reserve, l'erreur. On a donc pris d'assaut, on force le manager a ouvrir, le toit de l'hotel ar-rabie, un hotel de la zone des touristes, le souq saroujah. Mais non, mon ami, il fait pas trop froid, 16 degres la nuit, avec une ou deux couvertures, c'est extremement clement. Apres avoir ete refoules a l'entree d'une boite de nuit, ouf, pour une fois, on est cleans, merci les sorteurs (joli clin d'oeil : l'Arabe qui pour une fois empeche l'Occidental d'entrer dans un night club), on rentre, et il se met a pleuvoir une bonne partie de la nuit. En avril, a Damas, le climat global est vraiment deregle...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demain je prends le premier bus pour le nord de a Syrie, Qamishle ou Raqqa. De la je me rendrai a Dyarbakir, retour a la vraie vie, si on peut dire.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-2656054167912267534?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/2656054167912267534/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=2656054167912267534&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/2656054167912267534'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/2656054167912267534'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2007/04/damas-ommeyade.html' title='Damas Ommeyade'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-5179570078523342488</id><published>2007-03-20T13:49:00.000+01:00</published><updated>2007-03-20T15:16:04.246+01:00</updated><title type='text'>La ronde des dates</title><content type='html'>Allez, je vais tenter d'émettre un billet par semaine, aux alentours du week-end. Un peu de discipline ne fera pas de tors dans cette société libanaise impertinente.&lt;br /&gt;C'est la saison des lifts de nez sur les rayonnants minois des beyroutines. Il s'agit d'être prêtes pour le printemps et on ne rigole pas avec ça, je vous prie. Dans le kit de la jeune Aschrafiyote en sortie (Achrafiyote, de Aschrafyié, quartier chic de Beyrouth), il y a certainement en ce moment le sparadrap plaqué en travers du nez. J'envisage de lancer la mode du nez de clown. Ca ne ferait en tout cas pas de tors dans une société qui manque furieusement d'auto-dérision.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On vient de passer la trilogie tant attendue des 8, 11 et 14 mars, marathon qui a commencé le 14 février, non pas jour de la Saint Valentin, mais jour anniversaire du martyr Hariri. Le 8, c'est le mouvement d'opposition, Amal - Hizbollah - Courant Patriotique libre, plus une série de groupes plus restraints comme le PC Libanais. Il ne s'est rien passé, et l'événement fut effectivement que rien ne se passa. Le 14, c'est le jour de la majorité gouvernementale, en souvenir d'un jour lointain où elle avait capitalisé 1 millions de personnes dans la rue pour l'Indépendance du Liban. Et le 11, c'est un nouveau mouvement, qui se veut ni 8, ni 14, mais un compromis, voire autre chose, pour sortir le pays de la crise politique qui le paralyse économiquement. En tout cas, il y a un secteur qui n'est pas paralysé, c'est celui des annonceurs publicitaires. Tous ces mouvements dialoguent dans la rue à coups de panneaux 6 mètres sur 4. Investissons le calendrier, il y a encore plein de dates disponibles. Par exemple, en vue de radicalement se distancer des 8 et 14 mars, pourquoi ne pas prendre la date parfaitement opposée, de l'autre côté de l'année ? Oui, bon, cette date, c'est le 11 septembre, c'est pris aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tant qu'on est dans les dates, le 21 mars, c'est la fête des mères au Liban. Si je parle des mamans libanaises, c'est que j'en connais qui ont un drôle de courage. Ce sont celles qui font partie d'associations de fait, qui se battent pour retrouver leur enfant, leur frêre, leur mari, disparus durant la guerre civile, durant l'occupation syrienne et les invasions israéliennes successives. Je ne vais pas dresser le panoramique des disparitions, il y en a de toutes confessions et de tous bords politiques, le kidnapping a vraiment été une dure réalité dans les quasi 30 dernières années de l'histoire du Liban. Certaines de ces mères se battent depuis 25, 20 ou 15 ans pour retrouver leur progéniture, dans une dignité hors du commun. Sans savoir souvent avec certitude si il survit toujours dans l'une de ces prisons syriennes qui ont pour nom Tadmor section 3, Saydnayah, Damas Mazzé, Damas Section Palestine. Des noms qui font froid dans le dos lorsque l'on apprend les récits des quelques uns qui en sont revenus. Tadmor, c'est Palmyre, haut lieu de tourisme international, il s'agit juste de ne pas trébucher sur un ossement ou un crâne en vous promenant entre les ruines. Ce qui m'étonne le plus dans ce travail de reconstitution et de mémoire, c'est que les pères sont largement minoritaires dans ce combat de l'espoir. La mobilisation des mamans pour la vérité, quelle qu'elle soit, est vraiment remarquable. Voici quelques liens sur le sujet des disparitions et des détentions arbitraires :&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.solida.org"&gt;http://www.solida.org&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://euromedrights.net/"&gt;http://euromedrights.net/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;C'est rare, mais il y a aussi des associations de droits de l'homme en Syrie, il faut les soutenir :&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.hrassy.org/english.htm"&gt;http://www.hrassy.org/english.htm&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-5179570078523342488?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/5179570078523342488/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=5179570078523342488&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/5179570078523342488'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/5179570078523342488'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2007/03/un-peu-de-vitriol-pour-relancer-la.html' title='La ronde des dates'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-3634243423893651472</id><published>2007-02-06T14:56:00.000+01:00</published><updated>2007-02-06T15:31:21.991+01:00</updated><title type='text'>On est prie de ne pas parler de politique</title><content type='html'>Certains commercants au Liban ont eu la brillante initiative de poster une affiche a l'entree de leur &lt;br /&gt;etablissement decretant : &lt;br /&gt;الرجاء عدم التكلم با لسيا سة&lt;br /&gt;Ce qui veut dire en gros, comme vous aurez pu le constater, que les clients sont invites a ne pas parler de politique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le billet du jour sera dons consacre a quelques initiatives recentes dans le champ de la societe libanaise visant a bailloner les politiciens. Ceci dit en passant, je pense et je repete que le Liban a sans doute la classe politique la plus mediocre du monde, en tout cas celle qui a le moins d'utilite, n'ayant pas pu empecher une guerre civile de 15 ans, et dont les chefs de parti ont bien voulu s'arreter de se livrer la guerre en se partageant le gateau libanais a la fin de celle-ci par un systeme de rente a vie sur l'economie libanaise. Et le mouvement ne semble pas s'arreter, vous aurez remarque comme moi la subite baisse de tension depuis l'annonce de la manne d'aide de 7,2 milliards de dollars destinee a regarnir les comptes en banque sui.. heu pardon libanais. Meme l'Orient-le-Jour en vient a faire une interview en toute decontraction du General Aoun dans ses colonnes du 6 fevrier, aujourd'hui. Ceci un jour apres un dossier d'une page, 5 colonnes, sur la valeureuse et heroique histoire d'une autre composante de l'opposition, le parti communiste libanais. Fermons la parenthese.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a donc une premiere initiative, celle du "11 mars", qui a son propre site internet www.11march.org . Au train ou vont les choses, il serait malin de reserver les dates.org de toute l'annee, y a un business potentiel a faire... Il s'agit donc d'une organisation qui ne se veut ni du 14 mars (gouvernement) ni du 8 mars (opposition et principalement Hezbollah - Amal), mais qui cherche une voie non confessionnelle, libanaise, dans une demarche ancree dans les droits de l'homme et la democratie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis il y a eu hier un sit-in d'associations feminines sur les marches du musee national. Ici le mot d'ordre est de s'opposer a la guerre civile coute que coute. 100.000 morts, 100.000 handicapes, 25.000 disparus, voila le bilan de celle de 75-90. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et oui, je suis de retour au Liban pour sevir, vous pouvez pas imaginer dans quel etat d'euphorie je me trouve, ceci dit sans cynisme. Vive le Liban, Vive les Libanais !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-3634243423893651472?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/3634243423893651472/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=3634243423893651472&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/3634243423893651472'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/3634243423893651472'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2007/02/on-est-prie-de-ne-pas-parler-de.html' title='On est prie de ne pas parler de politique'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-8986360316193173080</id><published>2007-01-30T15:38:00.000+01:00</published><updated>2007-01-30T16:00:35.771+01:00</updated><title type='text'>Tirana - Shkroeder, nord de l'Albanie, Kosovo</title><content type='html'>Libre cours.&lt;br /&gt;On traverse de vastes plaines entourées de montagnes aux cîmes parfois enneigées. Le paysage est gris, le crachin de janvier. Sur les chemins longeant les rails, des paysannes qui semblent porter le deuil depuis 30 ans. On pourrait être dans les campagnes de Belgique ou dans certains coins reculés de France. Des têtes me paraissent parfois même familières, rougeaudes, les yeux plissés par le vent et le froid, un sourire entre l'attitude béate et le rictus douloureux. Des chiens se suivent en bande au milieu des prés, en se renifflant le derrière. Des chiffons rouges pendent aux arbres, et rapellent les drapeaux albanais flottant sur les toits des maisons à moitié construites. Des chiens et des ordures partout, des champs de sacs plastique. Le manque de sommeil me fait somnoler dans le compartiment. Avec cette façon de pronconcer les "r" comme en anglais, mes rêveries transforment, dans mon demi-sommeil, les conversations albanaises en un discours tout à fait compréhensible. Des paysans édentés et en haillon parlent de leur cousin de la jet set libanaise, de leur fils en safari au Kenya et de leur oncle qui parcourt les mers chaudes de Chine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Skroeder, ce lac de boue urbain, me ramène à la réalité. A l'entrée de la ville, deux panneaux : centre et zone industrielle. Dans le style "voyage hard core", l'hotel du centre, le rozafa, du même nom de la citadelle célèbre de la ville, n'est pas mal. Un vague radiateur électrique pour se chauffer le bout des orteils, sans plus, et son robinet resté ouvert pendant la coupure d'eau de l'après-midi. Une marre d'eau dans la moitié du couloir en rentrant le soir, et absolument personne pour constater les dégâts. Ses armoires aux portes démolies et ses fenêtres n'isolant ni du froid ni du bruit. Cette année commence comme la dernière, à Tunis, dans le froid, habillé avec écharpe et bonnet pour dormir. Notre passage dans cette ville du nord de l'Albanie a pour but de rejoindre un village du nord de l'Albanie, Valbona, via un ferry sur le lac Komani, créé par un endiguement de la rivière Drini.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au bout de la traversée du lac, sur une embarcation consistant en un bus récupéré et soudé sur une barque en métal (quelqu'un a fait une photo visible ici : http://www.blogsmithmedia.com/www.gadling.com/media/2006/07/balkan-10-bus.jpg), on trouve la bourgade de Bajram Curri. De là, le van des navetteurs pour Valbona et les villages du nord de l'Albanie. Cette région est décrite comme étant l'une des plus dangereuses d'Europe, il n'est pas rare que de rares voyageurs s'y fassent dévaliser, au mieux. Même les Albanais des autres régions rechignent à se rendre au Nord. Pour les amateurs de trek et d'eco-tourisme, Valbona est certainement un bon départ. Il y a toujours la chambre chez l'habitant, chauffée avec un bon poële à bois, demander par exemple Arthur (Tel. 06 92804768). Mais revenons aux navetteurs. Deux heures de chemins de terre et de pierre pour relier Valbona à Bajram Curri, l'habitacle envahi par la musique émanant d'une cassette pourrie, passée un dix mille fois, de musique albano-kosovarde. Je pense que c'est la seule activité du chauffeur, un aller le matin, un retour en début de soirée, il tue son temps à Bajram Curri entre les deux. "C'est à la marge des sociétés, à la marge du monde, que l'on discerne le mieux certaines choses, où le fonctionnement intrinsèque de toute société est mis à nu". Ouais, enfin, bon, je commence par m'installer dans ce café de Bajram Curri. Autour, des hommes de tout âge prennent leur café serré, avec un verre de raki (alcool blanc, ce n'est pas le "raki" turc). Dans une ambiance de fumée de cigarette opaque qui va du plafond à un mètre du sol. Il est 8H30 du matin. Et comme partout, cette manie qu'ont les Albanais de rentrer ou de sortir d'une pièce, d'un resto, d'un café, d'un compartiment de train, sans jamais refermer la porte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des femmes d'un âge avancé passent sur le trottoir, un foulard blanc sur la tête. D'autres ont un foulard noir, j'ignore vraiment si elles portent le deuil encore une fois. Un vendeur de chaussure, au look funky, pantalon pates d'ef', favoris négligés et veste mi-longue avec fourrure de mouton retourné à l'intérieur est posté devant le café poiur le deuxième jour d'affilée. L'italien est bien la langue véhiculaire pour s'adresser aux étrangers dans le nord du pays. L'Italie est sans doute la seule porte de sortie. Au sud, ils ont la Grèce et la Macédoine. A Tirana, au centre, bien, ils ont Tirana et son activité propre à toute capitale. Au nord, il n'y a rien. A part l'Italie de l'autre côté de la mer. Et dans les montagnes du Nord, il n'y a vraiment rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour partir vers le Kosovo, nous faisons avec le chauffeur du van 3 fois le tour de la cité de Bajram Curri à la recherche du client. Dans la brume, avec un léger rayon de soleil, on apperçoit une armée de glandeurs, les mains dans les poches. Un remake de la nuit des morts-vivants. 90% de chômage. Il y a 4 (?) modes de conjugaison en français (indicatif, imperatif...). Il y aurait 7 modes dans la langue albanaise, dont un mode qui exprime l'espoir. Je ne sais pas depuis quand ce dernier a été utilisé dans ce coin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Kosovo&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A coté de l'Albanie, le "malheur kosovar" fait office de supercherie. Les véléités de panalbanisme n'ont pas résisté longtemps à l'ouverture des frontières albanaises. Peu de kosovars sont aujourd'hui pressés d'être réunis à leurs frêres de l'autre côté de la frontière. Encore un exemple du caractère très variable dans l'espace et dans le temps de l'identité nationale. Le Kosovo, c'est en effet un réseau routier relativement performant, des kilomètres de centres commerciaux, de la lumière partout, une population qui parle bien l'anglais, des emplois, des euros, pour peu un 52e état US.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a cependant des facteurs qui empechent l'indépendance. Le droit des Serbes au retour, conformément aux conventions internationales sur le droit des réfugiés et autres victimes de nettoyage ethnique. Bien entendu, ceux qui ne possédaient rien ou peu, et les miliciens notoires, ne reviendront pas. Les propriétaires terriens peut-être. Des quartiers entiers de Prirzen sont aujourd'hui réduits à l'état de villages fantome, supervisés par les casques bleus, de leur niz d'aigle sur les collines avoisinantes. Des maisons aux vitres brisées, à moitié incendiées, des toits qui manquent, des rats et des chats comme seuls badeaux. Les habitants sont quelque part à Nis, Belgrade...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'enjeu de l'indépendance se trouve également en République serbe de Bosnie, dont les forces politiques en présence ne manqueront pas d'auto-proclamer leur indépendance à leur tour si le Kosovo en fait de même unilatéralement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des photos suivront à la mi-février.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;http://fr.wikipedia.org/wiki/Albanie&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-8986360316193173080?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/8986360316193173080/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=8986360316193173080&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/8986360316193173080'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/8986360316193173080'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2007/01/tirana-shkroeder-nord-de-lalbanie.html' title='Tirana - Shkroeder, nord de l&apos;Albanie, Kosovo'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-5050153375459762218</id><published>2007-01-05T16:29:00.000+01:00</published><updated>2007-01-05T16:35:49.431+01:00</updated><title type='text'>Mais ou est donc le moyen-orient ?</title><content type='html'>Tirana, Albanie - C'est un sujet resasse, mais je vais y ajouter mon grain de sel. Le titre de ce blog est quand meme "Petites histoires du moyen-orient" et je ne me suis jamais explique la-dessus, j'avoue meme que je ne m'etais pas vraiment pose cette question serieusement. Profitons de la treve des confiseurs et de la treve (theorique) qui a lieu a la fete de l'Aid pour se pencher sur la question.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On trouve ici des recits, temoignages et autres anecdotes dans des pays aussi divers que les Balkans, le maghreb, l'Iran. Si demain j'allais plus au sud en Afrique, je n'en changerais pas le titre, de meme si je devais me retrouver au Pakistan ou meme en Inde, voire meme si ce voyage me menait au bout de l'ex-indochine. Disons que si je devais prendre un bateau pour l'Amerique du Sud, je le remettrais peut etre en question. Le principe est que ce voyage a commence dans ce que l'on apelle communement en Europe et aux Etats-Unis, Moyen Orient et cela se suffit a lui-meme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est a la fin du XIXe siecle que l'on a commence a parler de "Proche-Orient" et de "Moyen-Orient". Precedemment, on appelait simplement "East", tout ce qui etait a l'Est de Belgrade, sans doute une supperposition du terme avec le debut et la fin de l'Empire ottoman. En tout cas, la "question d'orient" concernait historiquement l'imposition par les puissances europeennes de leur influence dans les pays sous domination ottomane.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans rentrer dans les details, les termes "Moyen Orient", "Proche Orient", "Extreme Orient" dependent au cours des decennies de l'actualite, de l'emphase donnee par les medias aux faits et a leur besoin de simplifier conformement aux besoins de simplification de leur auditoire. Un exemple concret est que l'on a commence a parler de Proche et d'Extreme Orient a la fin du XIXe siecle pour differencier en un coup d'oeil le probleme ottoman dans le premier cas, et la guerre sino-chinoise, dans le second. *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Leur definition dependent aussi des besoins militaires de communiquer clairement et efficacement, voir les definitions successives donnees par Churchill au cours de la deuxieme guerre mondiale. Ici, le "Moyen Orient" va de Casablanca a Baghdad, etant donne l'importance des campagnes menees par les allies en Afrique du Nord et la lutte contre le changement de pouvoir hostile a Baghdad et contre les Vichystes au Liban et en Syrie. Un shift vers l'ouest donc.&lt;br /&gt;Elles dependent aussi des interets de chaque Etat, de chaque puissance ou blocs, donc elles peuvent varier "par essence" entre les epoques. Ici je renvoie a la derniere definition par l'administration Bush du "Grand Moyen Orient" (de Casablanca a Islamabad, voire jusqu'a l'Indonesie) ou du "Nouveau Moyen Orient" de Condoleeza Rice. Au sortir de la 2e guerre mondiale, la conception et les limites du "Middle East" diversait d'ailleurs fortement entre les Etats-Unis et la Grande-Bretagne par exemple. Je me demande meme si personne n'a jamais ete tente a Washington d'inclure a un certain moment l'Europe entiere (moins le Royaume-Uni) au "Proche Orient".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La confusion a meme ete parfois volontairement introduite, notament durant les annees de "Doctrine Eisenhower" qui debute a la fin des 50's. Une frontiere intentionnellement rendue floue, pour se reserver le droit d'intervention ou de non-intervention face a d'eventuels mouvements hostiles du bloc communiste dans la region, non clairement definie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reste de tout cela, une confusion totale. L'article indique d'ailleurs en conclusion que la maniere la plus logique (en 1960 !) d'utiliser le terme "Moyen Orient" dans une analyse politique est de trouver le plus petit denominateur commun entre les definitions proposees tout en reconnaissant lors de son utilisation que c'est un terme arbitraire. Ce denominateur commun jusqu'alors est la Turquie, l'Iran, la Palestine / Israel, l'Egypte et les Etats arabes en Asie (le Levant et la peninsule arabique). Un terme arbitraire, j'aurais ajoute, "issu de l'imaginaire occidental". Qui d'ailleurs a fixe un jour les limites des continents europeens et asiatiques ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si on veut vraiment etre correct, il est plus approprie de parler de groupes ou groupements definis par eux-meme. Comme on parle de l'Union Europeenne, il conviendrait de parler par exemple de la ligue des Etats Arabes ou de la Confrence Islamique ou de tout groupement regional constitue par la volonte des membres qui le compose, et de rien d'autre. Mais bon, moi ca me va comme ca.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Qu'en est-il sur le terrain ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Meme si j'ai passe jusqu'ici un an seulement dans cet ensemble que l'on nomme Moyen Orient et que l'on a appele jadis Proche Orient si l'on considere mon cheminement dans les Balkans, je n'ai fait honnetement que survoler cette region. Ma vue est superficielle, j'en conviens. Mais voici l'une des choses qui me sont apparues clairement si il en est.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En claquant la porte de mon appartement en Belgique il y a un peu plus d'un an, et en me dirigeant vers l'Est, j'avais deja commence au premier pas un cheminement qui allait me montrer le caractere progressif des regions et pays traverses. L'ideal serait de se deplacer en moto et de ne faire qu'une centaine de kilometres par jour pour que ceci aparaisse encore plus clairement. Il faut vraiment du temps mais cela doit en valloir la peine, car c'est fascinant.&lt;br /&gt;Je vais lancer quelques exemples en vrac. On trouve du burek (avec des noms sensiblement differents mais avec la meme racine), cette pate feuilletee truffee d'epinards, de fromage ou de viande, a manger en buvant de l'ayran, de la Slovenie a la Turquie. Cette specialite se dilue dans le nord de la Syrie. L'ouzo qui devient raki en Turquie et arak en syrie et au Liban. La progression du mezze grec au mezze libanais, lui meme une forme raffinee du mezze syrien, ou est-ce l'inverse, le syrien etant une forme plus brute, plus grossiere de l'art du mezze libanais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'urbanisme des maisons eparpillees de la cote croate ressemble a s'y meprendre a celui des cotes grecques. Et les villas 2 ou 3 etages libanaises des montagnes du sud sont quasi la copie conforme de celles des campagnes grecques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ou le crescendo aussi dans le caractere organise de la circulation routiere qui partirait du sud de la France, par l'Italie, les Balkans, la Grece, la Turquie pour arriver au desordre routier total sur les cotes du Levant, pour se "civiliser" a nouveau a mesure que l'on avance vers le Golfe arabo-persique (tiens voila d'ailleurs encore une realite nommee differement en fonction de la rive d'ou l'on se place, Golfe Persique d'un cote, Golfe arabe et Mer d'Arabie de l'autre). Le port de la barbe et la facon de la tailler et la transition dans les modes vestimentaires jusqu'a la djellabah blanche immaculee portee dans les monarchies petrolieres du golfe. La presence ou non du voile pour les femmes et surtout la facon de le porter. En dehors de toute representation religieuse et d'affirmation identitaire..., le foulard sur la tete commence deja a etre porte d'ailleurs dans les Balkans, surtout dans les campagnes. Il y a certainement un caractere traditionnel dans son port mais je n'invente rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La transition dans la musique populaire et classique et un crescendo lent de Sarajevo a Damas, ces voix qui ne chantent pas mais gemissent, avec des variations a peine sensibles, de la guitare tzigane au a'oud arabe. La danse, la Dabkhe, cette maniere de danser en rond que je pensais etre une invention syrienne mais que j'ai vu danser de maniere parfaite sur le parking d'une gare routiere en plein milieu de la Turquie pour celebrer le depart d'un membre de la famille qui partait au service militaire. Il y aurait moyen de trouver une gradation vers le sirtaki grec, voir certaines danses russes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Meme au niveau des religions et de la pratique de celle-ci, on verra des pratiques plus ou moins intenses, avec des pics a l'interieur meme des pays entre les regions au sens large, que l'on soit en Europe occidentale, en Turquie ou en Iran.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai vraiment envie de completer avec d'autres exemples, je vais etre plus attentif a cet aspect dorenavant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En faisant le lien avec l'Europe centrale, je suis certain qu'il serait possible de trouver de telles gradations en matiere d'habitudes culinaires, de musique, de culture au sens large entre les Balkans et certaines regions hongroises, autrichiennes, puis allemandes et ainsi de suite jusqu'en Scandinavie. Seul un ocean peut donner lieu a de reelles "coupures culturelles" a terme, et encore, dans la mesure ou rien n'empeche d'aller d'une rive a l'autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous ces elements culturels ne se modifient pas de facon lineaire, plane d'un point a un autre. C'est un paysage en trois dimensions, avec des pics et des vallees aux pentes plus ou moins douces, avec ses cours d'eau qui amenent beaucoup plus loin leurs alluvions. On rencontre parfois des falaises, telle ou telle frontiere d'Etat par exemple, meme dans un monde qui tend et qui a toujours tendu a s'uniformiser, au plus la communication est rapide et aisee. Mais il existe toujours plus loin un passage, une pente plus douce a emprunter. Dans tous les cas, plusieurs aspects de la culture, et je n'ai aborde plus haut que des aspects pratiques, parlant et courant, ce qui fait la vie de tous les jours, comme la mode, la cuisine, l'urbanisme ou la musique, il y a toujours plusieurs elements qui rapellent la proximite geographique et qui elle ne ment pas.&lt;br /&gt;C'est vraiment un sujet a developper. Car il va dans le sens qu'il n'y a pas de "fracture de civilisation" nette, un antidote au choc des civilisations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce modele de "transition de cultures" serait un paysage donc en trois dimensions, avec des univers paralleles, le tout se superposant l'un a l'autre. Impossible a modeliser en fait, sinon a retranscrire la realite elle-meme, extensivement. Sans compter qu'il faudrait etablir une echelle de gradation pour des dizaines d'elements culturels et base sur des enquetes dans lesquelles on sait que les gens ont une vue extremement subjective de la facon dont ils percoivent leur identite. Si vous connaissez un "fou" qui s'est lance dans ce genre d'entreprise, avec des resultats disponibles, meme a echelle plus reduite que celle d'un continent ou d'une region, Moyen Orient dans le language usuel, chevauchant trois continents, je serais tres curieux de les decouvrir !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;*Je ne vais pas citer toutes les sources, ce n'est pas une these que je defends ici, mais les faits historiques sont tires d'un article de 10 pages paru dans le Foreign Affairs de Juillet 1960, Where is the Middle East ? par Roderic H.Davison&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-5050153375459762218?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/5050153375459762218/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=5050153375459762218&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/5050153375459762218'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/5050153375459762218'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2007/01/mais-ou-est-donc-le-moyen-orient.html' title='Mais ou est donc le moyen-orient ?'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-2931972468223135061</id><published>2006-12-25T20:35:00.000+01:00</published><updated>2007-03-05T22:14:37.295+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='mar mousa'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='maalula'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='monastere'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='syrie'/><title type='text'>Mar Mousa</title><content type='html'>&lt;table id="HB_Mail_Container" height="100%" cellspacing="0" cellpadding="0" width="100%" border="0" unselectable="on"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr height="100%" unselectable="on" width="100%"&gt;&lt;td id="HB_Focus_Element" valign="top" width="100%" background="" height="250" unselectable="off"&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr unselectable="on" hb_tag="1"&gt;&lt;td style="FONT-SIZE: 1pt" height="1" unselectable="on"&gt;&lt;div id="hotbar_promo"&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;blockquote id="79fec24c"&gt;Syrie - Un petit message a caractere touristique dans ce monde de brutes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des que je suis arrive au bas de la vallee qui monte au monastere Mar Mousa, accessible a pied seulement au travers d'un escalier d'un kilometre et demi, un grand barbu, style ivan reebrov, grand coffrage, grosse voix, m'a adresse la parole. Je pensais que c'etait un guide touristique, il parlait toutes les langues, en tout cas anglais, italien, puis francais. Nous avons emprunte les escaliers ensemble. Quand je lui ai dit que j'etais belge, il m'a tout de suite donne une situation politique et sociale de la belgique dans des termes que peu de gens en belgique meme seraient capables de tenir. Il m'a demande des nouvelles de beyrouth et du liban. Puis le lui ai demande si il habitait la-haut, et en fait, j'avais affaire au pere superieur du monastere, ca commencait fort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s'agit d' un pere jesuite, Italien et il s'apelle Abu Paolo, etabli la depuis 25 ans. Alors, il gere sa citadelle comme une petite entreprise, on y fait du fromage, du pain.... Il a ouvert cet endroit au monde entier, tout le monde est bienvenu. Il n'y a rien a payer pour le logement, ni meme pour la nourriture. La seule condition est de participer a la cuisine, le menage, donner un coup de main ici et la si on reste plus longtemps. J'avais apporte un kilo de dattes du marche de damas. Avant il n'y avait pas d'escalier il y a 4 ou 5 ans. Il fallait faire le grand tour par an nabk, le village a cote, par le col de montagne, des kilometres a faire dans la montagne. Ils ont construit un deuxieme monastere joignable par un escalier metalique au dessus du ravin, a donner le vertige. C'etait des l'epoque romaine une citadelle d'obsertvation sur la vallee, sur la route qui relie damas a palmyre (tadmor). D'ailleurs l'unique porte d'entree de la citadelle principale fait peut etre 1m20 sur 80 cm et c'est assez escarpe. Pour les amateurs de retraite et de silence, c'est un lieu tout indique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le reveillon de noel proprement dit nous etions une quarantaine je dirais, moitie syriens, moitie francais / italiens. Veillee de meditation de 3 heures avant la messede minuit. Je n'y suis pas alle, j'etais avec les 5 ou 6 syriens restes dehors, pour exercer mon piteux arabe, mais je progresse. En tout cas, c'est un endroit que je conseille vivement a celui capable de respecter les lieux des hotes qu'il frequente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, apres avoir fait une marche dans les collines escarpees autour du manastere, on est redescendu avec 3 syriens chretiens de damas avec leur voiture, en repassant par maalula, c'est l'un des 3 derniers villages du coin ou on parle encore arameen, la langue de jesus. Au mois de septembre se tient une fete villageoise a Maamula, au cours de laquelle des troncs d'arbres sont jetes du haut d'une falaise dans un grand feu de joie. Si je suis encore dans la region, je tenterai de ne pas manquer cela. Joyeux Noel.&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-2931972468223135061?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/2931972468223135061/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=2931972468223135061&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/2931972468223135061'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/2931972468223135061'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2006/12/mar-mousa.html' title='Mar Mousa'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-6018971183479311191</id><published>2006-12-19T12:57:00.000+01:00</published><updated>2007-03-27T15:14:14.751+02:00</updated><title type='text'>La democratie, c'est pas pour toi, mon gars.</title><content type='html'>Au cours de ces mois passes en Tunisie, en Egypte, au Yemen, en Iran et en Syrie rien que pour ne citer que quelques pays significatifs, et en attendant d'aller en Arabie Saoudite a Paques ("pourquoi pas ?" me disait un pote sunnite de Beyrouth avec amusement), je me suis souvent posé la question de savoir pourquoi le pays que je traversais etait considere, par l'Occident, a savoir les gouvernements que je suis sensé avoir élu avec mes congeneres, l'un comme faisant partie de ces monstrueuses dictatures placées sur l'axe du mal, l'autre comme étant un régime ami. Ceci alors que les conditions de vie quotidienne, la répression policiere, le mépris de l'état pour ses citoyens, la muselage de la presse et de la liberté d'expression ne variaient sommes toutes que de quelques millimetres et pas toujours dans le sens que l'on croit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi decide-t-on de soutenir des gouvernements liberticides et autoritaires, legitimés souvent (mais pas toujours) par le fait qu'ils constituent un rempart contre l'islamisme, comme si les Arabes se contenteront bien d'un pis-aller. Quelle condescendance et quel mépris de la part de nos gouvernements. Je pense ici particulierement a l'Egypte et au Yemen, et meme a la Syrie, dont le gouvernement a longtemps été un partenaire respectable dans les chancelleries occidentales pour cette raison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prenons la stratégie des neo-conservateurs américains, affirmant, le coeur sur la main, que le but de la guerre en Irak était de provoquer une "réaction en domino" au Moyen-Orient. La chute de Saddam aurait, selon eux, provoqué une vague de démocratisation de Islamabad a Rabbat, dans un Moyen-Orient redessiné par leurs soins. On sait aujourd'hui que les Etats-Unis sont aujourd'hui forcé de composer en Irak avec des religieux parmi les plus fondamentalistes du Proche-Orient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lors d'une conférence donnée par un ancien ambassadeur US a Beyrouth, quelqu'un de tres ouvert sur la question et je pense, sincere, celui-ci se demandait, chiffres a l'appui, et un peu sans doute pour animer le débat, pourquoi les Etats-Unis récoltaient de si pauvres résultats en matiere d'opinion publique favorable au Moyen-Orient. Au-dela du débat de savoir pourquoi, je lui ai demandé si réellement, les Etats-Unis, dans sa politique extérieure, attachait la moindre forme d'importance a ce genre de considération aussi secondaire que l'opinion publique des peuples du proche-orient au sujet de cette politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait c'est en lisant un passage dans un essai d'Amin Maalouf, auteur francais et libanais, intitulé &lt;em&gt;Les Identités Meutrieres&lt;/em&gt;, que cette question a pris un autre relief. Cette maniere de procéder dans la région n'est pas neuve, elle n'est pas l'apanage des Americains, loin de la. Je n'apprendrai sans doute rien aux historiens du Proche-Orient. Mais les puissances européennes ont séparé les régimes entre bons et mauvais bien avant eux. En voici un exemple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1799, Napoléon envahit l'Egypte. Ceci fut le début d'une réflexion dans le pays conquis en vue de savoir pourquoi, en quelques siecles, l'Occident a pris une telle avance dans tous les domaines techniques et militaires sur l'Orient, conduisant a la défaite cuisante de 1799. Dans ce contexte apparait 6 ans plus tard le roi Mohammed Ali, un visionnaire, Albanais, ancien officier ottoman, qui va se mettre en tete de combler le retard de l'Egypte sur l'Occident. Il fait engager des medecins europeens et fonde des hopitaux universitaires. Il engage des officiers napoleoniens dans son armée. Il entame une réforme politique et judiciaire, il soutient le progres technique et scientifique dans un effort sans précédent pour la modernisation de l'Egypte (ceci n'est pas du tout souligné sur un site comme wikipedia sauf pour des raisons militaires, mais c'est A.Maalouf qui souligne). A tel point que celle-ci, toujours infeodée a l'Empire Ottoman, pense de plus en plus a s'en defaire et va meme marcher sur Istanbul a deux reprises. Le mot de la fin viendra d'une coalition europeenne qui repoussera l'assaut egyptien jusqu'au Nil. Il était en effet préférable pour les Empires européens de disposer d'un allié ottoman, faible, en retard et moribond, sur la route des Indes, plutot qu'une puissance potentiellement dangereuse car en voie de développement au point de rattrapper son retard sur l'Europe, mais surtout, indépendante et incontrolable. L'Egypte, encore tres fragile, ne s'en relevera pas.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-6018971183479311191?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/6018971183479311191/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=6018971183479311191&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/6018971183479311191'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/6018971183479311191'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2006/12/la-democratie-cest-par-pour-toi-mon.html' title='La democratie, c&apos;est pas pour toi, mon gars.'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-5743100642665450261</id><published>2006-12-18T22:36:00.000+01:00</published><updated>2006-12-19T23:21:33.391+01:00</updated><title type='text'>Fucking backpackers</title><content type='html'>Damas - Ou on rencontre parfois de ces specimens sur la route.&lt;br /&gt;Voila ce mec, un suedois, je sais pas, il doit avoir entre 60 et 70 ans, age indetermine, qui est installe dans le dortoir commun de l'hotel Harammein de Damas, dans le souq Sarroujah, alors que j'y reviens. Les 2 autres pensionnaires de la chambre se taisent, il parle sans arret. Comme si cela devait etre une tradition, il me demande d'ou je viens et ce que je fais ici. Je lui dis que je viens de Beyrouth. Je n'ai pas le temps d'en dire plus qu'il me sort une litanie, je ne rentrerai pas dans les details, de sa vision extralucide de la situation politique libanaise, du foutoir cause par les musulmans, d'ailleurs il en a toujours et ainsi. Et surtout, que j'avais de la chance d'etre ne en Belgique, you know, tous ces gens ne connaissant pas la democratie et moi j'ai de la chance d'etre ne dans un pays ou on peut s'exprimer librement. J'apprends vite que ce monsieur est reste en tout et pour tout 3 jours au liban, entre un aller - retour en Syrie et une tentative de passer en Jordanie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors il y a quelques mots que vous entendrez sans arret dans la bouche de backpackers : cheap, because it was cheap, it is cheaper, you go to this place, you will adore it, and it is cheap.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui me fait rire, c'est aussi l'impression que donnent des backpackers d'avoir ete dans des endroits absolument extraordinaires ou personne n'a ete et qu'ils sont les seuls a avoir vecu ces aventures extraordinaires. Par exemple, a Petra, en Jordanie, tu peux dormir avec les bedouins pres de ruines, man ! Oui, eux qui viennent de faire un aller-retour Amman - Baghdad, tu peux boire la meme eau que leurs chameaux (eraintes d'etre restes immobiles depuis le debut de l'annee) et fumer leur narguile avec le tabac artisanal de bab el oued (made in china).  Il parait meme qu'il y a une experience unique au monde, c'est d'aller dans le desert blanc egyptien avec des bedouins en jeep et de passer la nuit a la belle etoile. Tellement unique que le ministere du tourisme egyptien compte construire une autoroute six bandes entre le Caire et les oasis de Baharryia et de Farafra...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon nous nous sommes tous les 3 endormis sous les beuglements sans fin de notre vieux backpacker, qui, habille comme un clochard s'est d'ailleurs fait refouler a la frontiere jordanienne pour une vague histoire qu'il lui est arrive il y a dix ans a la meme frontiere. Il y a juste un moment ou on lui a dit de se taire ou de crier moins fort, c'est quand il a commence son ode a Israel et a la beaute de ce merveilleux pays.  On s'est endormi... et on s'est reveille au son de sa voix. Le lendemain il a recidive, alors que je prenais paisiblement mon petit dej avec un hollandais de passage, quel plaisir de pouvoir reparler un peu la langue de vondel ceci dit en passant, alors que la reception etait bondee, il m'a lance de loin : see you in Jerusalem !&lt;br /&gt;Je ne pouvais que lui repondre : Inchaalah !&lt;br /&gt;Un type pareil, ca pourrait vraiment vite vous attirer des ennuis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une histoire moins drole, c'est celle de ce Japonais qui lancait autour de lui un defi qu'il s'etait donne a lui-meme : aller en Irak. Il est passe dans cet hotel, certains membres du personnel se souviennent tres bien de lui. Il y a aussi le temoignage d'autres backpackers qui l'ont croise dans la region et qui ont confine dans le livre d'or de l'hotel leur rencontre avec ce gars. Il est alle en Irak, "out of curiosity", et il n'en est jamais revenu. Dans ce meme registre, a la page suivante, la coupure de presse qui le montre devant ses bourreaux, peu avant son execution. Cela en vallait-il la peine ? RIP mec...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-5743100642665450261?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/5743100642665450261/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=5743100642665450261&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/5743100642665450261'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/5743100642665450261'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2006/12/fucking-backpackers.html' title='Fucking backpackers'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-5983802943829986760</id><published>2006-12-11T16:21:00.000+01:00</published><updated>2006-12-27T21:08:38.621+01:00</updated><title type='text'>Et pendant ce temps à Beyrouth</title><content type='html'>La deuxième grande manifestation anti-gouvernementale initiée par le Hezbollah, le Courant Patriotique Libre (le parti Chrétien de Michel Aoun), Amal (parti issu d'une milice chiite durant la guerre civile, aujourd'hui parti du président de la chambre, Berri), suivie par le Maradah (parti chrétien nordiste de Frangieh, le fameux sigle "Pi" sur fond de drapeau vert fluo), le Parti Communiste Libanais et le Parti syrien national social, nom quelque peu malheureux mais qui est essentiellement panarabe, avait lieu ce dimanche, une semaine après la première.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://images.photomania.com/22722/15/rad0A7F6.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand" alt="" src="http://images.photomania.com/22722/15/rad0A7F6.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;C'est un assemblage de partis et de tendances qui peut paraître pour le moins hétéroclite. Pas moins "contre-nature" néanmoins que la coalition au pouvoir, que les Etats-Unis et une large majorité de la communauté internationale nous demandent de soutenir contre les "islamo fascistes", où l'on voit le parti Kataeb (les Phalangistes), les Forces Libanaises (maronite), le Courant du Futur (sunnite, mené par Hariri fils et qui compte le premier ministre Siniora), le parti druze de Walid Joumblatt, pour les principaux partis. Des factions qui se sont livrés une guerre à mort durant les années de guerre civile. Les bourreaux et criminels de guerre occupant des positions importantes, là un poste de ministre, ici une présidence de parti. Imaginons un gouvernement serbe ou bosniaque d'ici quelques années, où l'on retrouverait des Mladic et des Karadzic, soutenu par l'Union Européenne contre un mouvement d'opposition. Ceci doit nous échapper dans la situation libanaise, et je suis étonné que très peu de médias chez nous finalement ne relèvent ce point tout de même important à l'heure où la communauté internationale "regrette" et ne peut que constater que Augusto Pinochet emporte sa bonne conscience dans sa tombe. Mais on ne va pas s'attarder à ce genre de détail, surtout qu'il ne résoudrait rien dans la crise actuelle, au contraire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les "Pro syriens"&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Les médias présentent donc les premiers comme étant "prosyriens" et les seconds d' "anti-syriens". Par un retournement et un hasard de l'histoire, on trouve parmi les premiers d'importantes forces qui se sont opposées à la mainmise syrienne, notoirement à la fin des années 90. Et l'on retrouve dans le gouvernement des courants qui au moins à un moment ou à un autre ont été les plus sûrs alliés de la Syrie pendant ces années de plomb.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://images.photomania.com/22722/15/rad301B8.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand" alt="" src="http://images.photomania.com/22722/15/rad301B8.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;On peut envisager effectivement que la Syrie et l'Iran se frottent les mains d'un embrasement au Liban, question de disposer d'un levier supplémentaire dans la région dans leurs négociations continuelles contre le monde entier. Objectivement, la Syrie soutient et arme le Hezbollah. Néanmoins, C'est plutôt grossier de désigner le mouvement d'opposition exclusivement de prosyrien dans la mesure où, pour commencer, les forces du général Aoun ont été parmi les plus virulentes dans le combat contre la Syrie en 1989-90. Le Parti Communiste libanais, dont un dirigeant a été tué par les services secrets syriens dans la dernière vague d'attentats (voir commission Brammertz) et alliée à une branche communiste dissidente à Damas, dont des cadres et sympathisants croupissent dans des prisons syriennes, ne peut être qualifié de prosyrien Le Hezbollah même n'est pas fanatiquement prosyrien, même si le pouvoir syrien est alaouite et vaguement d'obédience chiite (contre une population majoritairement sunnite). Il profite d'une aide avantageuse de circonstance dans leur résistance contre Israël, ce qui leur confère leur pouvoir. Le Hezbollah est né dans les ruines de l'invasion israélienne de 1982. C'est de là que lui vient sa légitimité, renforcée certainement par une vaste entreprise de clientélisation et d'aide aux population défavorisées, là où l'Etat a fait faillite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://images.photomania.com/22722/15/rad0BD1B.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand" alt="" src="http://images.photomania.com/22722/15/rad0BD1B.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Le Hezbollah est un parti avant tout libanais, qui s'inscrit dans une logique propre au Liban sud, de Tyr à Bint Jbeil et de Nabathiye à Chiah dans la banlieue sud de Beyrouth. Etant donné la ferveur populaire dont dispose le Hizbollah en Syrie, il ne m'étonnerait pas qu'un Hizbollah au pouvoir, allie, au Liban serait le plus grand facteur de déstabilisation pour le régime seculaire, baathiste et corrompu de Bachar al Assad. Et il y a donc lieu de penser que la Syrie voit un intérêt certes à promouvoir un Hezbollah assez fort au Liban, mais pas trop. Ce ne serait pas une première dans l'histoire des relations de la Syrie avec certains mouvements libanais. Mais admettons donc avec le sourire que nous avons en présence un large mouvement pro-syrien qui veut faire tomber un gouvernement d'indépendance nationale, par essence anti-syrien et proaméricain et que tout tourne autour de la question du tribunal international pour juger des assassins de Rafic Hariri. Comme si tout ce beau monde se mobilisait et vociférait pour des acteurs étrangers, en faisant don de leur énergie et de leurs moyens. Au minimum, cette vision manque de subtilité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Il y aurait bien d'autres grilles de lecture.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par exemple, une opposition Bourgeoisie/peuple, Gauche / droite, Province / Beyrouth, clan x / clan y...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si la première manif de l'opposition a attiré 800.000 manifestants, chiffre non contesté, on peut estimer que celle-ci a dépassé de loin la barre du million de manifestants. Au milieu de l'après-midi, la foule était compacte de la place des Martyrs et de Ryadh el Solh a l'intersection Sodeco, deux kilomètres plus haut, et latéralement, quasi d'Achrafyie sur l'avenue Charles Malek, jusqu'au bout de l'avenue Chehab en sens oppose. En revenant en fin après-midi du sud, par la route de l'aéroport, les voitures et les bus étaient parqués jusque bien au-delà de l'Intersection Cola, a 3 bons kilomètres de la place des martyrs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://images.photomania.com/22722/15/radE1C26.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand" alt="" src="http://images.photomania.com/22722/15/radE1C26.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;J'ai été témoin de la mobilisation populaire le matin même à Sour (Tyr) et à Saida (Sidon), les drapeaux flottaient au vent, dépassant des fenêtres de voitures, des bus. Dans ces derniers, des manifestants très jeunes et des femmes. Les hommes sont souvent en voiture. A plusieurs reprises, nous sommes pris dans des bouchons en formation, surtout à l'approche des zones de détour causées par la destruction des ponts par l'armée israélienne en juillet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au retour du sud vers Beyrouth en fin après-midi, on pouvait observer une file de voitures et d'autobus, de minibus, arborés de drapeaux en tout genre, qui allait de Saida a Beyrouth quasi sans discontinuer. 40 kilomètres de bouchon au bas mot. La semaine précédente, on pouvait observer le même phénomène sur les routes provenant du nord, colorées d'orange et de vert fluo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour celui qui a vécu un peu au Liban, il aura pu remarquer trs vite que l'Etat y est absolument inexistant. C'est largement une société ultra capitaliste, ou il fait effectivement doux de vivre quand on y a de l'argent, sans aucune règle ni régulation sociale. L'infrastructure publique y est calamiteuse, notamment les chaussées, l'aménagement urbain, la police de la circulation, l'environnement, les postes et telecommunications. Le téléphone portable y est le plus cher du monde. L'internet est également le plus cher et le plus lent du Moyen Orient. La mafia gangrene tout, les ministres confondent le trésor public avec leur portefeuille. Je ne dis pas que l'opposition ferait mieux, mais elle est encore vierge de ces pratiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les raisons de penser qu'il n'y aura pas de guerre civile.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://images.photomania.com/22722/15/rad78191.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand" alt="" src="http://images.photomania.com/22722/15/rad78191.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Le Hezbollah est la force principale du mouvement d'opposition. Il est sans doute armé, très armé. Il y a un point non négligeable dans l'argumentation du gouvernement qui veut que la discussion est déséquilibrée. Nous avons un parti, un mouvement, le Hezbollah, qui est au moins aussi puissant militairement que l'armée, sous contrôle du gouvernement. Il n'en reste pas moins que l'armée est sous commandement maronite, chrétien, et l'encadrement est largement sunnite. La base est de toutes confessions, y compris chiite. Les forces de sécurité intérieure dépendent du Courant du Futur (sunnite).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Positivons.&lt;br /&gt;Certains pourraient y voir un facteur de guerre. Je dirais au contraire que vu les forces en présence, personne n'a intérêt a prendre l'initiative d'un déclenchement des hostilités. On a vu que 15 ans de guerre civile dans le passe n'ont mène a rien, sauf a rétablir une constitution qui a peu de choses près, avait été écrite sous le mandat français. Seule une mise en scène grotesque pourrait mettre le feu aux poudres. Quand on aborde cette éventualité avec tout un chacun, de toute condition et de toute confession, c'est une lassitude par avance qui transparaît, surtout pour les gens de 30 ans ou plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne connaissant le Liban que depuis à peine 3 mois, mais ayant bougé du nord au sud et de l'est à l'ouest, il y a cependant une notion qui traverse toutes les tendances, tous les villages et villes du Liban, et toutes les conditions, à l'exception de quelques groupuscules pro régionalistes, c'est l'amour du Liban. Les manifestations sont éclairantes sur ce point. Dans les premières, et particulièrement celle où je me suis trouvé, suite à l'assassinat du Ministre de l'Industrie Pierre Gemayel, il y avait bien une présence importante de drapeaux des Forces Libanaises et Phalangistes, due aux circonstances, mais la majorité des drapeaux étaient le drapeau national. Pareil pour les deux manifestations de l'opposition. Un raz de marée de cèdres sur drapeau rouge et blanc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'alliance entre le parti du général Aoun et le Hezbollah a pour l'instant sauve le Liban d'une surenchère communautaire et confessionnelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Hezbollah contemporain et l'OLP des 70's. Les similitudes existent. On entend souvent dire sur les campus, dans les discussions avec le commerçant du coin ou dans certains journaux que le Hezbollah se comporte comme un état dans l'état. On parle de 5e colonne, du danger de la présence d'une force armée incontrôlable sur le territoire libanais. Ce débat n'est pas neuf, il a cours depuis au moins le retrait israélien de 2000. Il y a cependant un point non négligeable à savoir que le Hezbollah est libanais. Il y aurait bien d'autres éléments, mais j'arrête la. Pour le reste, incha'allah.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/strong&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://images.photomania.com/22722/15/radD472F.jpg" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;(Toutes ces photos sont la pour rappeler, si besoin il en est, a quel point le Liban est un pays magnifique. Photos prises dans le sud, place des Martyrs, Bekaa)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-5983802943829986760?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/5983802943829986760/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=5983802943829986760&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/5983802943829986760'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/5983802943829986760'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2006/12/et-pendant-ce-temps-beyrouth.html' title='Et pendant ce temps à Beyrouth'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-4647570780773537889</id><published>2006-11-27T15:37:00.000+01:00</published><updated>2006-11-27T15:39:48.567+01:00</updated><title type='text'>Kesako ?</title><content type='html'>&lt;a href="http://images.photomania.com/22722/15/radE4106.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand" alt="" src="http://images.photomania.com/22722/15/radE4106.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Pour un peu changer de sujet, qu'est-ce que cette bestiole que j'ai surprise en train de vouloir emprunter mon velo ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-4647570780773537889?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/4647570780773537889/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=4647570780773537889&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/4647570780773537889'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/4647570780773537889'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2006/11/kesako.html' title='Kesako ?'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-2507040216282163086</id><published>2006-11-21T15:45:00.000+01:00</published><updated>2006-12-11T17:03:29.527+01:00</updated><title type='text'>Pierre Gemayel assassiné</title><content type='html'>La stratégie de tension continue au Liban. Le Ministre de l’Industrie de la République Libanaise, Pierre Gemayel, fils de Amine Gemayel, l’ancien président du Liban, vient d'être assassiné cet après-midi. La rumeur est montée peu a peu, atteignant la rue, les classes de cours, les lieux de travail. Le Liban est le pays des rumeurs, mais celle-ci est malheureusement confirmée. Son convoi a été attaque à Sin el Fil ou Gdeide, les sources variant, dans la proche banlieue de Beyrouth Est ou se trouvent les quartiers chrétiens. L’événement vient d’avoir lieu et il est encore trop tôt que pour tirer la moindre conclusion. Je ne sais pas jusqu’où va mener cette tension politique. Pierre Gemayel faisait partie du Kataeb, parti associe au gouvernement Signora. Quoi que l'on puisse penser de ce parti, cet attentat est tout sauf bon pour le Liban.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;Update 23 novembre : &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, enterrement de Pierre Gemayel et manifestation monstre dans un remake de celle qui a conduit a la fondation du mouvement politique du 14-mars, lui meme traduit en une victoire electorale menant la coalition actuelle au pouvoir. &lt;/div&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://images.photomania.com/22722/15/radBE839.jpg" border="0" /&gt;The same day, three events occured, and it's hard to say if they are linked or not :&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Pierre Gemayel, minister of industry of Lebanon has been assassinated&lt;/li&gt;&lt;li&gt;The UN, the same night, have given their "go" for the international court judging the murder of Rafic Hariri &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Syria and Irak have re-established their diplomatic relations (after 25(?) years) and Syria have admitted the principle of american troops being based in Irak, while other sources say it could be the beginning of a regional alliance between Syria, Iran and Irak, without the US. I don't believe in that, I believe only in realpolitik. And within this frame, america IS the primary player in Irak. &lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://images.photomania.com/22722/15/radF04A1.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand" alt="" src="http://images.photomania.com/22722/15/radF04A1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Syria and Iran have been immediately accused for the murder of Pierre Gemayel by the members of the governing majority. There are arguments and reasons to believe so. I know people who have been living the last few months in Syria, and the opinion there is that the syrian government want, by a way or another, by any possible ways, avoid the international court. This ranges from destabilizing the region, to even reactivate the golan front against Israel (the most peaceful front in the world for more than 3 decades now). That's true there are absolutely no doubts re. the former crimes, that Syria was AT LEAST involved or aware, when looking at the way the impressive bomb attacks were conducted, in a country ruled by the syrian occupier. At the other side, I do not understand what would be the meaning of such an initiative (killing somebody else in the lebanese government) as it only fastens the establishment of the court (see the vote, the same night, at the UN security council). For the last assassination of Pierre Gemayel, there are also troubling facts : the operating modus was different (commando vs. bomb), in the heart of a christian quarter, by 3 men even not covered and who could escape without difficulty while there is a cop every 10 meters in the street. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Yesterday I was in the bekaa, in baalbek, within hezbollah bases. The following is also an opinion shared by left wing members of the communist party and also by supporters of the former general Aoun (christian leader in the opposition). The murder could come from close christian bases close to the majority. The goals are : forcing the international court, and above all, attract "lost souls" aka. the important christian minority following the general Aoun to reintergrate the lebanese forces against Hezbollah and Syria. This scenario is also hard to believe, but it is a possible option. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;The third possibility, there are different opinions actually : a mafia "reglement" ; or an operation approved, if not supported, by the united states, not happy to see that an UN mission, mainly lead by France and other european powers, is taking leader ship and is managing to keep peace in the region (it could be dangerous for the american hegemony in the region) : not afraid to threaten Israel if they move and determined in impeaching Hezbollah to re-establish its military presence in the south ; the Hizbullah itself, in order to sthrengten the tension strategy with the goal of forming a national unity government where they would be better represented ; or even, the mossad, Israel not willing a pacified Lebanon.etc... As you can see, Lebanon is still the country of rumours and imagination, more than ever.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Practically, we are not far from a civil war. You just need two factions for that. No need for an hostile divided population as we commonly believe, as if an entire community of one country wanted to fight with the members of another community. We know that Hizbullah is armed, and it seems the Lebanese forces are as well. The lebanese "official" army could not stay as fair as they look like. We will see in the next few days and weeks if there are forces in this country willing to lead it to a civil war again. &lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://images.photomania.com/22722/15/radE0140.jpg" border="0" /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;(photos : images de la manifestation du 23 novembre sauf la derniere, vue du toit de mon immeuble)&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-2507040216282163086?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/2507040216282163086/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=2507040216282163086&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/2507040216282163086'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/2507040216282163086'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2006/11/pierre-gemayel-assassin.html' title='Pierre Gemayel assassiné'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-1583288872923014090</id><published>2006-11-14T20:21:00.000+01:00</published><updated>2006-12-11T17:04:26.688+01:00</updated><title type='text'>Beyrouth (2)</title><content type='html'>&lt;a href="http://images.photomania.com/22722/15/rad91DAC.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand" alt="" src="http://images.photomania.com/22722/15/rad91DAC.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Le dernier événement qui tient la presse en haleine et parfois le passant, sont les négociations sur la formation d'un gouvernement d'union nationale, incluant une part plus grande de ministres du Hezbollah, du Courant Patriotique libre (Général Aoun) et de Amal, un mouvement chiite. Il y aurait nécessité de former un tel gouvernement en raison de la guerre de juillet et de l'extreme tension : on a quand meme tire ces dernieres semaines plusieurs fois au mortier, de façon non revendiquee, a cote du parlement et du siège du gouvernement, sur deux casernes de police... Il est curieux de voir comment ces actes sont relativement banals ici. Néanmoins, c'est assez sérieux que pour faire quelque chose. Le parti de Dieu estime également que la donne a complètement changé depuis cette dernière guerre. On se souviendra de la fête du Hezbollah, rassemblant plusieurs centaines de milliers de sympathisants et de curieux à Dachye au sud de Beyrouth il y a un peu plus d'un mois. Il ne serait même pas nécessaire d'aller plus loin, l'enjeu ce sont les élections anticipées. Mais on est au Liban et tout doit se faire de façon théatrale sinon dramatique, ce qui me convient assez bien quelque part.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le hezbollah demande donc une minorite de blocage d'un tiers au sein du gouvernement. On les soupconne de vouloir bloquer le proces hariri, le tribunal international qui amenerait des syriens et des libanais haut places devant la barre des accuses. Il est aussi question du round Paris III, le programme d'aide économique international pour le Liban. Ce terme "minorite de blocage" est une expression utilisée par la majorité. L'opposition parle plutôt de minorité de participation. Ce qui a du sens. Comment parler de gouvernement d'union nationale si certaines des parties n'auraient qu'un role de figuration dans ce gouvernement ? Le dernier deal sur la table, à savoir de troquer une minorité de participation / de blocage contre la garantie de la tenue du tribunal international, présenté vendredi, semble aller dans le sens que l'opposition ne tient pas à bloquer l'issue de ce tribunal. Il faut dire que les garanties présentées par l'ONU, exactement au moment où ces réunions "de la dernière chance" successives avaient lieu à la place de l'Etoile, facilitent le troc. Les chefs d'Etat gardent leur immunité (comment le conseil de sécurité de l'ONU eut-il pu en décider autrement, il ne faudrait quand même pas créer un dangereux précédant) et l'assassinat d'Hariri et d'une vingtaine d'autres personnes dans une explosion quasi sans précédent due à un camion piégé avec deux tonnes de TNT, ne sera pas jugé sous le principe de crime contre l'humanité, avec raison gardée également. Mais meme ce troc, personne ne sait plus d'ou il vient, par qui il a ete propose, 4 jours apres qu'il ait ete depose sur la table. On interroge le concierge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce week-end, comme vous avez pu le lire dans la presse internationale, les 5 ministres Hezbollah et Amal, ainsi qu'un ministre fidèle au président Lahoud, lundi matin, ont démissionné, devant l'impasse des négociations. Le premier ministre Siniora a refusé tactiquement ces démissions, pour ne pas valider le caractère anti-constitutionnel qu'aurait un gouvernement ne regroupant pas certaines des minorités nationales. Ce lundi même, le gouvernement réduit de ses ministres démissionaires a tenu une réunion extraordinaire validant le draft rendu par l'ONU sur la tenue du tribunal international pour juger de l'assassinat de l'ex-premier Rafik Hariri. C'est donc un feu vert pour le tribunal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ceci, vous pouvez l'imaginer, dans un rafus de formules chocs, et de grandes paroles de martyrisation, "Ils veulent assassiner Rafik Hariri une deuxième fois", le terme de "5e colonne" revient régulièrement, l'appel à descendre dans la rue, même pacifiquement (de la part d'un mouvement, le Hezbollah, qui détient un arsenal militaire) serait un acte "dont les auteurs devront supporter toutes les conséquences", d'un coté. D'un autre côté on sort les accusations de collusion, voire de trahison organisée avec l'aide de l'ennemi americano-sioniste. Ca vole bas, dans un concert d'appels et de déclarations toutes plus mélo-dramatiques que les autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://images.photomania.com/22722/15/rad35B70.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand" alt="" src="http://images.photomania.com/22722/15/rad35B70.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Il y a deux aspects avec lesquels je voudrais terminer cet exercice libre.&lt;br /&gt;Si ce tribunal est reellement le point sensible de toute cette negociation.&lt;br /&gt;Pour certains, notament au sein de la majorité menée par le mouvement du 14-mars, les deux vont de pair, et on peut le comprendre, mais l'objectif pour le liban, devrait etre l'independance nationale et non le debat de principe sur la culpabilite de tel ou tel politicien. La justice et l'indépendance nationale risquent bien d'être des principes incompatibles dans ce cadre. Car cette culpabilite, meme si elle est etablie et condamnee, il faudra encore que la sanction soit executee, ce qui est loin d'etre acquis. Les syriens seraient deja prets a reactiver le front du golan contre israel, en vue de detourner l'attention de la communaute internationale et empecher le proces hariri coute que coute. Que vaut la condamnation de 2 ou 3 pontes, situation qui va encore exacerber les passions et crisper les positions, en comparaison avec l'occasion historique pour le liban d'acquerir pour la premiere fois depuis 30 ans sa veritable independance ? Ne serait-il pas judicieux d'organiser en coulisse la voie de sortie de certaines influences nefastes ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deuxièmement, le debat est accapare par l'influence etrangere sur le Liban. Par consequent, toute avancee sur la fonction et l'organisation de l'etat, les infrastructures, la reconstruction, son role social, l'education, passe au second plan. Une veritable independance, sur des bases solides, passe au depart par l'unanimite des composantes de la nation dans un projet commun. La focalisation des débats s'est faite autour du procès de l'assassinat d'Hariri et de la minorité de blocage. Si l'on considere donc que ce procès est admis par l'opposition, et c'est à l'ensemble de la classe politique qu'il faudrait poser la question, au nom du peuple libanais : quel est votre projet ? On a parlé de Paris III, en pointille, et du procès Hariri, mais absolument rien d'autre n'a transpiré de ces réunions marathon, ce qui personnellement me laisse sur ma faim.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://images.photomania.com/22722/15/rad50611.jpg" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;(photos : Beyrouth sauf la derniere, detail de la citadelle de Tripoli)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-1583288872923014090?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/1583288872923014090/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=1583288872923014090&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/1583288872923014090'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/1583288872923014090'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2006/11/beyrouth-2.html' title='Beyrouth (2)'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-6931579214958356216</id><published>2006-11-07T20:19:00.000+01:00</published><updated>2006-11-27T15:36:14.161+01:00</updated><title type='text'>Beyrouth (1)</title><content type='html'>J'en apprends tous les jours sur la politique libanaise. C'est vraiment un concentre de tout ce que la politique peut faire de pire sur une societe. Je commence a decerner les differents courants, qui est qui, qui est allie (temporaire) avec qui. C'est clair que comprendre la politique libanaise est le meilleur exercice que pour mesurer le machiavelisme et le realisme de n'importe quelle situation politique dans le monde. C'est aussi être témoin de l'impuissance absolue de la politique, dans la mesure où elle n'a pas empêché une guerre qui a duré 15 ans, et elle semble de nouveau mal adaptée à la situation actuelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://images.photomania.com/22722/15/rad30A3E.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand" alt="" src="http://images.photomania.com/22722/15/rad30A3E.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Il y a trois semaines, de nombreuses voitures, camionnettes, 4X4,... partent de Jounieh, la cité balnéaire bourgeoise du Liban, à 15 km au nord de Beyrouth, en cortège. On arborre la photo d'un gars qui ressemble vaguement a JFK. Il s'agit de Dory Chamoun, fils de l'ancien president, chef du parti liberal, allie de Aoun en 1989 lorsque ce dernier a commence sa campagne militaire pour mettre l'armée syrienne dehors. Aoun a échoué et est parti, exilé en france. Le clan Chamoun est reste et Dory s'est fait assassiner chez lui, avec sa femme et deux de ses 4 enfants par la milice phalangiste de Geagea et les syriens. Geagea s'est fait condamner a mort entre autre pour ce fait en 1994. Sa peine a ete commuee en peine de prison. 11 ans plus tard, en 2005, Geagea est sorti de prison et est a present le chef du parti des forces libanaises (heritiers des phalanges) qui fait partie de la coalition... anti-syrienne du 14 mars. Aoun est aujourd'hui l'allie du bloc qualifié de "pro-syriens", en tout cas avec le hezbollah. Un exemple de retournement de veste réciproque, tu me passes ta veste, je te passe la mienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ceci mene a des situations ou sur un meme mur on verra des affiches surcolees ou quasi cote a cote de Dory Chamoun (liberal chretien), Samir Kassir (laic de centre gauche) et Rafic Hariri (sunnite de droite) tous les 3 assassines, puis sur le meme mur les posters de leurs assassins. Voilà la politique au Liban, c'est la joie. J'ai parfois envie de me munir d'un pinceau et d'un pot de peinture et de tracer des flêches entre les portraits, des liens, des signes "=", des signes "&gt;&lt;", des petits coeurs etc... Ce serait une nouvelle démarche éducative intitulée "la politique libanaise expliquée au passant".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://images.photomania.com/22722/15/rad1F7D5.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: center; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand" alt="" src="http://images.photomania.com/22722/15/rad1F7D5.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-6931579214958356216?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/6931579214958356216/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=6931579214958356216&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/6931579214958356216'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/6931579214958356216'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2006/11/beyrouth-1.html' title='Beyrouth (1)'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-116282074264842601</id><published>2006-09-24T14:37:00.000+02:00</published><updated>2006-11-15T20:09:48.818+01:00</updated><title type='text'>From Boulder to Beirut</title><content type='html'>Voici le blog d'une personne que j'ai rencontree a plusieurs reprises lors de mes premieres semaines a Beyrouth et au gre de mes demenagements, Dan C. Winters. Dan est activiste au sein d'associations americaines qui oeuvrent pour la paix, dans une perspective critique du role joue par les Etats-Unis sur la scene internationale. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;How I spent my summer vacation - Part 1 of 2 parts&lt;br /&gt;Dan Winters&lt;br /&gt;As the plane touched down at Beirut International Airport many of the passengers applauded. This was one of the first flights to land at the airport since the Israeli invasion of Lebanon in July 2006. &lt;br /&gt;My trip to Lebanon was a project of the Rocky Mountain Peace and Justice Center (RMP&amp;JC), headquartered in Boulder, and also the Coalition for Peace and Justice in the Middle East, headquartered in Denver. Members had contributed funds and an airline ticket to get me to Lebanon to distribute funds donated by individual members to grass roots organizations. In addition, I was planning to start a one person office to help facilitate getting information back to the United States. &lt;br /&gt;This is part 1 of 2 parts. What follows are excerpts, and some editing, from a blog I wrote at &lt;a href="http://www.daninlebanon.blogspot.com " target=_blank&gt;http://www.daninlebanon.blogspot.com &lt;/a&gt;which readers can visit to read the full text of part 1 and also the full text of what will be part 2 in the next newsletter.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-116282074264842601?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/116282074264842601/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=116282074264842601&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/116282074264842601'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/116282074264842601'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2006/09/from-boulder-to-beirut.html' title='From Boulder to Beirut'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-115937210116938585</id><published>2006-09-23T17:16:00.000+02:00</published><updated>2006-11-18T15:28:24.220+01:00</updated><title type='text'>Les champs de mines du Sud Liban</title><content type='html'>&lt;a href="http://images.photomania.com/22722/14/rad07887.jpg" target="_blank"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand" alt="" src="http://images.photomania.com/22722/14/rad07887.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Mine Action Coordination Center (UN), &lt;strong&gt;Tyr&lt;/strong&gt; - Le centre de coordination des Nations-Unies pour le Liban Sud est implante a Tyr (Sour) depuis quelques annees. Son action consiste a coordonner les interventions d'une deux-centaine de demineurs repartis dans differentes ONG. Ils attribuent les autorisations de deminer en fonction des competences des ONG et ils etablissent egalement une typologie exhaustive des mines trouvees sur le terrain. Voir particulierement &lt;a href="http://www.maccsl.org" target="_blank"&gt;http://www.maccsl.org&lt;/a&gt; . Un tableau mural indique les plus grandes concentrations de zones qui restent a etre nettoyees : Mad Al silm, region de Tyr, Zawtar, toute le zone entre Bint Jbail et Tibnin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On denombre 4 millions de sous-munitions eparpillees au Liban, semees par l'armee israelienne. Une par Libanais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est assez curieux de constater que les groupes (ONG) de deminage proviennent, a de rares exceptions pres, des pays producteurs de ces memes mines. Sur les murs, les notices explicatives des mines anti-tank et des mines anti-personnelles proviennent de : Israel bien sur, l'Italie, Grande-Bretagne, France, Belgique, Hollande, quelques mines de l'ex-Yougoslavie, de la Chine et evidemment des USA. Pas vu de mines anti-tank (posees par le hezbollah) ni de mines anti-personelles (bombes a fragmentation balancees par Israel) ayant ete fabriquees en Syrie ou en Iran.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Abu Liban&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://images.photomania.com/22722/14/rad78ED3.jpg" target="_blank"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand" alt="" src="http://images.photomania.com/22722/14/rad78ED3.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Des fragments de bombes a fragmentation de fabrication chinoise jonchent le sol dans la zone directe autour du village. Seules 40% de ces petits engins gros comme un telephone portable explosent au contact avec le sol. L'imprecision technologique ou la vetustete de ces bombes restees en hangar pendant plusieurs annees fait que plus de la moitie d'entre ces fragments (clusters) n'explosent pas et se retrouvent ainsi dissemines dans la nature, pendus a des branches d'arbres, enfuis entre des rochers, et constituent un danger pendant plusieurs annees. Une bombe a fragmentation (cluster bomb) peut contenir jusque 640 fragments (clusters). Ces fragments, en explosant et se dechiquetant, projettent dans leur environnement immediat des dizaines de morceaux de metal, aiguises comme des lames de rasoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La majorite des bombes a fragmentation dans cette zone ont ete larguees dans les deux jours avant le cessez-le-feu. C'est une technique de "terre brulee" appliquee par Israel a la sauce XXIe siecle. Autour, ce sont des zones de cultures en plateau, desechees, pres du village. Il n'y a apparemment aucune raison pour laquelle la zone a ete tapissee de bombes, voir plus haut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La petite soeur de Hassan a un jour trouve l'un de ces fragments et immediatement son grand frere de 10 ans lui a dit de lacher immediatement la chose, il a vu a l'ecole ou ses parents lui ont explique que ce n'etait pas pour jouer. Sa petite soeur l'a jete de colere entre eux deux. Plus de peur que de mal pour Hassan qui a ete transporte a l'hopital de Sour (Tyr) et il s'en tire avec une bonne cicatrice de 20 cm au ventre. Hassan est a present le heros, le gamin de dix ans "qui a deja fait la guerre contre Israel", au milieu de ses petits camarades qui s'esclaffent de rire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Famille a Aita&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://images.photomania.com/22722/14/radD85FE.jpg" target="_blank"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand" alt="" src="http://images.photomania.com/22722/14/radD85FE.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Le chef de la famille nous fait le topo de tout ce que le Hezbollah lui a promis suite a la destruction totale de sa maison de trois etages, une bien belle masure. Dix mille dollars upfront pour se loger, se nourrir, racheter des meubles plus tard, enfin, ce qu'il veut en faire. Deblaiement gratuit des gravats par une dizaine de volontaires du parti, et reconstruction de sa maison comme elle etait avant la guerre. Clefs en main. Au loin, sur la colline, on appercoit les postes avances de l'armee israelienne, sur la ligne bleue. Du lieu ou l'on parle jusqu'a ces postes faits de tours et de barbeles, les drapeaux jaunes et verts du hezbollah flottent sur les maisons libanaises. Aita est un village qui a ete occupe durant 20 ans par Israel. Les message adresse a chacun etait clair : tu co-operes et tu restes, ou tu te casses. Une cinquantaine de personnes du village sont connues notoirement pour avoir travaille pour l'ennemi. Lors des evenements de juillet / aout, les Israeliens ne pensaient pas rencontrer une telle opposition dans et autour du village.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant les deux heures passees dans cette maison d'Aita, on verra vingt personnes de passage, ca rentre, ca sort, les freres, les cousins d'a cote, les voisins, l'oncle juge en amerique et le neveu businessman du Canada... Oui, c'est clair qu'on est au Liban.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://images.photomania.com/22722/14/radEC041.jpg" target="_blank"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://images.photomania.com/22722/14/radEC041.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-115937210116938585?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/115937210116938585/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=115937210116938585&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/115937210116938585'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/115937210116938585'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2006/09/les-champs-de-mines-du-sud-liban.html' title='Les champs de mines du Sud Liban'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-115737256488143211</id><published>2006-09-03T14:17:00.000+02:00</published><updated>2006-11-15T20:09:48.441+01:00</updated><title type='text'>Destruction massive</title><content type='html'>&lt;a href="http://images.photomania.com/22722/14/rad0A4E6.jpg" target=_blank&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand" alt="" src="http://images.photomania.com/22722/14/rad0A4E6.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Station de Cola, Beyrouth sud. Un minibus public nous emmene vers Saida (Sidon). Les Libanais observent les degats en route. On contourne deux ou trois ponts detruits. L'un d'entre eux a deja ete reconstitue temporairement par le genie civil. On passe dessus sous les yeux d'une garnison de casques bleus francais. A droite de la route, sur la plage, des dizaines de camions militaires francais sont alignes. Un dernier pont detruit pres du stade de Saida, et nous arrivons a la sation de bus de la ville.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre Saida et Sour (Tyr), la demolition est plus apparente. Les ponts et les maisons detruites ne se comptent plus. Ici aussi le genie civil a fait son oeuvre. A Tyr, pas d'autre possibilite que le taxi pour aller a Bint Jbail, a 40 km de la. Les taxis commencent a avoir l'habitude des "packages journalistes de guerre tout en 1". Et les prix sont de de l'ordre de 50 USD pour un taxi avec 2 ou 3 arrets, 2 heures d'attente a Bint et retour a Tyr. Jack et moi, nous voulons etre libre de nos mouvements et allons faire comme les locaux et partager un taxi aller-simple a 5 dollars avec les menageres qui reviennent du marche de Tyr. La vie continue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://images.photomania.com/22722/14/rad6067A.jpg" target=_blank&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand" alt="" src="http://images.photomania.com/22722/14/rad6067A.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Kherbet Selem - 10 km apres Tyr, les immeubles effondres sous les bombes se succedent. Un soldat libanais se tient devant chaque maison detruite. Il faut empecher les enfants qui jouent et rigolent sur les trotoirs d'aller s'aventurer dans les ruines et de toucher des debris d'obus. Devant ces maisons detruites, des bannieres sur lesquelles on peut lire "Notre sang a gagne", "USA : ceci est votre democratie" ou encore des posters sur les abris de bus, places par le Hezbollah, en anglais cette fois "The divine victory". Ceci revet parfois un caractere un peu pathetique dans le paysage devaste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://images.photomania.com/22722/14/radCF369.jpg" target=_blank&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand" alt="" src="http://images.photomania.com/22722/14/radCF369.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Kounine - Bint Jbail, villages fantomes ou l'on trouve quelques libanais et quelques journalistes. Une inscription en arabe sur un immeuble en debris dit que "Nous avons ete forts dans la guerre, nous serons forts dans la reconstruction". La plupart des batiments ont ete construits il y a 6 ans, apres le depart israelien du sud-Liban. Autour de moi, on dit qu'il ne faudra pas plus de deux ans pour tout reconstruire, et ce sera meme en mieux. Les Israeliens ne purent jamais entrer a Bint Jbail, ils furent bloque a l'ouest et a l'est de sa peripherie. Pas un seul soldat de tsahal n'a pu rentrer dans la ville, donc les Israeliens l'ont rasee. Malgre l'ampleur des degats, il n'y aurait eu miraculeusement qu'une vingtaine de morts ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Monsieur Roger (non d'emprunt, un chretien libanais de Beyrouth qui a sa maison de "campagne" a Bint Jbail), nous fait visiter sa maison, situee dans la vieille ville. On rentre dans une piece living room, je me disais que jusque la, ca allait. Mais la deuxieme partie de sa maison est a ciel ouvert. Il est arrive il y a deux jours pour constater les degats. Il regrette de ne pas pouvoir nous offrir un the ou un cafe, comme le veux le principe d'hospitalite. Il nous en aurait bien offert, mais sa cuisine est inaccessible, recouverte de debris de beton arme. Au mur pendent encore les photos de ses deux fils. Ils sont aux Etats-Unis. L'un est docteur dans le Connecticut, l'autre mene des etudes d'ingenieur au New Jersey. Monsieur Roger n'aime pas le Hezbollah, mais il faut bien avouer qu'ils se sont bien battus. Le parti de Dieu lui a promis aussi 5000 USD pour la reconstruction de la premiere partie de sa maison. Les murs a l'interieur sont deja numerotes par les officiels du parti. Et l'etat libanais, que va't-il faire pour vous ? Jusque maintenant, on ne sait pas tres bien. Il y aura les fonds internationaux aussi, mais on ne sait pas encore quand et comment ils arriveront ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Canaa - Une parenthese, quand on y pense un peu, on marche la ou Jesus a foule la region un peu partout de ses saintes sandales. La ou tsahal a transforme l'eau en sang.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une vingtaine de femmes en deuil sont venues se recueillir sur le lieu erige en mausolee, proche de l'immeuble 3 etages ou ont peri 25 enfants en juillet. Des petites chaises de jardin sont disposees. Sur chacune d'elle, la photo du petit disparu et un bouquet de fleurs. Moment de recueillement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des drapeaux libanais et des drapeaux du Hezbollah flottent autour du mausolee. Des tirs de roquette sont partis d'ici. Le resultat fut une punition collective.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face a la loi du plus fort, quand ce dernier ne connait que sa propre loi, ne reste au plus faible que d'utiliser des moyens hors-la-loi. C'est ce qu'on apelle communement "terrorisme". Mais le plus fort a-t-il le droit d'utiliser des moyens hors-la-loi pour imposer sa loi ? Le pendant du mot terrorisme dans le droit du plus fort ne s'apelle-t-il pas "crime de guerre" ? Peut-etre qu'un jour des tribunaux se pencheront sur ce qui s'est passe a Qana. On peut toujours esperer.&lt;a href="http://images.photomania.com/22722/14/rad3BC2D.jpg" target=_blank&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://images.photomania.com/22722/14/rad3BC2D.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-115737256488143211?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/115737256488143211/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=115737256488143211&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/115737256488143211'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/115737256488143211'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2006/09/destruction-massive.html' title='Destruction massive'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-5984859752169227637</id><published>2006-08-20T15:53:00.000+02:00</published><updated>2006-11-27T16:20:49.572+01:00</updated><title type='text'>Syrie (2) : de Apamee a Beyrouth</title><content type='html'>Quelques photos d'un dernier developpement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a href="http://images.photomania.com/22722/13/rad9A7EC.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand" alt="" src="http://images.photomania.com/22722/13/rad9A7EC.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Souq d'Aleppo&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a href="http://images.photomania.com/22722/13/rad8D918.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand" alt="" src="http://images.photomania.com/22722/13/rad8D918.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://images.photomania.com/22722/13/rad1F49E.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand" alt="" src="http://images.photomania.com/22722/13/rad1F49E.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le pont sur l'Euphrate a Deir es-Zor, de l'autre cote, la Mesopotamie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://images.photomania.com/22722/13/rad063EE.jpg" border="0" /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;Vue sur la vallee de l'Euphrate entre Deir es-Zor et la frontiere irakienne. &lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://images.photomania.com/22722/13/radC745C.jpg" border="0" /&gt; Le desert syrien a Duro Europos.&lt;br /&gt; &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-5984859752169227637?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/5984859752169227637/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=5984859752169227637&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/5984859752169227637'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/5984859752169227637'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2006/08/syrie-2-de-apamee-beyrouth.html' title='Syrie (2) : de Apamee a Beyrouth'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-115550668813795385</id><published>2006-08-10T23:48:00.000+02:00</published><updated>2006-11-15T20:09:48.297+01:00</updated><title type='text'>Syrie (1)</title><content type='html'>&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://images.photomania.com/22722/13/~radEFB5C.jpg" border="0" /&gt; Hama, Syrie - Il y a parfois des moments dans mes etapes ou je ne parviens plus a bouger d'un iota, ecrase par une fleme pas possible ou par la chaleur, ou les deux. &lt;strong&gt;Halep (Aleppo)&lt;/strong&gt; en fait partie, comme ce fut un peu le cas a Sarajevo. Je me suis refugie dans l'hotel al-kasr al-andaloos, literallement, le palais andalou. En terme de "palais", l'expression est un peu galvaudee, c'est quand meme un hotel typiquement moyen-oriental, pas dans les guides, un peu defrechi. Enfin, deja il y a pas de cafards, je m'en tire bien. Aux murs du patio, une sorte de crepi rose completement degueu, des tentures roses pas beaucoup mieux descendent du haut des portes. Dans ce patio, d'ou donne une mezzanine qui dessert les chambres du deuxieme etage, non occupees il me semble, deux irakiens glandent toute la journee. De vrais arabes du golfe, jamais un mot plus haut que l'autre, doux, tres discret. A mille lieux de l'image des enrages qui mettent l'Irak a feu et a sang apres le passage des americains. Il y a aussi Habou Rachid, qui m'a envoye porter mon linge a laver 3 rues plus loin avec comme mission de dire au blanchisseur que je venais de sa part, sous le ton de la confidence. Un vieux monsieur sautillant est la en permanence aussi dans le hall. Il recopie un bouquin en arabe, ou il prend des notes, je ne sais pas. C'est une personne de la famille. Il fait les cent pas devant l'ecran de television acroche a 2 metres de haut et me commente l'actualite en arabe. Apres 4 jours, malgre que je lui ai dit quelques fois que je suis belge, il me presente toujours comme etant australien. Au debut, je rectifiais "La, la, ana min belgica", maintenant, je laisse dire. J'ai des bouquins a lire. Et un oeil constant sur Al Jazzirah, et sur l'internet deux rues plus loin, sur l'evolution de la situation au Liban, car c'est pour cela que je suis ici a Halep. A savoir, attendre que cela se calme au Liban.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais que se passe-t-il dans la rue ? Est-ce dangereux ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au 3e jour, je me suis quand meme decide a sortir et a aller visiter cette bonne vieille ville d'Aleppo. Au coin de la rue xxx, un gars vend des DVD et des CDs de films, avec un appareillage de campagne, un petit ecran couleur et un lecteur branches je ne sais trop ou. La foule s'amasse regulierement a chaque nouvelle representation. Hier soir c'etait un petit film a la gloire du Hezbollah en boucle. On voit un attentat sur une place de village, les djihadistes, tous embusques, sortent des armes d'en-dessous de leur djellabahs et descendent des soldats israeliens. S'en suis une course poursuite de l'un des instigateurs de l'attentat poursuivi par des militaires israeliens, qui s'echappe de toit en toit et en descend grace a une corde a linge. Ca tient de la bouffonerie. Sous une musique typiquement syrienne et un chant bien entrainant pour casser de l'Israelien. Au tout debut j'ai vraiment cru qu'il s'agissait d'une pub pour le recrutement de djihadistes, mais ce n'etait qu'un film. En tout cas je donnerais cher pour jouer dans un film pareil, ils avaient l'air de bien s'amuser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce soir quand je suis passe, il y avait a l'ecran des femmes bien en chair, tee-shirt trop court et jeans moule-fesse du meilleur effet je vous dis pas, qui faisaient "chouf chouf", expression typique pour designer une sorte de danse du ventre, les bras a l'horizontale, ici sur fond de paysages de desert montagneux. Et chaque fois cette foule qui s'arrete sur le trottoir, on ne peut que partir en souriant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une autre scene surrealiste en rentrant un soir tard dans mon palais andalou, un camion nettoyeur s'engage dans la rue juste au moment ou je la traverse. Il fallut de peu que je ne sois balaye par le jet d'eau. Car en fait de jet d'eau, c'est un veritable karcher qui est branche sur ce camion citerne. Il fait 10 metres ce camion. A la cabine du conducteur, a droite, un drapeau syrien flotte au vent, a gauche, le drapeau jaune du hezbollah. Le Hezbollah nettoie la rue au karscher, qu'on se le dise. Ca donnera peut etre des idees a Sarkozy.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img style="MARGIN: 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://images.photomania.com/22722/13/~rad4583C.jpg" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Halep est une ville passablement hostile, surtout sous le soleil ecrasant. Les gens sont nerveux, meme pour eux il fait trop chaud. La circulation est dense, les klaxons continus. On se bouscule constament, on sue. Il ne faut pas oublier de boire, beucoup, tout ce qui traine. Les vendeurs de limonade au gingembre qui repose autour d'un bloc de glace. Boire aux fontaines des mosquees. Boire du the brulant, ca aide a surmonter la soif aussi. Le souq d'Halep est passablement frais, avec ses rue super etroites et ses "Khan" (anciens refuges de voyageurs, en general des batiments construits autour d'une cour-jardin). Les gens restent eveilles jusqu'a 2 heures, 3 heures du matin. A 4h30, le muezzin s'egosille pour la premiere priere de la journee, elle va etre longue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette annee, il n'y a pas de touristes. Dans la fournaise de juillet et aout il n'y en a deja pas beaucoup. Mais cette annee, en plus, il y a les evenements au Liban. Pas beaucoup de possibilites de visiter les sites autour d'Halep en taxi avec d'autres touristes pour partager les couts. Et le faire seul, en transports en communs, j'en ai un peu marre de visiter des ruines seul. J'imagine aussi ce que ca doit etre, la, au milieu des ruines d'apamee ou dans les villes mortes en plein desert.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heureusement il y a les hammams et les maisons de the ou on fume le narguile pendant des heures. Mais dans un cas comme dans l'autre il ne faut pas en abuser, une fois par semaine ca suffit. Et heureusement aussi, les Syriens sont conformes a leur reputation d'hospitalite et de gentillesse. Il est impossible de se sentir seul dans ces circonstances.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a quelque chose qui ne marche fondamentalement pas en Syrie, le delabrement est perceptible a tous les niveaux. Prenez les telephones publics par exemple, je parle d'Halep, je ne sais pas si c'est pareil ailleurs. Mais toutes les cabines publiques sont depourvues de telephone. Alors je ne sais pas si ceux-ci ont ete arraches ou si ils doivent toujours etre places, j'en ai fait 40 plutot qu'une, mais partout pareil. Par contre j'ai vu des voitures superbes, de vieilles mercedes et des ancetres qui roulent toujours utilement. Les taxis pullulent et heureusement sont legers. A mon arrivee a la gare de bus, je ne m'etais pas rendu compte que l'un d'entre eux etait en train de me pousser la jambe tout en me roulant sur le pied. Il&lt;br /&gt;me roulait dessus le con. Je pense meme qu'en faisant marche arriere il m'a roule sur le pied une deuxieme fois. On apprend a la longue a user de ce regard noir avec le geste indispensable qui consiste a joindre les 5 doigts en l'air.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Hama&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://images.photomania.com/22722/13/~radA40A6.jpg" border="0" /&gt;Voila une petite ville que je recommande pleinement. On y mange bien, l'atmosphere y est tres paisible en regard d'Halep. N'importe quel habitant vous le dira. Les hotels sont plus que corrects a des prix hors competition. Et elle a un atout indeniable dans la mesure ou elle est traversee par une vraie riviere, avec de l'eau, c'est assez singulier que pour etre signale. Le long de cette riviere, d'immenses roues, des norias, brassent l'eau et la versent dans des aqueducs qui serviront a irriguer les cultures un peu en-dehors de la ville. Norias sur lesquelles des gamins jouent a se laisser remonter par les battants des moulins a eau et en sautent une fois arrives a 10 metres de hauteur. Avec cette effusion d'eau de partout, les moulins a eau, les fontaines et autres jets d'eau, regulierement, vous avez de minuscules bruines d'eau fraiche portees par le vent qui vous caressent tendrement le visage un peu partout au centre-ville. Ajouter a cela quelques parcs et cela donne a cette ville une allure d'oasis luxuriante au milieu du desert. Impression plus forte encore quand vous regardez au loin du haut de la colline ou il y a du y avoir un jour une citadelle. Quitte a attendre la fin des hostilites au Liban, c'est ici que j'attendrai quelques jours. Il y a moyen de faire une excursion au Krak des Chevaliers a partir d'ici ainsi qu'un chateau ismaelien, periode secte des assassins. Un autre jour si je suis toujours ici, il est possible de pousser une visite a Apamee, site archeologique majeur apres Palmyra ainsi que l'une ou l'autre des villes mortes a une cinquantaine de kilometres au nord.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, ce sera donc le Krak des chevaliers. Je passe les details historiques, toute bonne encyclopedie comme wikipedia.org est apte a donner de precieux renseignements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La journee avait bien commence, en fait j'ai pris, une fois n'est pas coutume, une excursion et l'organisateur s'est rendu compte qu'il avait inscrit plus de gens qu'il n'y a de places dans la camionette. Je suis reste la sur le trotoir avec un couple de polonais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On n'a pas perdu au change, une SUPERBE bagnole s'est amenee, une mercedes blanche immacule, avec le vieux sigle mercedes devant, le radiateur comme un juke box, interieur cuir, changement de vitesse avec un levier au volant, petite manivelle dans la portiere pour ouvrir les petites fenetres laterales, elle devait dater des 50's. Vraiment une superbe bagnole. Donc on monte, les polonais derriere, moi devant. Tout se passe bien pendant la journee, on recroise les autres qui n'en croient par leurs yeux. Ca frime, je fais le malin en discutant avec les gens, de toute facon, "ma" bagnole attend.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au retour, atmosphere super chaude, super fatigue, je m'endors.&lt;br /&gt;Au reveil, le polonais me demande si je peux demander au chauffeur, qui ne parle pas anglais, si il peut les deposer a la gare des bus pour acheter un billet pour le lendemain. Je me tourne vers le chauffeur, je lui sors un truc en arabe, il se tourne vers moi une seconde, je suis sur le siege passager. La, je vois le polonais qui tend le bras en avant avec sa figure qui se decompose. Le temps de me retourner vers l'avant, une bagnole quasiment a l'arret est a 3 mettres devant nous, plein freins, mais trop tard, l'emboutissement parfait et violent dans un bruit de tole effroyable. Pas de degats physiques, mais la bagnole est pas loin du sinistre total. Une femme a traverse la rue subitement d'apres la polonaise qui a vu la scene, la voiture devant a fait un grand ecart et a freine, et nous on est rentre dedans a pleine vitesse.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-115550668813795385?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/115550668813795385/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=115550668813795385&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/115550668813795385'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/115550668813795385'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2006/08/syrie-1.html' title='Syrie (1)'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-116221708299678661</id><published>2006-07-25T15:04:00.000+02:00</published><updated>2006-11-17T17:19:23.493+01:00</updated><title type='text'>Grece</title><content type='html'>Une révolution a eu lieu en Grèce, sous la forme d'un soap opera. Chaque soir, sur la chaine de télévision la plus populaire du pays, un feuilleton met en scène la préparation d'un marriage entre un Grec et une Turque. On est quotidiennement tenu en haleine par les rebondissements, les affronts et mécompréhensions culturelles qui naissent entre les deux familles. Mais on sent bien que ce mariage en 46 épisodes, après toutes ces péripéties, aura bien lieu. Tout a changé en fait depuis le tremblement de terre qui a agité la Turquie et qui a vu une aide massive de la Grèce en faveur de son voisin. La tendance est à la détente, et ce feuilleton populaire en est bien entendu un témoignage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://images.photomania.com/22722/12/rad7C6F6.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand" alt="" src="http://images.photomania.com/22722/12/rad7C6F6.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Le deuxième fait rapelle la Grèce de toujours, ses Iles paradisiaques et en particulier celles du Dodecannese. Il n'y est quasiment pas une ile qui n'a pas ses églises et ses chapelles. Certaines de celles-ci continennent une vierge noire, à savoir l'icone de Ste Marie dont le visage a été noirci, de l'oeuvre des iconoclastes, la plupart du temps probablement sur place, et parfois lors d'un voyage forcé chez l'ennemi héréditaire ottoman. Cette dernière option me semble peu probable, mais soit. Ce qui est par contre tout à fait probable, c'est que beaucoup de ces icones sont revenues, par mer, seules, en pilotant leur barque à travers la méditérannée orientale. On voit d'ailleurs quelques tableaux dans ces églises et ces chapelles qui montrent l'icone (le tableau), debout sur une embarcation, approchant la berge devant un parterre d'ecclesiastiques rejouis de voir revenir leur Sainte Vierge.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-116221708299678661?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/116221708299678661/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=116221708299678661&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/116221708299678661'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/116221708299678661'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2006/10/grece.html' title='Grece'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-116221703184528955</id><published>2006-07-20T15:03:00.000+02:00</published><updated>2006-11-17T17:22:40.921+01:00</updated><title type='text'>Makedonia</title><content type='html'>&lt;a href="http://images.photomania.com/22722/12/rad23B03.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand" alt="" src="http://images.photomania.com/22722/12/rad23B03.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Appelons le pays par son nom, comme l'écrasante majorité du concert des Nations, et non "Skopje" ou FYROM comme on s'obstine à l'appeler en Grèce. De Nis a Skopje en train, on traverse les plaines arides du Kosovo. Je n'ai pas vu même un village kosovar de loin, je ne pourrai donc pas en parler. Ca m'a laissé tout le temps de penser à ce que m'a dit Dica à Nis : le Kosovo, que notre gouvernement ait l'intelligence de le vendre, au meilleur prix politique. A Skopje, j'ai croisé la route d'un des gars les plus sympas du monde, un kosovar. Un gars constament sur la route, de Westerlo où il fut un temps réfugié de guerre, à Istanbul, de New York à Kabul où il s'est engagé dans une mission de l'ONU. Il hait les Serbes comme la plupart de ses congénères. C'est parfois dur de naviguer entre ces différentes sensibilités...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Skopje est une ville étonnante dans la mesure où un centre commercial de 3 étages occupe le quart de la ville en son centre. C'est un peu anti-convivial. Le kilomètre de terasses alignées le long de ce centre, face à la rivière xxx, essaie un peu de compenser sans le faire vraiment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a un endroit en Macédoine où tous les Balkans se donnent rendez-vous, et au-delà. C'est l'endroit où les Serbes et les Croates passent leurs vacances en bon voisinage, on y trouve des Bulgares, et des Hongrois, des Russes. Cet endroit, c'est le lac d'Ohrid et son parc naturel. Il faut imaginer une sorte de Blankenberge, avec des églises byzantines plantées tout autour, quelques rares mosquées et des flots de touristes de l'Est avec les commerces qui conviennent. Les Hongrois font un plongeon de 15 ans dans le temps. C'est, ceci dit, un magnifique coin de terre, doux, au décors impressionnant. C'est moins cher que la Croatie, d'où le succès populaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://images.photomania.com/22722/12/radAD565.jpg" border="0" /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-116221703184528955?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/116221703184528955/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=116221703184528955&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/116221703184528955'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/116221703184528955'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2006/07/makedonia.html' title='Makedonia'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-116221694573941482</id><published>2006-07-16T13:58:00.000+02:00</published><updated>2006-11-17T17:28:43.050+01:00</updated><title type='text'>Nis, la Serbie</title><content type='html'>&lt;a href="http://images.photomania.com/22722/12/radE51B1.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand" alt="" src="http://images.photomania.com/22722/12/radE51B1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;De retour chez l'un des peuples les plus "rock and roll" d'Europe, avec ce que cela comporte d'excès et de travers. Autant le faire rock 'n roll, je ne vous recommende pas l'hotel Athina en face de la gare de Nis. C'est le moins cher de la ville, 500 dinara, un bon 6 euros par nuit, attenant a une boite de strip-tease. Il m'a été renseigné après deux heures de recherche infructueuse par un tzigane sédentarisé qui comme il se doit a de la famille partout en Belgique, à Hoboken, à Haecht, à la gare du midi et à Liège. Six euros, c'est le montant que les "clients" paient pour la chambre le temps de la passe, mais on m'a fait un bon prix. Tous les autres hotels de la ville sont soit a 60 euro la nuit, soit ce sont les hotels de l'office étatique serbe du tourisme, tous en grêve depuis huit mois (sic). Ce qui est quand même gentil, c'est qu'un réceptionniste reste posté derrière le comptoir de la réception pour vous le dire. Il y a un bon business à faire en ouvrant des chambres d'hôte ou une pension clean entre 10 et 15 euros la nuit. Nis est idéalement placée sur la route des backpackers vers la Turquie depuis Belgrade, la Bosnie, la Croatie... Si il est réouvert d'ici-là, je conseille le "Centroturist hotel", situé au coeur du Parc Cair et près de la grande piscine municipale. Cet établissement a du potentiel...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Piscine d'ailleurs excellente, la première aussi de ma vie de nageur de km de brasse dont le droit d'entrée m'a été vendu au marché noir quelque cinquante mètres avant les guichets. comme la plupart des piscines des pays de l'ex bloc socialiste, elle est olympique, 50m, on est là pour le sport, sauf que depuis quelques années, il y a quatre fois plus de gens sur la terasse dehors que dedans, tout ce qu'il reste de sportif étant la tenue en maillot de bain. Les lunettes de soleil, ça fait déjà moins Matt Biondi. Et la chope 33 cl posée sur la table à côté du paquet de clopes élimine toute illusion. Disons-le, les mecs sont là pour mater les sirènes slaves qui passent en maillot de bain échancré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tant que je suis dans les lieux à recommander, j'ignore si ce qui suit se trouve dans un guide quelconque ou non, je n'en dispose pas. Tout d'abord, un restaurant de quartier, au fond de la rue Jeronimova qui est une voie sans issue. Les "Nisois" seront eux-mêmes épatés que vous connaissez cet endroit de cuisine traditionnelle serbe. Avec une bonne bière, ça fait l'affaire. Ensuite, au coin de la place centrale, à gauche de l'hôtel Ambassador (en grêve), il y a un bon bar. On a l'impression que c'est l'entrée des bureaux d'un ministère, et en fait ça l'est. Ce sont les locaux de l'ancienne télévision d'état locale, privatisée et rebaptisée "Belle amie" (en français) de mémoire. La buvette a été conservée avec son décors et son mobilier design des années 80 socialiste. C'est de façon très surprenante continuellement vide, mais le coup d'oeil vaut le coup.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout se trouve au marché noir, ce qui fait vivre les gens, c'est l'économie parallèle. Il y a douze ans à peine, le revenu mensuel moyen était inférieur a 30 dollars. Certains ont fait leur beurre durant la guerre. Des gens partis de rien se sont trouvés propulsés à la tête de fortunes considérables, fondues depuis. Il y a près de 50% de chômage. Loin de tout discours misérabiliste, les jeunes qui m'accueillent, la trentaine, me content les bombardements de 1999 comme s'il s'agissait d'un feu d'artifice un peu hors du commun. C'était un "show à l'américaine", les cibles étaient connues 24h à l'avance, même l'armée yougoslave avait le temps de mettre ses équipements les plus précieux à l'abri. "Ces trois mois furent les plus beaux de notre vie". Une fête permanente, les gens plus proches les uns des autres que jamais. Pas vraiment de pénurie ou même de rationnement, c'est au niveau psychologique que cela a été le plus dur. Et dans de telles circonstances, sans doute qu'un effet auto-protecteur, de fuite dans la futilité de la vie nocturne s'est mis en place chez une partie de la jeunesse serbe. Voilà une belle explication, néanmoins, il faut être en Serbie pour entendre des trucs pareils...&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://images.photomania.com/22722/12/rad20312.jpg" border="0" /&gt; &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-116221694573941482?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/116221694573941482/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=116221694573941482&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/116221694573941482'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/116221694573941482'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2006/07/nis-la-serbie.html' title='Nis, la Serbie'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-115550895413037910</id><published>2006-07-07T00:36:00.000+02:00</published><updated>2006-11-15T20:09:48.368+01:00</updated><title type='text'>Bosnie &amp; Herzegovine</title><content type='html'>Uzice, Serbie - Hotel Zlatibor, chambre 911, c'est dans cette chambre au style socialiste post-moderniste decrepi, au tapis et murs tisses de ficelles couleur marron, des ampoules sortent des murs, le tout est d'un design cauchemardesque des annees 70, ne manque que la 9e de Beethoven sur des airs d'Orange Mecanique, c'est dans ce decor tout simplement hallucinant, que je vais tenter de me rappeler la Bosnie - Herzegovine (BIH - Bosna i Hercegovina) ou je viens de passer 10 jours sur mon chemin vers Beyrouth.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Tout d'abord, en Bosnie, on ne sait jamais tres bien en voyant les immeubles si ils sont a moitie demolis en raison de la guerre, si ils sont toujours en construction, ou si ils sont a l'abandon depuis 20 ans. Partout des bris de balles et d'obus, certains rebouches avec des briques oranges sur des facades en beton gris. Parfois rebouches au ciment, laissant comme des cicatrices d'une ancienne acne juvenile. C'est la premiere impression.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;La beaute absolue de la nature compense quelque peu cette impression. Il y a ces paysages grandioses de l'Herzegovine, faits plutot de pierres et de steppes arides. On traverse parfois de veritables cirques lunaires, des plateaux encaisses au milieu de montagnes, la rare vegetation rappelant que l'on est sur terre. La Bosnie elle-meme est beaucoup plus verte, recouverte de forets denses. Par exemple entre Mostar et Sarajevo, les forets des versants montagneux donnent l'impression de plonger directement dans la Neretva. C'est ce qui doit donner cette couleur bleu turquoise pendant 100 km a la riviere. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Sarajevo&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;On vient d'un autre pays en traversant la republique serbe de bosnie (Republika Srbska). Le bus s'arrete loin, dans la banlieue est de Sarajevo. Il faut prendre un bus au terminal local pour aller dans la capitale de la BIH (contrairement aux bus venant de partout ailleurs de la federation croato-musulmane qui vous deposent au centre), alors que l'on vient du meme pays. Difficile d'ecrire beaucoup sur Sarajevo. Je suis reste terre 3 jours dans une pension de voyageurs, incapable de sortir, a boire et ecouter les gens qui passent. Il y a eu ici beaucoup plus de Serbes qu'a present. Certains se sont joints a la resistance pour leur ville quand l'armee serbe de Bosnie bombardait des collines avoisinantes. Beaucoup ont fui ou ont ete enroles de force. J'ai lu enormement et je me suis laisse dire a la pension que les vrais sarajevins n'avaient pas le moral. La Bosnie, c'est fini, l'idee d'une Bosnie ou cohabitent paisiblement trois nationalites, ce n'est pas pour demain. Sarajevo a ete repeuplee de paysans, surtout des villages musulmans suite a l'epuration ethnique serbe et croate. Sarajevo a perdu son ame. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Travnik&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Ici ce sont les Croates qui s'en sont pris aux Musulmans. Il s'agit clairement d'une ville musulmane avec ses minarets, ses nıght shops ou on ne vend pas de biere. Ses snacks a Cevapi (variante balkanique du kebab) sous toutes ses formes. Sarajevo, Travnik, Mostar, Gorazde, toutes ces villes sont baties de la meme facon, le long d'une riviere, encaissees au fond d'une vallee, et facılement assiegeables depuis les collines avoisinantes. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mostar&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Comme a Travnik, les catholiques croates sont 'intervenus' pour secourir leurs freres menaces par les milices musulmanes, c'est ce qu'en dit l'histoire officielle croate. Un combat entre deux rives, lıees par un pont, le fameux ponts que l'on a vu etre detruit en direct a la tele sous les coups de mortier croate. Quel acharnement sur ce pauvre petit pont, son calvaire a dure sıx mois.  On voit dans une expo photo les dıfferentes etapes de sa destruction. C'est typiquement fasciste tiens de vouloir detruire des ponts, eriger des murs et des frontieres. Une absence totale de confiance en l'humain. Quand on est a ce point peu sur de sa propre identite, c'est un moyen bien commode que l'on a trouve pour empecher aux gens de se meler et de coucher ensemble. Le risque d'avoir une generation de batards, vous voyez ? Au fait, de quelle ethnie fait partie la progeniture d'un slave du sud et d'une slave du sud ? Ha oui, orthodoxe, musulmane ou catholique. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La republika Srbska&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Visegrad, la ou les paysans sont bas du front et rigolent sous la cape de ce qu'ils ont fait a Sebrenica et a Gorazde et ou Mladic et Karadzic signifient la paix... Je confirme que cet etat, la Bosnie-Hercegovine, est bien improbable, il y a eu trop de mal fait... Si l'eufor n'etait pas la il y a longtemps que les gens se mettraient sur la figure a nouveau. Ceci m'a ete confirme aussi par les serbes que j'ai rencontre en serbie, en tout cas les 4 ou 5 Serbes avec qui j'ai entame cette conversation. Les conditions economiques font que les gens n'ont rien trop a perdre non plus. Les musulmans sont pauvres et isoles, les croates s'en tirent encore grace parfois a l'aide de la famille de l'autre cote de la frontiere. Les Serbes sont considere comme la lie de l'humanite, meme par leurs freres de serbie.  "Les Serbes la-bas ? ce ne sont pas les memes gens, d'ailleurs ce ne sont pas des gens...". ca me fait penser a qq chose. Je trouve que la Serbie s'en sort encore bien malgre tout. La Bosnie est la grande perdante de la fin de la yougoslavie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(a completer et a modifier avec mes notes)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-115550895413037910?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/115550895413037910/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=115550895413037910&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/115550895413037910'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/115550895413037910'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2006/07/bosnie-herzegovine.html' title='Bosnie &amp; Herzegovine'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-115375509379302034</id><published>2006-07-04T17:25:00.000+02:00</published><updated>2006-11-15T20:09:48.225+01:00</updated><title type='text'>Voivodine</title><content type='html'>Novi Sad, Serbie - Le transit Slovenie - Croatie - Serbie se fait sans probleme de visa, il n'en faut tout simplement pas pour les citoyens de l'UE. Et c'est avec une deconcertante facilite que l'on passe entre les ex-republiques yougoslaves. Je n'ai vu de Belgrade qu'un hub. Les deux gares de bus principales sont tres proches l'une de l'autre ainsi que la gare centrale. Entre Belgrade et Novi Sad, ce sont des marais et des forets, des plaines qui viennent de Hongrie et du sud-ouest roumain, traversees par le Danube. Timisoara est a quelques heures de bus. Ca doit etre cela, la Voivodine, cette vaste plaine. Novi Sad n'est pas vraiment faite pour le tourisme. J'ai parcouru toute la ville a la recherche d'un logement abordable. Au bord du desespoir, je croise deux personnes qui parlent francais. Je me jette dessus. L'une d'elles travaille au centre culturel francais de Novi Sad et me dit qu'en face de chez elle, un resto possede quelques chambres mais elle n'y est jamais alle. Elle maitrise le serbo-croate ce qui tombe bien. En entrant dans le resto, je me suis apercu qu'il y avait tout ce qu'il fallait pour passer une bonne soiree : des murs remplis de bouteilles de vin, une tele dans un coin avec du foot et des grillades yougoslaves. Ce soir-la, c'est Allemagne - Italie en demi-finale de coupe du monde. Au premier goal italien dans les prolongations s'elevera une clameur generale dans le restaurant. Au second goal, par Del Piero, on dansera brievement. Et tout cela n'est pas par sympathie pour la squadra azzura, mais bien par haine pour l'Allemagne. C'est ici que je m'installerai. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;En quelques jours, j'integrerai la famille qui gere l'hotel, finissant a leur table et salue par les visiteurs comme si je faisais partie de la famille en quelque sorte. L'un des murs du restaurant est couvert de medailles, de trophees et de diplomes. La serveuse, Isabella, d'origine hongroise, a ete en effet une grande championne de judo, regionale, championne nationale en categories d'age du temps de la grande Yougoslavie. Il y a ensuite son petit ami, la quarantaine, Serbe de Bosnie, qui a fait la guerre et qui en sera marque a jamais d'apres Sofja, la fille ainee de la famille. Il ne daigne recevoir la moindre injonction de cette derniere. Seule la mere, nee en Croatie, a de l'authorite sur lui. Aller en Croatie avec une plaque serbe est sinonyme de degradation, griffes, pneux creves. "Nous les Serbes, on est detestes partout". A Novi Sad, la population est majoritairement serbe. Dans le reste de la Voivodine, la majorite a une identite hongroise. Deja les conversations vont bon train sur un rattachement de la Voivodine a la Hongrie, ou d'un etat independant, un etat confetti de plus dans l'Europe de demain. Et peut etre de nouvelles catastrophes en perspective ? Les Serbes semblent vraiment etre a bout de souffle concernant la moindre revendication territoriale. Un jour, la mere de la famille, matronne du restaurant, me fait dire par son fils, alors que je passais par la cuisine, que j'etais quelqu'un avec de bonnes manieres et que ca se voyait. Je ne sais trop comment interpreter cette declaration subite. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Un soir, attable au restaurant avec deux hotes d'un soir, la table d'a cote est occupee par un gars, style cammioneur avec qui on a pas envie d'avoir de problemes, on lui sert de la Slivovice (alcool brandy a 40%) a volonte et des canapes pour la faim, il n'y touche pas. Six musiciens tziganes l'entourent. Ils sont types indiens, il n'y a aucun doute, ce sont de vrais tziganes. Le musicien a l'accordeon assis a 50 cm de lui, lui chante des chansons a faire rire et pleurer en meme temps. Parfois, il leur glisse un billet de 100 dinars et cela continuera pendant des heures. Une femme a oublier, un deces a pleurer, la simple nostalgie dramatique slave (du sud) qui fait partie de la vie de tous les jours. Quand la musique s'arretera, il s'en prendra verbalement a Ben en serbe, l'anglais a la meme table que moi, sans raison apparente. Il est temps de sortir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a par hasard a Novi Sad, un festival de musique pop-rock, sur le site de la citadelle Petrovardian. &lt;a href="http://eng.exitfest.org/" target=_blank&gt;L'EXIT FESTIVAL&lt;/a&gt;. C'etait la 6e edition. Les tetes d'affiche sont dignes de celles des festivals a l'ouest. La ville est prise d'assaut pendant ces quelque 4 jours par les Anglais, les Irlandais... 150.000 personnes participerent cette annee a cette edition. Il y a 7 ans cette ville etait encore  bombardee par l'OTAN. Et c'est justement de l'autre cote du Danube, au-dela des quatre ponts detruits par les bombardements qu'a lieu le festival. Le nom du festival a ete donne pour dire "Exit Milosevic", sortir de l'ere Milosevic. C'est donc une tres bonne idee que ce festival. Etant donne les echanges entre les jeunes serbes et etrangers, c'est un investissement a long terme pour la ville de Novi Sad, pour la Voivodine et pour la Serbie toute entiere.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-115375509379302034?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/115375509379302034/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=115375509379302034&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/115375509379302034'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/115375509379302034'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2006/07/voivodine.html' title='Voivodine'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-115218451090998798</id><published>2006-07-01T13:13:00.000+02:00</published><updated>2006-11-15T20:09:48.150+01:00</updated><title type='text'>Metelkova Mesto</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Ljubljana, Slovenie&lt;/span&gt; - Je reviendrai combler les trous plus tard entre ma sortie d'Iran et mon arrivee en Slovenie. A partir d'ici, je donnerai la priorite a un fait ou un element particulier plutot que de viser l'exhaustivite de ce que je vois. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le quartier de Metelkova est constitue d'anciennes barraques militaires yougoslaves. C'est aujourd'hui un repere pour jeunes artistes et/ou rebelles plus ou moins riches. Ca fait toujours sourire les slogans muraux du style "prendre l'argent aux capitalistes" qu'il faut traduire sous la main de l'auteur, parfois, par "prendre l'argent a papa". Ce qui deviendra "prendre la place de papa" dans quelques annees. Le quartier est couvert de ce genre de tags. Treve d'ironie. Ces barraques militaires sont reconverties. Ici une auberge de jeunesse, la des ateliers, plus loin des squats. Ce quartier est aujourd'hui menace par plusieurs projets immobiliers, cela fait 10 ans en fait qie regulierement les promoteurs reviennent a la charge, mais a chaque fois, la mobilisation, au-dela des cercles artistiques, fait que ces projets sont remis sine die. Je pense aussi que le confinement de tout ce que Ljubljana comporte de rebelles, de marginaux, de drogues (l'heroine fait des ravages) et de fauteurs de trouble en un seul lieu, ou une seule zone arrange bien la majorite des habitants paisibles de la capitale slovene. Il y a un aspect "plaine de jeu" a Metelkova, et une fois passe les "jongleurs de chaussette" en dreadlocks et autres spacs (sales punks a chien) etales par terre au milieu de canettes de Pivo Svetla 4,9% d'alcool, on peut aborder les ateliers, veritables centres de recherche artistique. Cela part dans tous les sens. Assemblages de metaux heteroclites, grandes mosaiques inspirees de l'art bysantin, photographie, peinture, sculpture, compositions, recherches architecturales... Tout ceci ne serait pas pareil sans cette atmosphere crypto-anarchiste qui baigne le quartier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les vendredi soir le quartier est envahi par la jeunesse de Lubljana et des environs et par les back-packers de passage, dont certains y ont une residence quasi permanente. Ou improvisent un petit concert sur le tarmac au milieu de la nuit, par exemple ce Francais et ce Polonais, amis de toujours, qui revenaient de Katowice pour Florence en passant par toutes les villes ou il y a moyen de faire la manche. Mais ce soir la, c'etait concert gratos pour une dizaine de personne a tout casser, un talent musical incroyable, tout y passait. Certains etages de batiment se transforment en disco-bars hyper-tendance evidemment. Il y a aussi quelques bars permanents, fait de brics et de bracs. Dans l'un deux, j'observais des posters de LAIBACH, groupe punk industriel slovene, nom en allemand de la capitale slovene. Toujours le sens de l'image forte : "Erste bumbardierung uber um Deutschland" sur une photo en contre-plongee des membres du groupe bras croises regardant vers l'horizon sous des grappes de bombardiers americains. Des posters de tournee dont le "1984, Belgrade, Ljubljana, Zagreb" ou encore le "NATO occupied Europe tour 1991". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus loin un drapeau de la Yougoslavie frappe de son etoile, a proximite d'un montage photo du visage de TITO, la moitie en president, l'autre, le jeune Tito en Partizan pendant la guerre. Ha que ca devait etre cool la Yougoslavie. Il y a encore une certain consensus aupres d'une partie de la jeunesse non abreuvee de coca-cola et de consumerisme, dumoins pas en public, que le communisme a la sauce yougoslave etait soft. Il etait permis de l'ouvrir, d'ailleurs essayez seulement d'empecher un Slovene de parler. C'est ce criminel de Milosevic qui a tout foutu en l'air. Enfin, j'ai peur d'aller demander l'avis de l'homme de la rue, la-bas, au centre-ville, je serais probablement trop decu. J'ai reconnu le clavieriste de Laibach. Je l'avais vu en concert il y a quelques annees au Botanique a Brusel. Le gars en bottes et pantalon a cuisses larges, en costume oustachi ou on ne sait quoi de provocant qui monte sur la scene et la traverse les mains derriere le dos et va prendre sa place derriere son clavier en attendant de commencer l'execution dont on ne sait quoi d'obscur. De joyeux fous, salutaires pour la societe. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Liens :&lt;br /&gt;http://www.nskstate.com/  projet de citoyennete internationale&lt;br /&gt;http://www.metelkova.org&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-115218451090998798?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/115218451090998798/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=115218451090998798&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/115218451090998798'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/115218451090998798'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2006/07/metelkova-mesto.html' title='Metelkova Mesto'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-115131383105485744</id><published>2006-05-13T11:22:00.000+02:00</published><updated>2006-11-15T20:09:48.035+01:00</updated><title type='text'>S'échapper de l'Iran</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Tabriz, Iran&lt;/span&gt; - Les Iraniens m'aiment tellement qu'ils ne ne veulent pas me laisser quitter le pays. Trois heures de psycho-drame au poste frontière iranien à Astara n'y ont rien fait. Je dois posséder un visa azeri dans mon passeport pour me présenter au poste frontière de l'Azebaidjan, 50 m après la sortie du batiment qui fait office de poste frontière terrestre. Curieuse ville que Astara. Une ville coupée en deux par des grillages de 3 m de haut, garnis de barbelés, et interrompus par quelques miradors. On sent néanmoins que cette frontière est friable, qu'il doit y avoir maints traffics en tout genre dans les caves, la nuit, avec la bénédiction ou non des garde-frontière. Il faut traverser un terrain vague au fond d'une ruelle couverte de boue pour se présenter aux douaniers. Mais je ne suis que touriste, et malgré ma lettre d'invitation azerie, malgré que mon contact à Bakou m'a répété que pour un citoyen de l'Union Européenne, il n'y a pas de problème pour obtenir le visa au poste frontière, la douane iranienne décide des règles douanières applicables pour d'autres pays. Enfin, j'exagère un peu, sans doute que cet état de fait est-il conséquent à un accord entre les deux pays. Celui qui emprunte les frontières terrestres comme cellle que j'ai pu voir à Astara, observera que les gens qui y transitent sont des ouvriers, des paysans, le peuple. Je fais la grève dans le hall de sortie de la douane. Les douaniers ferment toutes les issues, il est 19H, la frontière ferme. De la mezzanine en haut, des soldats invisibles s'amusent à m'imiter en criant que eux aussi ils veulent aller en Azerbaidjan. &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;Retour Tabriz&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bureau des affaires étrangères à Tabriz, Iran - Tout se passe au deuxième étage. Une femme sort du bureau en pleurant. Elle se tient le sein gauche. Ca va mal. Je rentre. Une Turque explique son cas à l'officier, et cela n'a pas l'air commode. de l'autre côté du bureau, le commandant de fonction semble écouter attentivement ce qu'elle dit. Tout est vert dans cet office. Les stores sont verts, les vitres qui séparent les bureaux sont vert-eau. Même la chemise du commandant est verte. Et lui-même a le teint vert. Les autres couleurs sont neutres : les boiseries et le gris des dalles par terre. Le téléphone est rouge, seul point de couleur chaude de la pièce. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Salaam Aleikoum !&lt;br /&gt;Le commandant vient de décrocher une nouvelle fois et donne ses instructions avec autorité. Un commis entre à plusieurs reprises. Il vient parler à l'officier avec un sourire qui veut dire : "Oui, je suis stupide, pardonne-moi Commandant, dis-moi ce que je dois faire". C'est tout juste si il ne fait pas une courbette à chacune de ses entrées. Il y a un proverbe iranien qui dit quelque chose comme : "Si tu ne peux mordre la main qui se tend devant toi, baise-la en attendant que le ciel, dans son incommensurable bonté, n'inverse peut-être un jour les rôles". Et j'ai vraiment l'impression que toute la fellonie ou le pragmatisme de ce proverbe, se trouvent dans l'expression du commis. Le commandant répond, son sourire est sarcastique, son ton semble dire : "Tu n'es vraiment qu'un imbécile mon ami, fais ceci et fais cela et disparait de ma vue". C'est au milieu de ce dialogue en maitre et servant qu'un Français vient s'installer sur mon invitation auprès de moi. Il vient du Pakistan et est là pour demander également une prolongation de visa. J'en suis à ma deuxième prolongation après le visa de base. Et on n'aime pas cela en Iran et nulle part d'ailleurs. C'est suspect. Pourquoi ce type avec un visa de 7 jours non-prolongeable à la base vient demander une deuxième prolongation, ici dans mon bureau, à Tabriz. C'est pour m'attirer des ennuis à Teheran si quelqu'un s'en apperçoit, doit se dire la petite voix intérieure du commandant. Après un délai de réflexion, il m'accorde ce privilège et nous fait payer tous deux les 10 dollars requis, je pense que la présence d'un autre touriste a facilité les choses. A l'enlèvement du visa quelques heures plus tard, le commandant nous demande 3 dollars en plus et montre qu'il s'agit des "frais de dossier". Je m'insurge. Il nous dit que que quoi, nous sommes touristes, que nous faisons tomber les dollars en cascade, et quoi ? Je lui fais comprendre que mes dollars servent à payer les hotels, les taxis, le manger et la culture iranienne, pas la police. Depuis Astara, je suis déterminé à ne plus rien lâcher, même sur des montants dérisoires. Et je lui montre que je n'ai pas un rial pour lui. Le backsheesh tombe de 3 dollars à 30 cents. Mon collègue français "avance" l'argent pour moi. Le commandant me demande de lui rappeler ma nationalité, je lui dit que je suis Français pour rigoler. Et le voilà en train de maudire tous les Français du monde devant les yeux choqués de mon bon samaritain. Visa prolongé en main, il faut que je quitte l'Iran, c'est maintenant une nécessité. Je n'attendrai pas le bus de nuit qui relie Tabriz à Yerevan en Arménie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une frontière comme la frontière irano-arménienne, ça doit se faire à pied. Et en taxi. Chauffeurs de taxis, bandits, voleurs, vous ne m'aurez pas. Un premier m'a emmené de Tabriz à Jelfa. Il m'avait promis Noghdooz, à la frontière. En cours de route c'est devenu Jolfa, à 60KM de ce qui avait été convenu. Et bien tiens, je retranche la moitié du montant qui a été convenu, et tu as beau t'énerver et ameuter tous tes potes de Jolfa, c'est égal. de Jolfa à Naghdooz, c'est plus compliqué. Un taximan iranien, ou plutôt azeri, professeur de volley-ball, de tae-kwan-do et de karate, style armoire à glace, me prend en charge. Il me promet un terminal de bus qui n'existe pas et m'emmene vers Naghdooz. Beaucoup plus difficile de négocier. Il crie dans mon oreille, il me fait des tappes dans le dos à vous mettre la tête dans le tableau de bord. Ou alors des coups de coude dans le biceps à vous donner des bleus. Le tout avec un grand sourire. "Iran good hein ?!". Paf ! Un militaire pris en route déclare forfait et se fait débarquer 10 km plus loin. Les paysages sont splendides ceci dit. De la montagne, on longe une rivière. L'azerbaidjan est sur la rive gauche. Et l'Arménie devant nous. L'Arménie, que j'ai coeur d'y arriver en ce moment précis... Dix kilomètres avant la destination, après je ne sais combien de coups sur les biceps et sur l'épaule, le chauffeur me débarque à mon tour. Je ne suis pas assez communicatif. Il arrêtera deux camions. Le premier l'envoit au diable. Le second s'arrête et demande d'où je viens. Le con répond que je suis Français. Le cammioneur fait mine de continuer, je gueule de désespoir. Intrigué, il s'arrête quand même. Je monte finalement dans son camion. Le camionneur, un gars de Tabriz, rigole et me fait comprendre qu'ils sont tous fous dans le coin. Il s'attire évidemment ma sympathie. Je lui montre que je veux lui payer pour le trajet, mais il n'en est pas question. Après quelques lacets dans les montagnes et des côtes péniblement montées en première vitesse, il me débarquera au poste frontière de Naghdooz, enfin. Le jour tire vers la fin.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les photos de mon appareil digital seront revues au crible. Personne ne franchit cette frontière à part des camions, à la limite quelques Azeris et quelques Russes perdus, ce que d'après mon aspect j'aurais pu être à la limite, or je suis Belge d'après mon passeport. La rivière Aras Rud constitue la frontière naturelle entre l'Iran et l'Arménie. Un pont de deux cents mètres sépare les deux pays. Au milieu du pont, à pied, je me retourne, pour me recueillir et regarder une dernière fois la république islamique sous le coucher de soleil. Je vois encore ces deux soldats iraniens, à 100 m, faire des bonds et de grands signes de ficher le camp et de surtout ne pas me retourner. Voilà qu'il y a cinq jours, leurs collègues ne voulaient pas me laisser partir d'Iran, et qu'eux me forçaient à partir en courant. A l'autre bout du pont, une cabane, je surprends les deux gardes, l'un a le look slave, cheveux blonds rasés, yeux bleus. L'autre est brun, grand, teint blanc aspirine et la mèche soigneusement rabattue sur le front. Je viens de passer une rivière qui sépare deux planètes. Ils n'ont visiblement jamais vu un touriste occidental passer là à pied. Surpris mutuellement, nous rions de bon coeur tous les trois.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-115131383105485744?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/115131383105485744/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=115131383105485744&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/115131383105485744'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/115131383105485744'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2006/05/schapper-de-liran.html' title='S&apos;échapper de l&apos;Iran'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-115033791786495863</id><published>2006-05-09T04:15:00.000+02:00</published><updated>2006-11-15T20:09:47.953+01:00</updated><title type='text'>Récit de voyage à travers l'Iran</title><content type='html'>C'est bizarre quand même ces gens rencontrés. Un physicien français d'origine algérienne, venu suivre une conférence à Téhéran. Un employé d'une centrale nucléaire en Suisse... On plaisantait avec des compagnons d'un jour sur un nouveau style de tourisme particulier et nous avons d'ailleurs rebaptisé notre tour le "Iran uranium enrichment tour 2006". J'avoue que ça fait parfois du bien de partager un peu de route avec des compagnons de voyage, après des mois d'isolation quasi totale. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Déjà à Shiraz, j'ai rejoint une autre route de voyageurs, celle qui descends de l'Europe par la Turquie et qui va rejoindre le Pakistan puis l'Inde et le Nepal. Dans la cour de l'hotel Zand, un anglais retape une Royal Enfield qu'il a été chercher en Inde et qu'il remonte vers les Iles. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les routes se croisent. Dans cette chambre commune à Isfahan, les voyageurs arrivent, d'autres partent. Ils ont tous des histoires à raconter, tel ou tel pays traversé. Du Nepal, du Pakistan, de Turquie via les Balkans. Les routes sont classiques. Pour ceux qui viennent de l'ouest et du nord, l'Iran constitue un choc culturel. Pour ceux qui viennent du Pakistan ou du sud, l'Iran paraît presque "cool" et tolérant. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici Masaki, un Japonais qui ne dira pas un seul mot pendant les 24h qu'il sera dans cette chambre commune. Il est malade comme un chien. Une semaine plus tard, je le verrai souriant et affable, parlant au milieu d'autres japonais dans une guesthouse de Téhéran. Contraste frappant. A Isfahan, il a été pris en charge, conduit à l'hôpital par Sakiko, arrivée en plein milieu de la nuit. Un immense courage, elle voyage seule autour du monde, cela lui prendra un an et demi ou deux. Je reverrai Masaki et Sakiko avec une bande de Japonais par pur hasard à Erevan, en Arménie. La gare de Erevan était fermée, je me suis installé dans le jardin d'un bar-restaurant dont les arcades donnent sur la place devant la gare. En sirotant ma bière russe,  j'ai vu cette bande arriver et j'ai été à leur rencontre, retrouvailles et étreintes comme si nous nous connaissions tous depuis des années. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec 5 européens et Sakiko, on a joué à "Groupe de touristes" à Isfahan. Samuel, un Suisse allemand, le leader le plus soft du monde, l'anti-leader, mandaté par le groupe pour nous guider tous les 6. Il faut s'imaginer ce que c'est de mener un groupe pareil, tous les plus indépendants les uns que les autres. Le groupe sera vite réduit à deux, le leader et moi, par cascade d'abandons et de pertes de troupes. Voir photos d'Isfahan dans l'album Iran. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans entrer dans les détails, les lieux visités sont la Jameh mosque, mosquee bleue resplendissante comme on en trouve pas mal en Iran. Le square Emam Khomeiny, l'une des plus grandes places du monde, le palace "Shehel sotun" (palais au 40 colonnes) et surtout les ponts qui enjambent le Zayandeh, 5 ou 6 ponts, oeuvres architecturales qui figurent sur la plupart des dépliants touristiques. Fin au nargile sur une terrasse surplombant le square Emâm Khomeiny avec comme d'habitude un tas d'interaction avec des habitants locaux. Je revois aussi des têtes rencontrées à Shiraz et Yazd. Le lieu est bien connu des gens d'Isfahan pour celui qui veut exercer son anglais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Kashan&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me laisse conduire par le labyrinthe de petites ruelles, scène quasi identique à la vieille ville de Yazd en nettement moins touristique. Je tombe sur une série de trois villas rénovées et n'en visiterai qu'une, la Khan-e-Tabatabai. Apparemment les deux autres sont carrément en pleine rénovation et cela ne vaut pas la peine de les visiter. Encore là, une dizaine de bus déversent des flots de visiteurs iraniens. Plus loin, je visiterai un splendide hammam. Une Iranienne, guide d'un groupe de touristes parlant farsi, viendra me dire qu'il s'agit de la pièce majeure de la ville. Je passerai ensuite à Qom et enfin, Téhéran.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tehran&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que dire de Téhéran à part qu'on y est facilement déboussolé. Pas vraiment une ville accueillante. Gigantesque en superficie, malade de sa circulation comme tant d'autres. On ne vient pas à Téhéran pour se relaxer. Un truc curieux, plus flagrant qu'au Caire par exemple, l'organisation des rues en types de commerce. Mon hôtel se trouvait dans le quartier des pneus et des accessoires automobiles. Plus loin, le quartier des accessoires électriques, les internet café tous dans la même rue, ce qui n'est guère pratiques. Imaginez une explosion de gaz qui rase un quartier, et plus de tournevis pour toute la ville ou plus de poignées de porte (gauches). Le souk de Téhéran, un immense labyrinthe, parmi les souks les plus impressionnants depuis le début de mon voyage est organisé selon le même principe. L’hôtel Mashhad, Amir Kabir st., est occupé par des Chinois, qui sont là depuis un mois. Une autre chambre abrite quatre Pakistanais. Si j'étais resté un jour de plus, c'est là que j'aurais déménagé, mais j'ai lié trop tard connaissance avec "Mister Qasr" de Lahore. On a passé une soirée à écouter les oeuvres musicales d'un iranien pianiste qui était là et membre d'un groupe de musique traditionnelle iranienne. Cet hôtel est manifestement connu des backpackers radins (comme tous les backpackers), et surtout, sur la route des Japonais. Masaki dont il est question plus tôt, un autre Japonais qui a traversé l'Asie en vélo. Et alors juste avant que je ne parte, Oli que j'avais rencontré à Isfahan, a débarqué. Dans son style de contradicteur rigide ne concédant pas au cycliste japonais qu'il était possible de monter par paliers de plus de 500m lorsque l'on marche ou l'on roule en montagne, sans avoir de maux de tête ou de nausée. Saturi disait que oui, vu que plusieurs amis l'ont fait. Oli répliquait que ce n'était absolument pas possible et même pas envisageable, sous les fous rires de l'assemblée. Un hall de gare cet hôtel. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne pourrai laisser Oli qui a fait des kilomètres dans Téhéran pour trouver cet hôtel et nous iront manger dans un resto qui fait office de fumoir au-dessus d’un hôtel occupé par des Iraniens en nombre. Les conversations iront bon train avec une bonne moitié de la clientèle de l’établissement, notamment deux employés des mines de cuivre du nord-ouest, conversations entrecoupées par un gars, cheveux noir bouclés et quasi édenté, qui revendiquait qu’il était Oussama Ben Laden. Des bus depuis Téhéran pour tout le pays il y en a « everytime » comme dira le patron sympa de l’hôtel. Je prendrai le mien pour Mashhad, 15h de bus au programme, vers minuit. Voir par ailleurs sur Mashhad. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mashhad – Gorgan – Sari – Rasht&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai appris en quelques mois à repérer les marchands de tapis à 5 kilomètres et à les décourager avant même qu’ils m’approchent. Mais là, j’avoue ne pas l’avoir vu venir, Vasil. Un père de famille qui m’a présenté la chose comme quoi il avait une heure à tuer pour exercer son français et si j’ai le temps, parler un peu avec son fils en français et en anglais. On échange un peu de français contre un peu de perse etc… Vasil a voyagé étant jeune, en Suisse, à Londres, en France… Bon ok, tout cela est bien sympa, mais ça s’est quand même terminé dans son magasin de tapis via un nombre incalculable de détours chez ces potes marchands d’encens et autres pierres bleues de Mashhad, comme par hasard. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le bus entre Mashhad et Gorgan, il n’y avait pas 45 marchands de tapis, mais il était singulièrement communicatif. Pour peu, j’avais des adresses et des numéros de téléphone pour loger et être invité à manger dans des familles jusqu’à Astara, frontière de l’Azerbaïdjan. Le bus traditionnel avec ses deux Afghans taciturnes et son militaire en permission, qui file dans la nuit. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gorgan by night. Descente de bus, Gorgan, 1H du matin. L’hôtel renseigné dans mon guide a été démoli. L’autre guesthouse de la ville est soi disant complet, je pense qu’il n’accueille pas d’étrangers. Je tue le temps dans une échoppe à kebab, et l’idée fait son chemin de prendre le bus suivant pour aller plus loin. Un chauffeur de taxi, toujours bon à vous prendre par les sentiments, m’indique qu’il peut m’amener à un hôtel à dix dollars la nuit. On passe deux contrôles policiers en dehors de la ville. Je vois la devanture de l’hôtel. Il affiche 5 étoiles… Pour le fun, j’emmène le chauffeur avec moi à la réception – 75 dollars la nuit – histoire de lui demander en public si il se fout de ma tête. Inutile de dire que cet épisode a encore une fois rehaussé l’estime que je porte aux chauffeurs de taxi (je sais, il y a des exceptions…).  Retour gare de bus. Je le plante là. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre Goran et Sari, lever du jour aidant, je me rends compte que le paysage a fort changé depuis les paysages poussiéreux de l’est du pays. Tout est à présent vert intense et humide. Il pleut sans arrêt, une bruine déversée par des nuages qui épousent les vallées. On pourrait croire à un paysage des Ardennes belges. A Rasht, la Mer Caspienne se déverse par le ciel. Impression de gris boueux encore plus présente à Astara quelques jours plus tard. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A Rasht, l’hôtel dans lequel je me trouve ressemble plus à un asile de fous qu’à un hôtel. Ca y est, je l’ai trouvé mon asile. J’ai l’impression que les hôtes y sont de façon permanente. Va-t-on m’y enfermer à mon tour ? De longs couloirs blancs devant une rangée de 20 portes, à chaque étage. J’essaie de remonter le niveau de l’ambiance en proposant mon thé. J’irai acheter du sucre, il n’y en a même pas en cuisine. Un type m’arrête dans les escaliers, il me demande « 10 khomeyni » (10000 rials). Je le regarde étonné et je lui dis « non ». Il me dit « demain ». Et le regard vide, il continue son chemin d’un pas hyper lent. J’aide le réceptionniste à réviser ses cours d’anglais. Un gars très nerveux descend, il tousse comme un cancéreux entre deux bouffées de cigarette. Ca entre et ça sort à la réception, trois azéris iraniens passent et extraient dix mille tomans (10 euros) de leur liasse impressionnante de billets, de l’épaisseur d’un bottin téléphonique, pour payer leurs deux dernières nuits. Les hôtes sont tous plus bizarres les uns que les autres. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De Rasht, je fuirai bien vite vers Qazvin, base pour explorer les montagnes Alborz, région où sont implantés les châteaux des Haschischins, parmi les plus beaux paysages d’Iran.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le plus connu des châteaux est celui qui se perche juste au-dessus du village d’Alamut. Il a été le siège de cette secte ismaélite du XI siècle AD, les Haschischins, dont on dit qu’ils étaient élevés dès leur plus jeune âge dans l’optique d’en faire des tueurs fanatiques. Opium, haschisch ou simplement fanatisme et promesse d’un paradis où ils seront entourés de jeunes femmes vierges, les avis divergent quand aux motivations et moteurs de ces tueurs frénétiques. Ils ont semé la terreur aux quatre coins de l’orient et seront massacrés où qu’ils se trouvent par les Mongols avec l’aide,  ou au moins la bénédiction, des populations locales qui voyaient en eux un danger plus grand que celui apporté par les Mongols, c’est dire.  On dit ils aussi qu’ils sont les fondateurs du terrorisme moderne. On retrouve par exemple la rhétorique du paradis promis aux kamikazes dans les écrits d’Al Qaeda. Ce château à Alamut a une histoire qui a survécu à la bande de criminels de Hassan Sabbah, le chef local des Haschischins, à savoir qu’il a servi de lieu de repli pour les bandits de grands chemins de toute la région du nord de l’Iran. Cette citadelle offrant à chaque fois aux insurgés un lieu quasi imprenable par les autorités officielles au cours du Moyen-Âge. Un vieil Iranien vivant à Londres, en visite au pays, tout fier avec sa jeune femme prof de gymnique (mon correcteur me dit que fitness est un anglicisme), rencontré sur les ruines du château d’Alamut me dira qu’au cours des siècles, les autorités ont fait murer les accès au château lui-même et que ce que l’on visite actuellement n’est qu’une aile de ce château dont la majeure partie serait recouverte de débris de pierres et d’humus. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais pas si ce sont les fantômes des Haschischins qui les inspirent, mais les deux gardes au sommet, là, sont de grands enfants. Après m’avoir servi le thé, l’un deux sort une catapulte de sa cabane. Très vite, on se met tous les trois à tirer à tour de rôle sur des petits objets placés à 10 m. Une boîte d’allumettes, un caillou, un bout de bois… Je mets un dollar sur la table. Le gars les aligne et les propulse dans le vide avec une précision diabolique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain matin, le retour vers la vallée se fera selon la bonne vieille technique de la descente en rouler-débouler du sommet vers le bas. A savoir : prendre tout ce qui descend au vol. Tout avait pourtant bien commencé, un bus régulier à 6h du matin, le seul de la journée vers la vallée, devait nous prendre avec les locaux vers Qazvin, 100km et 4 heures de lacets dans les montagnes. Après une dizaine de kilomètres, je me rends compte que j’ai oublié mon téléphone portable à la pension du village d’Alamut. Damned. J’arrête le bus et me voilà contraint de remonter au sommet. Si j’avais su que quelques jours plus tard, il volerait en éclats sur un poste de douane iranien… Heureusement, un motard passait par là et m’a gracieusement remonté au village. C’est là qu’intervient le rouler-débouler. Deux pick-up Toyota avec des paysans dans la benne et un taxi partagé à cinq me ramènent à Qazvin. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le bus, j’ai laissé Evan, un Norvégien rencontré au refuge, qui passe quelques jours de vacances en Iran. Il est basé en Syrie pour apprendre la langue arabe. Ce mec a défendu son ambassade à Damas en janvier lors de l’affaire des caricatures de Mahomet devant une foule amassée. Porté par des potes syriens, il a tenté d’expliquer à la foule en arabe pourquoi il ne fallait pas s’en prendre à cette ambassade et il a visiblement réussi à pacifier l’atmosphère. Dans l’urgence, on n’a pas pu se laisser nos coordonnées, on se trouvera peut-être un jour à Damas, incha’allah. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petit épisode paranoïaque à Qazvin&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai un peu de temps devant moi à Qazvin. Mon train de nuit, pour Tabriz, part tard. Une après-midi à traîner. Je suis tellement en confiance en Iran que je ne demande plus les prix depuis longtemps avant de manger, boire, tout le monde est réglo. Le gérant d’un snack m’arnaque, me demande l’équivalent de 4 euros pour 3 morceaux de viande hachée grillée, un bout de pain et une limonade iranienne. Le tout ne peut pas faire plus d’un euro et demi et encore. On s’engueule, je lui laisse l’équivalent de 2 euros et basta, je m’en vais en lui disant que si il insiste, on va aller dire bonjour ensemble chez nos copains les flics à la caserne 50m plus loin.  Je n’en ai évidemment pas la moindre intention, mais par hasard ça se fera. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En sortant, j’engage justement la conversation  avec le garde qui m’avait fait de grands signe amicaux lorsque je suis passé devant la première fois avant d’arriver au snack. Dans la conversation, je lui parle de ce qui vient de m’arriver et lui demande si c’est bien normal. Je ne sais vraiment pas ce qui m’a pris. Il me dit de rester là et appelle 4 ou 5 de ses collègues dans la caserne, je lui dit avec empressement que non, ce n’est pas nécessaire, mais il est trop tard. Un attroupement se forme devant moi derrière la grille, on me demande des précisions. Pendant ce temps, le gars du snack s’amène.  Il invente à mon avis une histoire à laquelle je ne comprends évidemment rien et l’un des policiers, qui avait l’air le plus sensé, m’invite à payer le reste des 4 euros. Avec le recul, il est probable qu’une réduction sur leur repas du soir ait été négocié à ce moment précis, qui sait… Pas grave, ça m’apprendra à la fermer. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jeune policier en question, maîtrisant bien l’anglais m’invite à entrer dans la caserne pour prendre un thé. Le ton est amical. Pourquoi pas, allons voir comment ça se passe là-dedans. Tout se passe bien, l’ambiance est conviviale. Le gars qui m’a invité fait son service militaire et fait un peu office de professeur d’anglais dans la caserne. On plaisante, on parle, tout se passe bien. Une personne semble ne pas du tout apprécier ma présence. Il s’agit apparemment d’un gradé, j’apprendrai plus tard que c’est le chef de la garnison. Visière enfoncée bas sur le front, barbe à la Ahmedinejad, style jeune cadre qui veut encore tout prouver. Je n’aime pas ça. En fait ce qui le dérange, c’est qu’un jeune appelé est capable de tenir une conversation en anglais alors que lui ne parle quasiment pas un mot de cette langue. Ca l’énerve, je le sens. Bon, ok, je me lève et je suis prêt à dire au revoir à la cantonade quand le gradé me demande via l’interprète de se rasseoir et il commence à me poser des questions. Celles-ci sont de plus en plus précises. Où j’ai été en Iran, depuis quand, où je vais. - Vous êtes touriste ? - Oui. - Vous êtes certain ? - Ma réponse est énervée : oui, bien sûr ! - Donnez-moi votre passeport. &lt;br /&gt;Il y a des moments comme ça où l’on sent que les événements peuvent vite devenir incontrôlables, vous échapper complètement, et c’est l’un de ces moments que je vivais même si je n’avais absolument rien à me reprocher, mais ce n’est peut-être pas une raison suffisante en Iran. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lui ai dit que je souhaitais seulement prendre le train pour Tabriz. Il me demande de bien vouloir le suivre, nous allons à la gare. Bizarrement, nous n’allons pas au guichet, mais il m’emmène sur les quais, je ne comprends rien à ce qu’il me veut. Finalement, on rentre à nouveau dans la grande salle d’attente et m’indique de m’asseoir. Il prend son walkie talkie et commence à parler. Il disparaît. Je regarde discrètement par la fenêtre, et je vois qu’il entre à la caserne. Bon, je me lève, je repère les toilettes et bien vite j’y vais pour me débarrasser des bouts de papier dans ma poche sur lesquels j’avais justement commencé à écrire mes impressions sur la république islamique. Un coup de flush et c’est parti. Je regagne ma place dans la gare, je le vois juste en train de ressortir de la caserne et entrer à nouveau dans la gare. Il disparaît derrière les guichets. Il revient vers moi en me tendant… mon billet de train pour Tabriz et s’excuse de ne pas parler anglais. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tabriz&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je reviendrai sur ma tentative avortée de quitter l’Iran par l’Azerbaïdjan, mais mes quelques jours passés à Tabriz seront parmi les plus agréables de tout mon voyage. &lt;br /&gt;J’y retrouverai la farniente et la liberté de ton qui prévalait à Shiraz en Perse. C’est une ville qui fait partie de l’Azerbaïdjan iranien, avec une population à majorité ethnique turque et azérie (qui se considère elle-même faisant partie du groupe turkmène). Passer comme cela plusieurs jours dans une même ville, sans devoir sauter sur le bus suivant qui vous mène à la ville suivante, c’est quand même une perspective plus cool du voyage. Si je dois refaire un jour l’itinéraire d’un long voyage, c’est comme cela que je l’envisagerais. Passer plus de temps, sur moins d’étapes, en évitant de s’éterniser, comme ce fut le cas au Caire en février. Tout un équilibre à trouver quand il n’y a absolument aucune contrainte, enfin, on croit. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est avec deux groupes d’étudiants distincts que je passerai le plus clair de mon temps dans cette ville. Et la vie à la pension Delgosha fut tranquille, même si les chambres en elle-même sont bruyantes sur la rue Ferdosi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En soi il n’y a pas grand chose à voir à Tabriz, à part les gens. Il faut certainement aller, un vendredi aux jardins El Goli, un peu en-dehors de la ville, ou tout Tabriz se fixe rendez-vous autour du lac qui occupe le parc. Avec quatre étudiants rencontrés la veille, nous ferons une séance de photos, comme des stars de cinéma, chacun avec son appareil digital. Saed fera je ne sais combien de dizaines de photos. Nous posons avec d’autres groupes aussi. Chose même que je n’avais pas rencontré jusqu’ici, ça drague, voire, ça flirte discrètement dans les coins. D’autres fument le narguilé seuls ou en famille. Les enfants sont partout. C’est la fête. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout n’est pas rose pour autant. On en apprends. Babek qui est avec nous s’est fait prendre la veille par la police en compagnie de sa copine. Ils ont du dire qu’ils ne se connaissaient pas. Ni mariés, ni faisant partie de la même famille, sa copine risque de perdre sa place à l’université.  Amin me fait le topo justement sur le système d’accès à l’université. Le résultat d’un examen général, comportant des matières aussi diverses que l’histoire, les mathématiques ou le Coran, détermine l’orientation que prendra l’étudiant. Je ne sais plus quel était le classement des débouchés. Pas mal d’étudiants clament haut et fort leur opposition au système. La répression, le contrôle rétrograde des mollahs sur la société, la censure, ils s’en donnent à cœur joie en ma présence, ils peuvent parler sans retenue. Au moins deux gars rencontrés parlent d’ailleurs sans retenue dans la rue, peu importe ma présence. Quand je les quitterai plus tard, je leur conseillerai de faire attention, qu’ils ne se brûlent pas trop vite les ailes dans leur quête de vérité.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-115033791786495863?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/115033791786495863/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=115033791786495863&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/115033791786495863'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/115033791786495863'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2006/05/rcit-de-voyage-travers-liran.html' title='Récit de voyage à travers l&apos;Iran'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-114829999099931106</id><published>2006-05-05T14:05:00.000+02:00</published><updated>2006-11-15T20:09:47.881+01:00</updated><title type='text'>Nouvelle gallerie de photos</title><content type='html'>Vous pouvez les telecharger en un bloc .zıp &lt;a href="http://www.photomania.com/album_invite2.asp?album=5&amp;annuaire=0&amp;amp;login=davidleclercq" target="'_blank"&gt;a partır d'ıcı&lt;/a&gt;.  Clıquer "album format .zıp" dans la colonne de gauche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Commentaıres :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;image - 3 - Faubourg derriere la Mosquee Jameh, Shiraz, Iran&lt;br /&gt;image - 9 - rond point dont les iraniens ont le secret, sud de Teheran&lt;br /&gt;image - 22 - montagnes iraniennes, chateau des Assassins, Alamut&lt;br /&gt;image - 25 - montagnes iraniennes, Alamut&lt;br /&gt;image - 31 - jeunes au sommet d'une colline, Tarim, Yemen&lt;br /&gt;image - 33 - Oasis de Tarim, Wadi Hadramout, Yemen&lt;br /&gt;image - 38 - Region de Dofhar, mer d'arabie, Oman&lt;br /&gt;image - 44 - Jebel Shams, Sultanat d'Oman&lt;br /&gt;image - 52 - Wadi Dharbat, Oman&lt;br /&gt;image - 62 - Paysan immigre bengali, Oasis de Liwa, sud des Emirats&lt;br /&gt;image - 63 - Fort. Liwa oasis, Emirats&lt;br /&gt;image - 66 - Empty quarter, Liwa oasis, Emirats&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.photomania.com/photoview2.asp?login=davidleclercq&amp;photo=rad7DF7D.jpg&amp;album=5" target="_blank" align=center&gt;&lt;img src="http://images.photomania.com/22722/5/~rad7DF7D.jpg" border="0" alt="Empty Quarter - United Arab Emirates"&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-114829999099931106?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/114829999099931106/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=114829999099931106&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/114829999099931106'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/114829999099931106'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2006/05/nouvelle-gallerie-de-photos.html' title='Nouvelle gallerie de photos'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-114824217226696113</id><published>2006-05-04T21:55:00.000+02:00</published><updated>2006-11-15T20:09:47.800+01:00</updated><title type='text'>Au coeur de la Republique Islamique</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Tehran, Iran&lt;/span&gt; - En quelques jours, je visiterai les lieux les plus symboliques de la Republique Islamique d'Iran. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a Isfahan d'abord, au coeur de l'actualite. Lors de mon passage, deux Suedois ont ete arrete d'apres la gazette, soupconnes d'espionnage. Sans doute ont-ils voulu aller photographier l'un de ces sites pour le fun. En fait, il s'agit d'installations militaires sur l'ile de Quesm en face de Bandar-Abbas. Aux dernieres nouvelles, ils sont toujours en Iran a l'ombre. Je pense que tant les interesses que la diplomatie norvegienne preferaient regler l'affaire dans la discretion http://www.isria.com/fr/fichiers/2006/05/000039.htm Ensuite le pote indien d'un norvegien que j'ai rencontre s'est fait expulser du pays car il faisait du journalisme sous couvert d'un visa touristique pour le compte d'un web-zine. Ce blog aussi aurait pu me valoir mon expulsion, mais je prends soin d'ecrire les trucs sensibles une fois que j'ai quitte ce pourtant formidable pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.photomania.com/photoview2.asp?login=davidleclercq&amp;photo=radFAAFD.jpg&amp;amp;album=8" target="_blank"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 10px; CURSOR: hand" alt="sculpture à meme la roche representant l'Imam Khomeiny - Shiraz, Iran" src="http://images.photomania.com/22722/8/~radFAAFD.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Quelques jours plus tard je passerai une apres-midi a Qom, avec un etudiant en mathematiques. Histoire de voir comment ca se passe sur un campus universitaire en Iran. L'ambiance y est tres studieuse, loin du joyeux bordel qui regne sur nos campus. Ce qui fait rever certains etudiants rebelles, c'est la periode du shah, normal, ils n'etaient pas encore ne. Dans le logement de Mohammed, des photos sont affiches sur l'interieur de la porte de ses armoires fermes a double tour, montrant tel ou tel general de la periode pahlaviste. Je suis surpris qu'une figure telle que Mohammad Mossadegh ne fait pas l'objet de plus de fascination aupres des jeunes. 1er ministre a la tete d'une coalition communiste et nationaliste, soutenue par les Islamistes a l'epoque, qui a ordonne la nationalisation du petrole (de la Anglo-Persian Oil Company) et renverse par un coup d'etat en 1953 soutenu par les anglo-americains replacant le Shah au pouvoir qui va imposer une dictature inouie pour son come-back. Les americains reconnaitront par Madeleine Albright sous l'administration Clinton le role joue par les US dans ce renversement, coup de main portant le nom 'operation Ajax'. Bizarrement, les quelques resumes historiques officiels que j'ai ete amene a lire font table rase de cette periode et du personnage de Mohammed Mossadegh. Meme les guides n'en parlent pas, comme si entre le Shah 1ere mouture et la revolution Islamique il ne s'etait rien passe. De meme, les quelques bouquins trouves au mausolee de l'Emam Khomeiny font penser a un combat heroique de l'Ayatollah, seul contre tous. L'Ayatollah ne d'ailleurs a Qom, ce qui nous ramene au sujet. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qom est decrit comme etant pour cause le veritable centre politique de l'Iran, a deux heures au sud de Teheran. Siege de la revolution islamique de 1979, de nombreuses pages ont ete ecrites sur les premiers soulevements ecrases dans le sang, et je retranscris ici l'histoire officielle : repression visant a empecher les croyants de celebrer les ceremonies des martyrs, tenue chaque annee et qui permet de prier les martyrs passes et actuels, a commencer par le martyr Hussein. 'L'idéologie chiite du martyr est fondée sur le personnage central de Hussein, petit-fils du prophète Mohamed. Les chiites pensent que celui-ci aurait dû succéder au prophète, après la mort de son père Ali. Une querelle a éclaté entre les descendants du prophète et la dynastie des Omeyyades, que les chiites accusent d'avoir usurpé le califat. Au 7e siècle, ce conflit a dégénéré et finalement provoqué un schisme de l'islam semblable à celui qui a divisé les catholiques et les protestants. Une bataille a eu lieu à Kerbala, sur les rives de l'Euphrate, en Irak. Hussein et ses 72 partisans ont affronté une puissante armée mobilisée par les Omeyyades. Yazid, le chef des Omeyyades, voulait forcer Hussein à lui prêter serment d'allégeance et à se soumettre à son autorité en qualité de calife de l'Islam. Hussein a refusé. Il a été tué sur le champ de bataille et décapité. Sa tête, montée sur un pic, a été exhibée à travers les villes et les villages, pour être finalement déposée aux pieds de Yazid.' (source : http://radio-canada.ca/actualite/zonelibre/03-07/hezbollah.html). Hussein et ses 72 kamikazes resistant et preferant mourir que de se rendre aux milliers de soldats Omeyyades. C'est la repression a l'egard de cette ceremonie qui aurait mis le feu aux poudres de la revolution de 1978-79. Cette fresque est evidemment au coeur de la revolution islamique et de la guerre Iran-Irak qui lui succedera immediatement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est dans cette ville universitaire que sont formes les Mollahs et futurs Ayatollahs qui assureront la bonne marche de la republique islamique. Qom m'est sommes toutes apparues une ville comme les autres villes iraniennes, en legerement plus conservatrice, quoique en comparant avec Yazd et Mashhad... Mashhad ou je me rendrai quelques jours plus tard, a l'ouest de l'iran a la frontiere Turkmene et a une centaine de kilometres de l'Afghanistan. Effectivement on y croise pas mal de paysans afghans, perdus en Iran. On lit sur leur visage qu'ils sont deboussoles, pas a leur place. En attendant de meilleurs jours ou un rappatriement force du regime iranien. Dans le bus entre Teheran et Mashhad, j'aurai un voisin, costume traditionnel afghan, barbe, visage ferme. Apres 10H45 de trajet (sic), il m'adresse la parole. Il est afghan. Je ne saurai rien de plus. Masshad est un lieu tres important dans la culture chiite. On y trouve le mausole du 8e Imam du de la religion chiite, l'Imam Reza, considere comme le pere de tous les imams. Icı des cars de retraıtes et de plus jeunes affluent par centaınes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours dans ce tour des lieux sacres, il y aura la visite du mausole de l'Emam Khomeiny dans la banlieue sud de Teheran, immense construction de batiments embrassant une grande mosquee. C'est un peu l'equivalent de Lourdes en chretiente. On y vient pour esperer des miracles. On ne s'y bouscule pas particulierement. En empruntant le metro, deux personnes m'ont demande en des termes differents ce que j'allais faire la-bas. J'ai dit que cela fait partie de l'histoire de l'Iran, ce lieu compte dans l'histoire des gens non ? Le deuxieme m'a repondu en me montrant la rame de metro : 'Les gens, ils sont la.'&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.photomania.com/photoview2.asp?login=davidleclercq&amp;photo=rad53311.jpg&amp;amp;album=8" target="_blank"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 10px; CURSOR: hand" alt="Martyrs are the candles of the friends agora - Isfahan, Iran" src="http://images.photomania.com/22722/8/~rad53311.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Et pour terminer par le non moindre de ces lieux symboliques (je vous rassure, je ne les ai pas fait l'un a la suite de l'autre, je les rassemble sous le meme article...), le cimetiere militaire de la guerre Iran-Irak. Un million de morts, &lt;br /&gt;tombes pour l'iran et pour la revolution. Voila les tombes des martyrs, dont les visages sont affiches en grand dans toutes les villes d'Iran et les noms donnes aux rues et places des toutes les villes et villages du pays. De mes 8 ans a mes 16 ans, je me souviens de ces images a la television (c'etait souvent la meme montrant un lance-roquette mobile tirant des eclairs vers on ne sait ou), des journaux, des chiffres, des tentatives de reglement du conflit, sans cesse ajournees. Plus tard je comprendrai le soutien occidental et meme sovietique a l'Irak (oui le meme Irak du meme Saddam). L'usage de gaz de combat, les guerres de tranche, les armes chimiques utilisees par Saddam, la superiorite technique militaire de l'Irak face aux milliers de soldats iraniens envoyes avec fusil et baionnette a la boucherie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En arrivant en Iran, j'ai cru innocemment que les quelques mots et phrases d'arabe acquis pourraient m'aider. Et bien non. Je pense que beaucoup d'Iraniens connaissent la langue arabe. La plupart ont lu le Coran dans sa langue originale. Mais la rancoeur est tenace, on re-exhume en plus les anciens conflits au-dela du dernier en date, 'l'avilissement de la civilisation perse par les barbares arabes', ce n'est pas une vaine formule aupres des jeunes en mal d'idendite. J'ai rencontre pas mal d'Irakiens refugies, notament dans le nord. Quel drame pour eux. Avant-hier soutenus par les americains, hier chasses par ces memes americains par l'anarchie qu'ils y ont seme, aujourd'hui perdus en Iran et detestes par les populations du pays d'accueil. J'espere qu'en parlant de l'hospitalite arabe, des populations que j'ai croisees, de la fierte et de l'honneur du peuple yemenite par exemple, j'ai apporte un tout petit autre chose que cette haine ancestrale. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que tirer de tout ceci ? Ou en est la revolution islamique ? &lt;br /&gt;Ceci n'est evıdemment pas une these ni un article de journaliste et n'a pas de valeur fondamentale. Ce ne sont que des ımpressions. Et si elles soulevent le debat, tant mieux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle me semble etre en perte de vitesse ıdeologıque, malgre les gesticulatıons du gouvernement sur la scene internationale. Surtout evidemment aupres des jeunes. Le faıt religieux n'en reste pas moins tres ımportant mais ce n'est pas de cela dont il s'agit. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Premierement voici ce dont un ami me faisait part recemment. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;'L’Iran, contrairement au apparences, est un pays “démographiquement” calmé et très moderne. Sont point critique remonte à 1975-1980, époque de la révolution. A cette époque, l’alphabétisation était en train de se massifier, (...) l’indice de fécondité iranien à l’époque était entre 4 et 5 enfants par femmes, (...)30 ans plus tard, le chemin accompli par l’iran est surprenant et en un sens admirable: 95% d’alphabétisation chez les hommes et 88% chez les femmes (...). Plus surprenant encore: l’indice de fécondité est tombé en dessous de 2 enfants par femmes (taux de renouvellement des générations) depuis 2004!!!!! Une chute ininterrompue et vertigineuse en moins de 30 ans. (note: 6,8 en 1980) C’est absolument ahurissant vu que Arabie Saoudite, Irak, Afghanistan, Pakistan, Jordanie et Syrie sont encore au dessus de 4. Ce chiffre a une portée principale: la société iranienne a recours massivement, et dans la sphère privée puisque la religion l’interdit, aux contraceptifs. Cela en dit long sur l’état d’esprit et les conceptions philosophico-religieuse réelles des Iraniens, en particulier de notre génération.'&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne partage pas completement cet avis sur l'usage du preservatif en Iran, meme si je ne l'ai pas teste ;-). Je pense que l'iran reste avant tout une societe conservatrice voire tres coincee a l'egard des questions de sexualite. Il suffit de &lt;br /&gt;parler avec des jeunes pour s'en rendre compte, c'est la terra incognita absolue pour la plupart d'entre eux et les autres sont marries. Alors sans doute le fait que les jeunes se marrient plus tard, que les femmes sont plus attentives a leur developpement professionnel, je ne sais pas exactement, mais comme le souligne notre ami, il s'agit d'un fait, dans notre conception purement occidentale, de developpement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deuxiemement, un article paru dans la presse toute officielle disait que le gouvernement est en rupture avec les elites issues de la revolution. Ces elites ne s'y retrouvent plus. Et il appelait le gouvernement a renouer contact. J'ai &lt;br /&gt;l'impression que ce gouvernement tente d'appliquer a nouveau les recettes qui ont prevalu lors de la revolution, a moindre echelle. Mise a l'ecart des elites existantes (simple exemple: le remplacement radical d'une bonne partie du corps diplomatique par le president des son accession au pouvoir), regain du discours nationaliste et populiste. A cet egard la crise internationale nucleaire tombe a point nomme. Scene surrealiste en pleine campagne alors qu'on etait a 7 ou 8 dans une remorque tiree par un tracteur pour redescendre a Qazvin. Un paysan m'a montre un texto sur son gsm clamant : 'uranium enrichment is our absolute right !'. Ce gars ne pouvait pas aligner deux mots d'anglais (pas de critique, le jour ou je pourrai aligner deux mot de farsi...) et il venait me mettre un message sous les yeux parlant d'enrichissement d'uranium... Sans doute un mot d'ordre donne par le parti ou que sais-je. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il est un fait que la population dans son grand ensemble est a present eduquee et n'accepte plus, ou beaucoup moins facilement, la mediocrite. Elle se montre beaucoup plus critique. Au premier plan, l'emploi des jeunes par exemple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La revolution islamique (nul ne sait ce qu'il serait advenu sans elle, elle a eu lieu, point) dans sa composante de promotion sociale et d'education des masses aurait mis en place les conditions propres a sa propre auto-critique, sans vouloir parler de fin. Fondamentalement, les Iraniens ne veulent surtout pas d'un changement violent et ils voguent entre la necessite de maintenir un guide supreme pour la stabilite de la societe et les besoins de reforme democratique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Iran a conserve de la revolution islamique au moins une chose : son independance vis-a-vis de l'exterieur et l'iran fera ce qu'il lui plaira. Mais il va de la responsabilite de la communaute internationale de laisser l'Iran fixer elle meme les conditions de sa marche vers sa democratie. Ceci se fera de facon d'autant plus aise en l'absence d'ingerence et de pression inutile des lors que ce pays reste dans ses prerogatives aux yeux du droit international. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci de bien vouloir reagir a cet article si quoi que ce soit vous parait insense. Ceci est tire d'une vision partielle, superficielle, d'un europeen qui a passe un mois a discuter avec des dizaines de gens de toutes conditions en Iran avec un oeil sur la presse iranienne et internationale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.photomania.com/photoview2.asp?login=davidleclercq&amp;photo=rad0EC09.jpg&amp;album=8" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://images.photomania.com/22722/8/~rad0EC09.jpg" border="0" alt="Mashhad, Iran - Imam Reza mosque"&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-114824217226696113?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/114824217226696113/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=114824217226696113&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/114824217226696113'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/114824217226696113'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2006/05/au-coeur-de-la-republique-islamique.html' title='Au coeur de la Republique Islamique'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-114778186150524364</id><published>2006-05-01T13:47:00.000+02:00</published><updated>2006-11-15T20:09:47.726+01:00</updated><title type='text'>Letter to Bush</title><content type='html'>Deux semaines avant la lettre envoyee par Ahmedinejad a Bush, un professeur iranien s'etait lance dans le meme exercice, de facon beaucoup plus argumentee, laissant tomber les allusions messianiques, et autres bondieuseries, pour s'en tenir aux faits. Plutot que de me lancer dans de longues diantribes, je prefere laisser la parole a un Iranien qui a mon sens saisit bien le dossier nucleaire iranien. Ou qui en tout cas, donne une vision iranienne du dossier, que l'on soit d'accord ou non. Et les arguments ont le merite d'etre coherents. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Open letter to President Bush by an Iranian academic&lt;br /&gt;By Pirouz Mojtahed-Zadeh&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;His Excellency President George W. Bush&lt;br /&gt;The White House&lt;br /&gt;Washington DC.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;United States of America&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;16 April 2006&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mr. President&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;I am writing to you in the name of peace and in the name of human dignity. And in the absence of a balanced debate in Western political, academic and media circles on the issue of Iran’s nuclear energy program, I would humbly invite Your Excellency to spend a few minutes of your most valuable time to read an alternative argument about the said issue for the sake of peace and preservation of human dignity.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.payvand.com/news/06/apr/1165.html" target=_blank&gt;VOIR LA SUITE ICI&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-114778186150524364?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/114778186150524364/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20666098&amp;postID=114778186150524364&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/114778186150524364'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20666098/posts/default/114778186150524364'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://middleeast2006.blogspot.com/2006/05/letter-to-bush.html' title='Letter to Bush'/><author><name>Davor Mihailovic</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20666098.post-114669012821893938</id><published>2006-04-26T22:53:00.000+02:00</published><updated>2006-11-15T20:09:45.710+01:00</updated><title type='text'>Vivre en (temps de) paix</title><content type='html'>Isfahan, Iran - Hall d'attente, gare de bus de Yazd, en plein centre geographique de l'Iran. Teheran est a 10h, Isfahan a 5 heures. Mon visa non-extensible de sept jours arrache a l'aeroport de Shiraz expire dans deux jours. J'espere que l'on pourra s'arranger a Isfahan, sinon je prendrai le premier vol pour la Turquie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce sejour en Iran a bien commence. Restaurant Sharzeh a Shiraz. Des gens aises arrivent en famille pour deguster des plats traditionnels iraniens. On arrive dans le restaurant par une mezzanine. Un orchestre de 3 musiciens et un chanteur se produisent en bas. On m'installe a une table a cote de la petite scene. Il y a un violoniste qui part dans des solos endiables. Un joueur de Tombak, un joueur de santoor... http://www.iranmusic.tv/instruments/ ,un chanteur d'une voix lancinante parfois gaie, parfois triste. C'est un melange de musique tzigane, arabe et le tombak donne une touche indienne a l'ensemble pour celui comme moi, non specialiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Retour au hall de gare routiere. Un jeune pere emerveille suit son petit garcon qui semble effectuer ses premiers pas. Il gambade sans trebucher entre les rangees de sieges, va vers la porte de la petite salle de priere attenante a cette grande salle d'attente, il sort dans le soleil. Quelques instants plus tard, il revient dans les bras de son papa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur l'ecran de television, une seance d'aerobic en pleine nature. Un leader et quatre acolytes en carre derriere lui, habilles en pantalon de jogging rose fluo et polo jaune saillant revellant leur carrure d'athlete, executent des figures de gymnastique sur une musique orientale rythmee par des beats. Suis-je le seul a eclater de rire interieurement ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceci dit, le cinema iranien, c'est le style de cinema que l'on observe en se carressant dubitativement la barbe, le sourcil interrogateur, tout en fumant la pipe. C'est tres serieux. Dans le bus entre Shiraz et Yazd, habitue aux navets egyptiens et de bollywood ces trois derniers mois, j'ai pu voir un film ou il etait question d'execution par pendaison, de femme gifflee par un fonctionnaire, femme qui prend ensuite les armes avec ses camarades. Beaucoup de paraboles et d'esthetique a travers une bonne part de non-dits et de non-vus, par exemple un plan fixe de 30 secondes sur une porte fermee a clef.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au-dela de l'ironie employee ci-dessus, je peux dire qu'il y a certainement une grande recherche estethique presente partout dans le pays et dans tous les domaines artistiques. Beaucoup d'Iraniens rencontres sont passionnes par l'art, la culture et l'architecture. Je n'ai jamais vu autant d'autochtones par exemple dans les lieux "touristiques" historiques de tous les pays traverses jusqu'ici. Il y a une passion pour sa propre culture et pour l'histoire de son pays. Le site de ruines de Persepolis par exemple ne desemplit pas de touristes iraniens venant de tout le pays. L'histoire de cette periode peut vous etre expliquee en detail par n'importe quel iranien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La ville de Shiraz illustre bien cette atmosphere relax et l'amour des Iraniens et (surtout) des Iraniennes pour l'art. En venant de pays musulmans wahabittes, on est d'abord surpris par la relative emancipation des femmes. N'est-ce pas ici le pays de la revolution islamique, la seule vraie et dure republique islamique au monde ? Je m'attendais a voir des femmes (impures) lapidees aux coins de rues, et bien non, je suis decu ! Ce n'est pas du tout ca. Dans l'habillement d'abord. On est loin des tentes noires couvrant les femmes yemenites ou emirati, qu'on ne voit d'ailleurs jamais. Ici, elles portent des fichus colores, d'ou depassent deux ou trois meches de cheveux. Parfois un hijab, qui couvre egalement les epaules. En tout cas, jamais le visage. Souvent, elles portent un "manteau" vert, bleu clair, coupe le long du corps, qui peut arriver au-dessus des genoux. Et presque toujours des jeans et des baskets. Des lunettes de soleil et autres accessoires viennent completer un ensemble tres mode donnant a beaucoup de femmes un look de cinema italien des annees '50. Les hommes tiennent beaucoup a leur apparence egalement et sont souvent bien batis, resultat en partie de leurs 20 mois de service militaire obligatoire et d'une forme entretenue. Combien de jeunes n'ai-je pas rencontre, comptant les jours en attendant le debut de leur service ou, en permission, la fin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.photomania.com/photoview2.asp?login=davidleclercq&amp;photo=rad388A8.jpg&amp;amp;album=8" target="_blank"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://images.photomania.com/22722/8/~rad388A8.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Ensuite, la dolce vita a Shiraz. On a du mal a imaginer que cette ville se trouve dans un pays actuellement en haut de la liste des potentielles cibles militaires des Etats-Unis. Un vendredi, jour de repos hebdomadaire, qu'il est agreable de se ballader dans le jardin de l'Emam, cite des poetes, au milieu des familles qui piqueniquent entre les cypres et les etudiants des beaux-arts qui finissent leurs dernieres peintures. Plus loin, en prenant un taxi vers les hauteurs de la ville, une caverne a ete transformee en maison a the et est frequentee par les etudiants dans ce lieu naturellement frais ou regnent les voluptes de qalyan (narguile). Il y a aussi deux mausolees entoures de jardins, eriges en l'honneur de poetes celebres que Shiraz a accueilli.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Celui de Hafez habrite l'un des teahouses les plus atmospheriques que je n'ai jamais vu, meme si j'en verrai d'autres par la suite. Une cour avec une piece d'eau avec au premier rang des lits entoures de coussins et au deuxieme rang des alcoves construites dans les parois au milieu d'un jardin fleuri ou l'on trouve des bougainvilliers, des orangers... les gens, hommes, femmes, parlent autour de pots de the, fument le qalyan, s'observent... Des etudiantes font des photos experimentales et ont l'air de s'amuser. &lt;a href="http://www.photomania.com/photoview2.asp?login=davidleclercq&amp;photo=rad946E8.jpg&amp;amp;album=8" target="_blank"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://images.photomania.com/22722/8/~rad946E8.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Quelques quartiers plus loin, le mausolee du second celebre poete, Sa'adi, L'ambiance y est la completement familiale, les momes s'amusent a lancer des pieces de monnaie sur les poissons au fond du puit central d'un teahouse sous-terrain au mausolee.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le fort Arg-e karim Khani situe au centre-ville dans un espace amenage pour les pietons, erige dans la periode Zand pour rivaliser Isfahan, revele dans ses ailes des travaux de restauration en ebenisterie, une autre aile contient des galleries de photographies restaurees du debut du XXe siecle dont l'une qui montre un regiment de cavaliers indiens parader en plein Shiraz. Le colon anglais utilisant l'armee d'une colonie pour faire regner l'ordre dans l'autre. Pour terminer ce tour dans Shiraz, on est presque ramene a la realite, avec mon ami du jour, Miliz, un Iranien originaire de la region du lac d'Orumiveh, assyrien, chretien, se revendiquant d'ailleurs haut et fort comme tel avec sa casquette sur laquelle il est ecrit en grand "I LOVE JESUS", effet assure dans la rue, venu construire le metro shirazien qui entrera en fonction dans quatre ans. M'ayant amene partout en ce jour et refuse que je ne sorte le moindre ryal de ma poche, j'ai insiste, vraiment juste pour lui, pour que nous trouvions la seule eglise de Shiraz, il y avait une croix sur le plan et il ne connaissait pas cet endroit, habitant de l'autre cote de la ville. Apres pas mal de recherches, on se trouve devant un porche et un crucifix. On distingue entre les deux toles un jardin interieur. Un cerbere vient nous trouver pour dire que l'on ne pouvait pas entrer. Il faut un "airshot" (impossible de trouver la veritable orthographe de ce mot), en gros, une autorisation aupres de la police religieuse qui gere les allees et venues dans ce genre de lieu de culte. Inutile de dire qu'ils sont tres peu frequentes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Yazd est une ville a premiere vue plus conservatrice, et l'une des plus vieilles au monde. On trouve dans la vieille ville un vrai dedale de ruelles entre des maisons et des murs de jardin construits en tourbe. Des cheminees distribuent par aspiration des courants d'air dans les batisses, Il y a quelques magnifiques jardins interieurs transformes en patio d'hotel ou autres batiments de l'administration locale. Ca donne tout de suite plus envie d'aller faire des demarches administratives.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai vu a present de Isfahan que les affiches politiques et les posters de martyrs en pleine ville, un chauffeur de taxi qui m'a enjoint de retourner dans mon pays et deux maisons de the geniales pour tuer le temps a fumer le narguile en attendant que cette pluie cesse. Fumer le qalyan des 10h du mat avec les retraites c'est quand meme exagere... faut que je me reprenne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, non. Ce visa ne peut pas etre etendu, et c'est logique, il est ecrit en grand, en travers : NOT EXTENDABLE. Ca ne peut etre plus clair. Je me trouve en Iran, pays le plus diabolise du monde, en situation illegale ou disons, irreguliere depuis hier minuit. Ca n'a pas l'air d'emouvoir le chef du bureau des etrangers. D'apres lui, tout s'arrangera a l'office central de Teheran. En attendant, relax.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Note: je commence a avoir un serieux retard sur ce blog, il y a tellement de choses a vivre ici en Iran... a la prochaine connection je commente &lt;a href="http://www.photomania.com/album_invite2.asp?album=8&amp;annuaire=0&amp;amp;login=davidleclercq" target=_blank&gt;les photos qui se trouvent ici&lt;/a&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20666098-114669012821893938?l=middleeast2006.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://middleeast2006.blogspot.com/feeds/114669012821893938/comments/default' title='Publier l
